jeudi 31 mai 2007

Hamlet

Je suis en pleine correction de copies, je n'ai pas le temps de m'occuper de ce blog, mais j'ai trouvé ça:



J'adore le chat qui court après les papillons!

lundi 28 mai 2007

"Mais d'esprit, [...] vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres, vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !"


L'un de mes collègues m'envoie l'information suivante:

"En 1995, le maire de Neuilly qui voulait un passe-droit pour l'admission d'une de ses administrées de Neuilly à l'Université Paris 7, fit une démarche en contravention avec la carte scolaire. Sa lettre était dûment et pompeusement adressée à M. Denis Diderot, Président de l'Université Paris 7, et signée Nicolas Sarkozy à l'encre fraîche."

François Mitterrand était un homme très cultivé (OK, il aimait Chardonne, mais nobody's perfect), Jacques Chirac moins mais il s'intéresse de près aux cultures étrangères. Il est moins un homme de classiques qu'un homme de coups de coeur. Nicolas Sarkozy est fier de ne pas avoir fait l'ENA (dont le grand oral est un test redoutable de culture générale). Il n'est qu'un minable jet setteur, méprisant les combats de sumos dont Chirac est si friand et refusant de reconnaître le moindre intérêt pour ce qui n'est pas sa culture.

Alors, s'il n'est pas content qu'on lui reproche "Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres, vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres, vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !", qu'il traîne Edmond Rostand en justice (il doit être le propriétaire de l'Hôtel Edmond Rostand à Marseille.)

Il y a une nouille dans le cottage


Voilà ce que j'ai trouvé ce matin en tentant d'ouvrir l'une de mes paires de volets de salon. Ce soir, il n'y a plus qu'un oeuf. Je n'ai pas le coeur de balancer le tout dans le vide, surtout que la pigeonne a l'air de me faire confiance. Je vais donc attendre que le second tombe aussi… enfin à moins qu'il n'y en ait trois ou quatre demain.

Combien de temps se passe-t-il entre le moment où une pigeonne pond un oeuf et le moment où les pigeonneaux volent? (Bref, combien de temps vais-je devoir rester les volets fermés?)

Size matters

Le logement de fonction du Président à l'Elysée serait trop petit pour le couple Sarkozy et leurs cinq enfants. (Les joies des familles recomposées!) Je dois avouer que cela me semble étrange dans la mesure où il me semble me souvenir que les appartements privés de Mme Chirac faisaient 130 m2. Le total des appartements privés est d'environ 400 m2.

On envisage donc de loger les Sarkozy et leur progéniture à l'hôtel de Marigny, tout près de l'Elysée. Or cet hôtel sert de résidence aux chefs d'Etat invités. La République payerait alors aux officiels des suites dans des hôtels cinq étoiles. (Vous avez une petite idée de la manière de dépenser nos impôts.)

Le personnel de maison des Chirac a été remercié et remplacé par celui des Sarkozy… qui en a doublé le nombre.

L'un de mes amis est père de famille (un fils) et gardien d'immeuble. Sa loge faisait moins de 20m2. Que je sache, il n'a pas exigé un appartement complet. C'était à prendre ou à laisser. Et il n'avait pas de personnel pour l'aider à élever son fils et faire le ménage.

Mais ça, c'est la France qui se lève tôt, pas celle qui a besoin d'une immense chambre par enfant, une salle de bain par membre de la famille et peut-être d'annexer le bois de Boulogne pour faire du jogging peinard.

jeudi 24 mai 2007

Version examens

Je récupère mes premières copies demain. Du coup, j'ai fait cette version du jeu:

Elections

Je crains bien que les élections n'aient provoqué des jeux …ons. C'est d'un goût assez douteux, mais bon, ça défoule.




Chanson …on

Un ami m'a envoyé un worst of de l'Eurovision, mais je ne collectionne pas les chansons lamentables.Sinon l'Eurovision est effectivement un vivier génial. (Denis, ta sélection était particulièrement abominable!)

J'aime bien quand l'auteur est (vaguement) conscient qu'il chante n'importe quoi. Par exemple quand Arlo Guthrie chante The Motorcycle Song et essaye en plus de l'expliquer. Ça, c'est du tout …on.

Sinon, dans le même genre, il y a Kinky Friedman qui réussit à faire des chansons sérieuses, des chansons …ons, des polars …ons (merci Rivages de le traduire!) et il fait de la politique autrement. Il fait de la country (aïe! mais bon c'est du Kinky.)

Voici sa campagne pour être gouverneur du Texas en 2006.



Ça continue ici et .

(OK

Evolution ou création?

Pourquoi je n'aime pas Joe Dassin

1) parce qu'il a pis des chansons que j'adore et il en a fait de la soupe
2) parce qu'en prime il a changé les paroles

Groland


Je viens de faire comme Johnny et demander mon changement de nationalité. Je viens de demander à devenir grolandaise. Ça me permettra de récupérer un autocollant GRD pour ma voiture. Je poste ma demande et j'attends la réponse.

Big Brother Is Watching You

Frédéric Péchenard, nouveau directeur général de la police national, ami de longue date de Nicolas Sarkozy, veut ficher l'ADN d'un maximum de citoyens, et ce afin de pouvoir nous laver de tout soupçon. (sic, mais il faut le dire vite!) Bref, nous passons d'un système où la police doit apporter la preuve de la culpabilité d'un suspect à un Etat où le citoyen doit faire la preuve de son innocence, et ce de préférence avant que le crime soit commis.

Deux explications:

1) Soit nous sommes dans un Etat Shadock
2) Soit ce projet est d'inspiration totalitaire.

Je regarde dans la rue, je ne vois pas de grands oiseaux avec d'immenses pattes, donc je pense que nous sommes dans le cas de figure n°2.

mercredi 23 mai 2007

Champ-contrechamp

Je suis désormais l'une des participantes au site de photos Champ-contrechamp.
Ce soir, réunion avec Jean-Pierre Chevènement à Melun.

mardi 22 mai 2007

Le Musée de la sirène


Comme j'avais adoré Le Corps de Liane, je viens de lire le premier roman de Cypora Petitjean-Cerf, Le Musée de la sirène. Cette oeuvre laissait déjà présager une grande plume.

La narratrice, professeur d'arts plastiques, vole une sirène dans l'aquarium d'un restaurant chinois. Elle la place alors dans sa salle de bain où la sirène grandit et devient de plus en plus surprenante. Elle dessine, peint et chante. Elle complique aussi les relations personnelles de la narratrice, en particulier celles avec l'un de ses élèves, Francis.

Ce texte fort décrit l'évolution de la sirène, de son vol à sa mort, ainsi que les échos qu'elle provoque chez la jeune femme qui l'abrite. Par ailleurs, je ne cacherai pas que ce roman a remué beaucoup de choses en moi: l'agoraphobie de la narratrice, ses variations d'humeur selon celles de la sirène, etc. font écho à des préoccupations personnelles.

Cypora Petitjean-Cerf est décidément un talent à suivre. J'espère qu'elle est de nouveau au travail sur un nouveau roman. Voilà un auteur que je ne laisserai pas passer.

Martin Hirsch


Le nouveau Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté Martin Hirsch s'est ouvertement opposé au système de franchise médicale défendu par le gouvernement hier. Je me demande pourquoi. Cet élément du programme de Sarkozy a suffisamment provoqué une levée de bouclier pour que M. Hirsch ne puisse l'ignorer. J'espère qu'on l'a prévenu qu'il était lié à un gouvernement de droite, sinon il pourrait avoir des surprises le jour où il ira serrer la main du Président et qu'il se rendra compte que ce n'est pas Ségolène Royal. Le choc risque d'être dur.

Du coup, Roselyne Bachelot y est allée de sa petite explication de texte. Selon un communiqué du ministère de la Santé, elle "lui a précisé que la franchise annoncée par le gouvernement devait être entendue comme un facteur de responsabilisation des assurés qui (...) serait accompagné des exonérations nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales très dégradées". Ouf, on croyait que c'était encore un moyen de se faire du pognon sur le dos des plus faibles: les malades.

Il semblerait que cette promesse ait suffi à faire taire les scrupules de Martin Hirsch. Et demain, on va raconter que la Turquie est un pays plein de dangereux terroristes islamistes pour calmer les réticences de Kouchner?

Dans Le livre de la jungle, Kaa chantait "Aie confiance…" tout en hypnotisant Mowgli. Sarkaazy fait de même avec les membres du gouvernement débauchés à gauche.

lundi 21 mai 2007

Un truc me dit que si ce n'est pas une blague, je ne vais pas aller voir ce film

Caméra Karcher

Notre Ministre de la Justice fait des plaisanteries d'un goût… exquis chez Paul Wermus.

Un clin d'oeil à France Nature Environnement

… dont le symbole est un hérisson.

Le Four



Voici le fameux Four du manège, un four à céramique. Il s'agit de l'un des trois fours gallo-romains mis à jour à Melun. Toutefois, les deux autres étaient très abîmés.

Lors de sa découverte en 1974, on a mis à jour 60kg de céramique (dont des vases de stockage et des cruches.) Il se trouvait de l'autre côté de la Seine (place Chapu) et a été reconstruit près de l'Eglise Notre Dame.

Odilon

Depuis hier soir, je suis de nouveau Tatie. Après Abel (près de 6 ans), le petit Odilon (près de 12 heures) est né. 3,8 kg.

Blog d'Alain Juppé

Je viens d'envoyer le mail suivant à Alain Juppé par l'intermédiaire de son blog.

Monsieur le Ministre d'Etat,

Comme bien des écologistes, je m'étais inquiétée en entendant les propos de Claude Goasguen aux "Yes Men". Je vois que j'avais bien fait de m'inquiéter: on se retrouve avec un Ministre d'Etat qui défend les chasseurs même (surtout?) quand ils souhaitent chasser en période de reproduction, qui défend la corrida, etc. On va passer pour des imbéciles auprès de l'Europe.

J'espère que vos convictions un peu étranges pour un Ministre d'Etat en charge de l'écologie ne vous feront pas tourner le dos aux projets en cours: travail sur les énergies alternatives (avec un vrai budget de recherches), protection des espèces menacées, vraie réflexion sur la torture envers les animaux (en particulier la torture gratuite que représente la corrida), réflexion sur l'eau (et en particulier sur les agriculuteurs landais qui drainent leurs terrains et continuent d'irriguer en plein jour et en plein été - j'ai tout comme vous grandi dans les Landes), etc.

Je dois avouer que je suis très inquiète.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre d'Etat, l'expression de mes salutations respectueuses.

D. Cingal

dimanche 20 mai 2007

Manuel

Je voulais signaler un album de photos de la campagne, vue du côté socialiste, ici

samedi 19 mai 2007

France Nature Environnement

Je viens de recevoir le communiqué de presse de FNE concernant la nomination d'Alain Juppé au poste de ministre d'Etat chargé de l'environnement. Je les trouve fort diplomates. D'accord, ils ont besoin de pouvoir travailler avec lui après, mais bon… Il ne faut pas pousser Mamie dans les orties.

Juppé, soutien constant et fidèle des chasseurs et des aficionados, mangeur d'ortolans, devenu Ministre d'Etat chargé de l'Environnement????? Goasguen avait bien dit que l'UMP n'avait cure des engagements pris vis à vis de Hulot, que ce dernier n'était qu'un journaliste. Ma réaction est loin de celle de FNE que vous trouverez ci-dessous:

Communiqué de Presse.
vendredi 18 mai 2007
Monsieur le Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie,
du Développement et de l’Aménagement durable :
donnons un contenu concret à la Charte de l’environnement et au Pacte écologique

France Nature Environnement, fédération française de milliers d’associations nationales et locales de protection de la nature et de l’environnement, prend acte et adresse ses félicitations à Monsieur Alain Juppé, nommé Ministre d’Etat à l’Ecologie et au Développement durable.

France Nature Environnement est convaincue que le nouveau Ministre d’Etat peut renforcer les moyens et l’autorité de l’administration de l’écologie (Nature et Paysages, Eau, Pollutions et Risques, DIREN…).

France Nature Environnement est également convaincue que le nouveau Ministre aura à cœur de donner enfin aux principes de la Charte de l’environnement un contenu et une application concrètes, ainsi qu’au Pacte écologique, signé par le Président de la République mais aussi par le mouvement FNE (FNE/LPO/ROC) à la lumière des précisions apportées par ses Manifestes.

France Nature Environnement entend travailler, de manière constructive et vigilante, avec le nouveau Ministre et son administration, qu’elle souhaite rencontrer rapidement. Parmi les dossiers prioritaires figure sans doute la préparation : du Grenelle de l’environnement, de la loi de finances pour 2008, de la Présidence française de l’Union européenne pour le 2e semestre 2008.


Ma réaction serait la chose suivante: eh bien, mon coco, avec le nombre de conneries que tu as faites, tu vas avoir intérêt à faire très attention parce qu'on t'attend au tournant! Mais je ne suis pas FNE et je suppose que "berk, caca!" n'est pas une réaction appropriée à la nomination d'un ministre.

Gouvernement Fillon

L'équipe Sarkozy-Fillon a eu pour mérite de renouveler les cadres (à l'exception de Juppé, par exemple, que l'on connaît bien!) On a déjà testé Borloo, MAM et Kouchner (mais qu'allait-il faire dans cette galère?)

Alain Juppé : Ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Jean-Louis Borloo : Ministre de l'économie, des finances et de l'emploi
Michèle Alliot-Marie : Ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités locales
Bernard Kouchner (PS) : Ministre des affaires étrangères et européennes
Brice Hortefeux : Ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement
Rachida Dati : Ministre de la justice
Xavier Bertrand : Ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité
Xavier Darcos : Ministre de l'éducation nationale
Valérie Pecresse : Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche
Hervé Morin (UDF) : Ministre de la défense
Roselyne Bachelot : Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
Christine Boutin : Ministre du logement et de la ville
Christine Lagarde : Ministre de l'agriculture et de la pêche
Christine Albanel : Ministre de la culture et de la communication, porte-parole du gouvernement
Eric Woerth : Ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique
Roger Karoutchi : Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, auprès du premier ministre
Eric Besson (ex-PS) : Secrétaire d'Etat à la prospective et évaluation des politiques publiques, auprès du premier ministre
Dominique Bussereau : Secrétaire d'Etat aux transports, auprès du ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable
Jean-Pierre Jouyet : Secrétaire d'Etat aux affaires européennes, auprès du ministre des affaires étrangères et européennes
Hors gouvernement
Martin Hirsch, 43 ans, président d'Emmaüs-France, haut commissaire aux solidarités actives contre les pauvretés.


On attend maintenant des actes avant de critiquer.

Jeunes, moustiques et taupes, meme combat

J'ai longtemps hésité à blogger ceci, pensant tout d'abord à un hoax. Toutefois, il semblerait que ce soit, hélas, la vérité. La Suisse a donc commencé à tester un dispositif pour faire fuir les jeunes. Ce système est fondé sur le principe des ultrasons. Cela montre combien est ancrée dans les esprits l'équation jeunes = danger. Or, il n'est rien de plus faux. Lorsque j'ai été cambriolée en décembre 2005 par une personne devant de l'argent à son dealer, tout le monde s'est figuré qu'il s'agissait d'un jeune, voire d'un jeune maghrébin… Argggg. Or, le voleur que j'ai (un peu brusquement) arrêté en pleine rue était un Portugais d'une cinquantaine d'années.

Et de toute façon, même si on trouvait un système qui éloignait le Portugais d'âge moyen, je ne le testerais pas chez moi. Je ne cesse dans ces pages d'affirmer mon opposition à toute forme de violence et de torture et je ne pense pas que ce genre de système qui abaisse l'homme au rang du moustique (voir le nom de l'engin en question) soit une idée humaniste.

Bref, voici l'article de Swissinfo envoyé par Edmond qui a suscité ma colère:


14 mai 2007 - 10:12
Le troublant succès d'un émetteur anti-jeune

Un système pour le moins controversé. (Compound Security Systems Ltd)


Pour faire face aux incivilités, la mairie de Genève a testé un dispositif d'ultrasons faisant fuir les jeunes, avant de le retirer suite à l'indignation suscitée.
Distribué en Suisse depuis deux mois, l'émetteur rencontre déjà un grand succès en Suisse alémanique, selon son fabricant britannique. Reste que ce dispositif pose de sérieux problèmes sanitaires et éthiques.

Une nouvelle polémique a agité Genève ces derniers jours. En cause, un appareil à ultrasons installé en phase de test à la mairie de Genève et prestement enlevé suite aux révélations du quotidien '20 minutes'.

Vendredi, les autorités genevoises allaient plus loin en interdisant avec effet immédiat «la pose d'appareils 'Mosquitos' et de tous types d'appareils à ondes répulsives à l'égard des êtres humains» et en exigeant l'enlèvement de ceux qui seraient présents sur le territoire cantonal.

'Mosquito', c'est le nom d'un dispositif sécuritaire qui émet des ultrasons de près de 20'000 hertz, seulement audibles par des personnes âgées de moins de 25 ans environ.

100 demandes sérieuses

Perdant en partie leur capacité auditive, les adultes, eux, ne perçoivent plus ce sifflement suraigu. L'appareil permet donc de cibler et de faire fuir une classe d'âge dans son ensemble, sans distinguer les vandales – cible officielle de l'engin – des autres.

«Cela fait deux mois que nous vendons notre appareil en Suisse. Et nous y rencontrons un intérêt immense, déclare Simon Morris, porte-parole de Compound Security Systems, le fabriquant britannique de l'émetteur d'ultrasons. Nous avons reçu près de 100 demandes sérieuses de compagnies suisses, dont de très grandes.»

Avis de droit

L'appareil à ultrasons a provoqué une première polémique, il y a deux mois à Coire (Grisons). Un hôtel a mis en place deux Mosquitos, enclenchés avant tout le week-end et la nuit. Suite à une plainte d'un groupe de jeunes, le législatif de la ville a décidé d'interpeller la municipalité.

Dans sa réponse, l'exécutif de la capitale grisonne a estimé que la présence de ces appareils était problématique. Confronté à un flou juridique, il a renoncé à exiger leur démontage et demandé un avis de droit.

A la suite de quoi, l'entreprise fribourgeoise Arcawa a décidé de se lancer dans la distribution de l'appareil en Suisse. «Un nombre important d'entreprises en Suisse alémanique est intéressé par ce dispositif, assure Marcus Achermann, responsable des ventes du Mosquito chez Arcawa. Une quinzaine l'a déjà acheté.»

«Nous avons également reçu beaucoup de demande de particuliers. Mais le prix – 1500 à 2000 francs – les a jusqu'ici dissuadés», poursuit-il.

Depuis sa création il y a une année, le dispositif s'est vendu à 3000 exemplaires au Royaume-Uni et à 1000 exemplaires dans le reste du monde. Un signe supplémentaire que l'industrie de la sécurité est un marché en pleine expansion.

En test à la SUVA

Le dispositif Mosquito soulève pourtant une série de questions loin d'être résolues. Compound Security Systems assure que son appareil est conforme à la législation européenne en matière de santé et de sécurité.

Interrogé par la Tribune de Genève, le médecin-chef du service ORL des hôpitaux de Genève est pourtant d'un tout autre avis. «Cette méthode est plus que discutable. Mettre une intensité telle qu'elle ferait mal ne signifie rien d'autre qu'occasionner un dommage physique», déclare au quotidien genevois Jean-Philippe Guyot.

De son coté, Markus Achermann précise qu'il a confié l'appareil à la SUVA, la Caisse nationale suisse d'assurance accidents, pour s'assurer que le dispositif ne présente aucun risque pour la santé. Les résultats sont attendus à la fin de cette semaine.

Comme des cafards

Mais il y a plus grave. En ciblant une classe d'âge indépendamment de son comportement, le dispositif Mosquito traite ces personnes comme des nuisibles à l'égal des cafards – contre lesquels existe justement un dispositif similaire.

Le président des Verts genevois n'hésite d'ailleurs pas à parler d'une atteinte à la dignité humaine. «On traite les ados comme des chiens, déclare à la 'Tribune de Genève' Antonio Hodgers. Je ne nie pas qu'il y ait parfois quelques problèmes. Mais la solution réside dans le dialogue, pas dans ce genre de dispositif.»

swissinfo, Frédéric Burnand à Genève

Bien mieux

Si on aime la violence et la méchanceté, mais avec un second degré très décalé, voici:



J'espère que notre nouveau gouvernement provoquera un équivalent français. :-)))

Eloge de la peine de mort?


J'ai commencé à regarder le premier épisode de Dexter jeudi soir sur Canal Plus. Et je n'ai pu aller au bout. La trame de l'histoire? Un médecin légiste qui a des tendances psychopathes met sa violence au service de la justice. Bref, il ne torture et ne tue que de sales assassins qui ont échappé à la justice. Ouf! La morale serait sauve!

Et bien non!!!! La torture et le meurtre ne sont pas plus acceptables lorsqu'ils sont pratiqués au nom d'une soi-disant justice. Guatanamo n'est pas plus acceptable parce que cette prison fut créée par un pays se décrivant lui-même comme démocratique. La peine de mort n'est pas plus douce lorsqu'elle est appliquée à un sale vilain tueur, bouh qu'il est moche! Le lynchage n'est pas plus excusable lorsqu'il est pratiqué par un groupe d'individus se prétendant respectables.

Bref, je ne regarderai pas d'autres épisodes de Dexter, je continuerai à défendre l'habeas corpus, à dénoncer la torture et la peine de mort. Et je me demande ce que les producteurs de Dexter d'une part et Canal + de l'autre cherchent à montrer.

Barbacentristes

Merci à mon frère d'avoir trouvé ça.
Les Barbacentristes

jeudi 17 mai 2007

ABBA

Ceci est pour Anne-Catherine. En souvenir d'une promenade en voiture, fenêtres baissées, où nous chantions ABBA à tue-tête. :-)))

François Fillon à Matignon

François Fillon est désormais Premier Ministre. Je suis déjà descendue dans la rue lors de manifestations contre sa réforme des retraites, je vais donc dès demain me trouver une paire de chaussures très confortables en vue des prochaines marches. A moins que je n'aie la même chance que lors de la grande manifestation anti-Fillon à Paris où je me suis retrouvée dans la voiture du SNES 94 avec le porte-voix. Cela reste un bon souvenir, mais nous n'avons pas eu le dernier mot (Un autre souvenir amusant: j'ai été interviewée par Al-Jazeera avant le départ du cortège.)

En plus, on se retrouve avec un fervent supporter des corridas à la tête du pouvoir. Dans un pays où la torture des animaux est interdite, je ne comprends pas que ce type de spectacles soit encore autorisé, mais à présent, les choses ont encore moins de chances d'avancer. Je vois mal un aficionado soutenir par ailleurs le pacte de Nicolas Hulot.

Dans son blog, Fillon déclare vouloir remédier aux problèmes suivants: "la faiblesse du pouvoir d’achat, l’insuffisance de travail et de croissance, le déclin de notre enseignement supérieur, la violence et l’exclusion." Je vois mal comment l'autonomie des universités, accompagnée assurément de coupes sombres dans les budgets de la recherche, pourra régler le problème des universités dont le problème essentiel est l'insuffisance de fonds. L'Etat n'investit pas assez dans ses universités et, à moins que Fillon ne devienne de gauche, je ne vois pas comment il va arranger cela.

L'insuffisance de travail? Si le gouvernement Fillon améliore la situation en trafiquant les chiffres et en jetant encore plus de gens hors de leurs logements, je ne suis pas sûre que tout cela va aller en s'arrangeant.

Je suis très triste à l'idée qu'on va encore s'attaquer aux plus faibles. Et comme une andouille, j'ai voté socialiste pendant que les plus fragiles (les personnes âgées, les pauvres, etc.) sont allés voter UMP. Tant pis pour eux!

mercredi 16 mai 2007

Mahler et les Français

Un peu crevée après une longue journée de boulot, donc allez jeter un oeil à ça
Bonne soirée!

mardi 15 mai 2007

Rétrogrades de tous les pays, unissez vous!


Je sens que nous allons regretter Chirac et revenir au bon vieux temps de la censure. Mais la France n'est pas le seul pays touché: en effet, le Pape Benoît XVI chante les louanges de la colonisation et des massacres commis au nom de la religion catholique. On trempait les Indiens dans de l'eau bouillante, on leur arrachait la peau, tout cela pour chercher leur âme. Le pape a malgré tout déclaré dimanche 13 mai devant la Conférence des évêques d'Amérique Latine (Celam) à Aparecida, au Brésil, que "l'annonce de Jésus et de son Evangile n'a comporté à aucun moment une aliénation des cultures précolombiennes et n'a pas imposé une culture étrangère". Il a ajouté que "le Christ était le sauveur auquel ils [les Amérindiens] aspiraient silencieusement" et que "l'utopie de redonner vie aux religions précolombiennes, en les séparant du Christ et de l'Eglise universelle, ne serait pas un progrès mais une régression".


Tous à vos ouvrages de Las Casas ou replongez vous dans le DVD de La Controverse de Valladolid (1992), téléfilm réalisé par Jean-Daniel Verhaeghe, d’après un scénario de Jean-Claude Carrière, avec Jean-Pierre Marielle dans le rôle de Bartolomé de Las Casas, Jean-Louis Trintignant et Jean Carmet en légat du pape. Un des meilleurs téléfilms, films, docu-fictions, etc. que j'aie vus de ma vie. J'ai encore ça dans un carton, je pense, mais je suis prête à organiser des soirées Controverse de Valladolid dès que tout sera rtangé chez moi.

La fin de La Controverse de Valladolid explique comment le monde occidental a remplacé la violence contre les Amérindiens par celles contre les Africains. A quand une homélie vantant les bienfaits de l'esclavage?

Je persiste et je signe: la religion est la chose la plus con au monde, toutes religions confondues. Et le pape actuel est un abruti largement aussi dangereux que les pires mollahs.

La religion, au sens étymologique du mot, est un "lien" entre Dieu et un croyant. Si chacun se démerdait un peu plus tout seul de ses croyances ou non croyances sans passer par des ordres, des diktats, des "liens", on se massacrerait un peu moins sur cette planète. A bon entendeur, salut!

lundi 14 mai 2007

Craintes des médias

Dans un article très intéressant, la rédaction du Monde se fait l'écho d'une crainte concernant sa liberté d'expression. Je ne compte pas gloser sur le sujet, mais je relaye l'information. Lectrice fidèle de Marianne, épisodique de Charlie Hebdo et du Canard Enchaîné, je pense que la meilleure protection de ces hebdomadaires est de les lire, d'offrir des abonnements, etc.


Nicolas Sarkozy inquiète les médias
LE MONDE | 14.05.07 | 14h46 • Mis à jour le 14.05.07 | 14h46

La victoire de Nicolas Sarkozy pose des questions dans de nombreuses rédactions. En cause, les amitiés entretenues par le nouveau président de la République avec des hommes d'affaires présents dans les médias comme Arnaud Lagardère, dirigeant du groupe du même nom (Elle, Paris Match, Journal du dimanche, Europe 1...), Serge Dassault, propriétaire du Figaro, Alain Minc, président du conseil de surveillance du Monde, Martin Bouygues, propriétaire de TF1, Vincent Bolloré (Matin plus, Direct 8), ou Bernard Arnault, propriétaire de La Tribune...

Avant même l'épisode du retrait de l'article sur le vote de Cécilia Sarkozy, des journalistes du JDD avaient fait part de leur inquiétude. "Ce serait bien de rappeler les principes d'indépendance et de non interventionnisme", déclarait ainsi au Monde un journaliste interrogé avant que cette affaire soit révélée. "Des pressions il y a en a, les coups de téléphone du samedi matin, du samedi soir, venant souvent de la direction du groupe", confirme un salarié.

Les inquiétudes sont vives également chez Lagardère Active, Arnaud Lagardère (actionnaire du Monde) présentant Nicolas Sarkozy comme son "frère". La société des journalistes de Paris-Match a rappelé, le 4 mai, que "la responsabilité vis-à-vis des lecteurs est (notre) seul guide". " Cet impératif prime sur tous les autres, en particulier, sur d'éventuelles tentatives de l'actionnaire majoritaire, des politiques, des annonceurs ou des pouvoirs publics de faire pression sur le contenu".

Cette prise de position intervient après qu'une partie de la rédaction eut manifesté son désaccord en découvrant le projet de couverture du numéro du 25 avril, après le premier tour de l'élection, montrant Nicolas Sarkozy enlaçant son fils Louis. Une délégation de journalistes avait alors rencontré Olivier Royant, directeur de la rédaction de l'hebdomadaire, et Christian de Villeneuve, directeur général des rédactions du pôle magazines du groupe Lagardère, pour leur faire part de leur désapprobation, mettant en avant que Paris Match n'a quasiment jamais fait sa Une sur un candidat entre les deux tours de la présidentielle, à l'exception de 2002. C'est finalement le comédien Jean-Pierre Cassel, qui venait de mourir, qui a eu droit à la couverture, Nicolas Sarkozy exigeant que la photo de son fils soit floutée. Il y a un an, Alain Genestar, directeur général de la rédaction, avait été licencié pour avoir publié en une, le 25 août 2005, une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias.

L'ambiance est tendue également à Europe 1, plusieurs journalistes reprochant une "trop grande proximité" du PDG Jean-Pierre Elkabbach avec le pouvoir. A ces inquiétudes, une porte-parole de Lagardère Active répond : "les maîtres mots dans les rédactions sont l'indépendance éditoriale, l'équilibre et le professionnalisme".

"Tous les journalistes sont attentifs souligne François Malye, président du Forum permanent des sociétés de journalistes, qui regroupe les sociétés de 25 rédactions. Nicolas Sarkozy a montré qu'il aimait contrôler les choses. Actuellement, les journalistes ont tendance à se montrer moins résistants, et les journaux ne sont globalement pas en très bonne santé économique. L'inquiétude de fond est que les perquisitions, les instructions, les interrogatoires... deviennent la routine". M. Malye fait référence à la tentative de perquisition au Canard Enchaîné, vendredi 11 mai. Le Forum "condamne ce type d'action dont le seul but est d'identifier les informateurs des journalistes, alors que le secret des sources est l'un des principes fondamentaux de l'exercice du métier de journaliste".

Dans son dernier livre Une campagne off (Albin Michel, 18 euros), Daniel Carton rapporte une conversation de Nicolas Sarkozy avec la direction du Figaro Magazine, lors d'un déjeuner. "Je sais déjà ce que je ferai sitôt à l'Elysée : je m'occuperai personnellement de Jean-François Kahn (président de Marianne)", aurait, selon l'auteur, déclaré Nicolas Sarkozy. Pendant la campagne, l'hebdomadaire a publié un numéro spécial diffusé à 500 000 exemplaires et titré : "Le vrai Sarkozy, ce que les grands médias ne veulent pas où n'osent pas dévoiler".. La direction de Marianne réagit sereinement. "Nous n'avons aucune crainte particulière, nous ne faisons pas de procès d'intention, explique Maurice Szafran, directeur du journal. En revanche, le traitement de l'élection par le groupe Hachette m'a frappé car ce n'est pas sa tradition. La campagne de Sarkozy vue par Match relève de la presse soviétique des années 1950, dans les légendes, les façons de titrer".

Du côté de France Télévisions, la société des journalistes se souvient de la colère de Nicolas Sarkozy sur le plateau de France 3, le 28 mars, qualifiant de "malhonnête" un reportage sur la fabrication des passeports biométriques. Le retour à l'antenne de Béatrice Schönberg, la présentatrice des JT du week-end de France 2, pose aussi des questions au sein de la rédaction.

Prévu le 18 mai, ce retour coïncide avec l'annonce du nouveau gouvernement dans lequel devrait figurer en bonne place son mari Jean-Louis Borloo.

Pascale Santi
Article paru dans l'édition du 15.05.07.

Elections (entre promesses et… futures réalités)

A l'UMP, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
nous ne lutterons pas contre la corruption.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous:
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
les mafias continueront à faire partie du gouvernement comme par le passé.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
la justice sociale sera le but principal de notre mandat.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
l'on puisse continuer à gouverner
avec les ruses de la vieille politique.
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
soit mis fin aux situations privilégiées et au trafic d'influences
nous ne permettrons d'aucune façon que
nos enfants meurent de faim
nous accomplirons nos desseins même si
les réserves économiques se vident complètement
nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
vous aurez compris qu'à partir de maintenant
nous sommes avec Nicolas Sarkozy, l'homme de "la rupture tranquille".

Lire maintenant de bas en haut...
en commençant par la dernière ligne
et en remontant jusqu' au début
c'est..... surprenant !!!




dimanche 13 mai 2007

Et pour toute la famille qui a des obsessions bien étranges

Salut papa! (cette entrée a pour but essentiel d'énerver mon père qui n'a pas ADSL et manque donc plein de trucs.)



Et puis Colargol chanté par Mireille

Les Barbapapas

Une obsession personnelle de mon père: Calimero
Après cet épisode, je comprends plus cette fixation que mon cher paternel avait pour cet horripilant poussin.


Autre dessin animé dont mon père était très friand (très moral, éthique, mais ça fout le cafard!)


Maintenant je m'auto-dénonce, j'adorais Wally Gator, La linea, Satanas et Diabolo, Les fous du volant, Bip Bip et le coyote, Capitaine Caverne, Flèche Bleue, Speedy Gonzalez (j'adore Pat Boone depuis sa prestation dans Roger and Me - quel con!


Et bien sûr, ça:

Pour Abel…

…qui quand il ne se focalise pas sur les dinosaures est fan de cirque.

Comment cuisiner le mammouth?





Le bruant ortolan est une espèce d’oiseau protégée sur tout le territoire français au titre de l’arrêté ministériel du 5 mars 1999 modifiant l'arrêté du 17 avril 1981 fixant les listes des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire.
Les associations ont eu beaucoup de peine à obtenir que Lionel Jospin signe l'arrêté. Dominique Voynet et la menace d'une condamnation de la Cour de justice des communautés européennes ont fini par convaincre le Premier Ministre.

Notre peut-être futur ministre de l'Education Nationale, dégraisseur de mammouth s'empiffre d'ortolans alors même que cette pratique est parfaitement illégale. Pour couronner le tout, il fait du prosélytisme auprès de son ancien premier ministre. A quand Sarko et Allègre transgressant de concert la loi française?

La différence sera sûrement que la presse à la botte de Sarkozy ne rendra pas nécessairement compte de ces transgressions.

Une catastrophe n'arrive jamais seule

Ce blog a été un soutien indéfectible pour la chanson con française, et pour les Fatals Picards en particulier. Hélas, ce n'est pas une chanson con, mais une chanson nulle qui a remporté l'Eurovision 2007. La serbe Marija Serifovic a gagné ce concours où triomphe toujours la musique innovante et de bon goût (gloups!)


Bon, je n'ai encore pas suivi la soirée (sauf la fin au cas où…), mais je regrette ça:



Hard Rock Halleujah! Et vive Lordi. Petit faible pour ça:

Don't vote, don't bitch

Scoop intéressant: Cécilia Sarkozy n'a pas voté dimanche dernier! Le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article sur le sujet. Premier cas d'(auto?) censure de l'ère Sarkozy.

Terre d'enfance

Je voulais relayer l'appel de Xavier Gorce, lancé avant la libération d'Eric. Toutefois, Rasul, Azrat, et Hashim sont toujours détenus quelque part en Afghanistan.


Chers amis,
Il y a 3 ans, je suis parti à Kaboul pour réaliser une BD défendant les droits des enfants pour le compte d'une ONG.
J'ai eu l'occasion d'y croiser des membres de l'association Terre d'Enfance qui accompli depuis des années un travail remarquable pour les enfants de la province de Nimroz. Terre d'Enfance est, comme vous le savez, confrontée à la terrible épreuve de l'enlèvement. Elle a lancé depuis quelques jours un appel à la libération des quatre personnes qui sont encore détenues. Je vous demande vivement de le signer et de le relayer le plus vite possible. Diffusez-le un maximum. La toile est ainsi faite que ce genre d'appel peut très vite recueillir des dizaines de milliers de signatures et ce serait une aide précieuse pour ces otages. Nous ne pouvons guère faire plus mais nous pouvons faire ça. Vous pouvez signer en ligne à l'adresse suivante
.
Xavier Gorce

Explosion des Verts

Le contrat moral proposé par Hulot a eu l'effet étrange de commencer à faire exploser les Verts, je pense. Tous les partis ont dû prendre des engagements vis à vis de l'environnement et, du coup, chacun choisit alors la politique qui lui convient en dehors de l'écologie. Toutefois, je ne vois pas comment une politique de droite pourrait être compatible avec l'écologie. Dans un monde où l'on achète tout très loion sans se préoccuper des conditions de productions, on multiplie les déplacements, les transports inutiles et l'on pollue.

Traditionnellement, malgré mon départ de ce parti, je votais pour les Verts. Cependant, j'ai rejoint le P.S. (J'avais quitté les Verts pour diverses raisons, dont le fait que j'en avais un peu assez d'être l'une des rares présentes sur le terrain au lieu de passer des heures à m'écouter parler. Or j'ai deux amis au P.S. qui sont des gens vraiment actifs à la base. J'ai une certaine admiration, voire une admiration certaine pour eux. Anne-Catherine se démène pour faire avancer les idées de gauche dans sa région et Denis passe un temps fou autour du Collectif Logement du 3ème arrondissement: des détails ici ou .)

Je dois avouer quà mes yeux, les seuls héros de notre époque sont ceux qui font bouger les choses.



Mais je ne suis pas la seule à m'être redispatchée dans un autre parti. Mon ancien ami Jean-Luc Benhamias est parti chez Bayrou. Ça m'a fait bizarre. Jean-Luc est un militant pour les droits des homosexuels, c'est un homme qui faisait la différence chez les Verts. Je considérais ne plus avoir ma place dans ce parti écologiste depuis son rapprochement avec Noël Mamère, mais à coup sûr je n'y aurai jamais rien à faire sans Jean-Luc (Jean-Luc, ne compte pas sur moi pour te rejoindre au MoDem!)

Je crois que nous vivons un moment historique où l'échiquier politique se bouleverse. Je suis heureuse de pouvoir assister à cela et y participer.

Jean-Luc Bennahmias, député européen (Verts) : "Il est temps de changer d'espace"

« Le Monde », 11 Mai 2007


Pourquoi rejoignez-vous M. Bayrou ?
J'ai décidé, après de nombreuses discussions avec François Bayrou durant ces dix derniers jours, de le suivre parce que je suis persuadé que les écologistes peuvent avoir une place comme jamais ils n'en ont eu dans un grand parti politique. Bayrou a montré durant la campagne qu'il pouvait rassembler des gens différents aspirant à une société apaisée, capable de lutter contre la pauvreté, le changement climatique tout en restant vraiment européen. C'est un phénomène nouveau au centre qui peut faire entre 12% et 15% aux législatives et aider à l'émergence d'une majorité progressiste. Mon départ des Verts n'est pas un coup de tête mais une rupture profonde. Je me considère toujours comme quelqu'un de gauche et écolo. Mais je suis sidéré par l'impossibilité des Verts de voir que la société existe. C'est un parti qui se regarde le nombril! Quand on voit comment sa direction pense encore peser face au PS, c'est pathétique. Il est temps de changer d'espace.


Propos recueillis par Sylvia Zappi"

mardi 8 mai 2007

Colloque SAES 2007


Je viens de passer quelques jours à produire une communication pour le colloque de la SAES de vendredi à dimanche à Avignon. Je dois communiquer vendredi dans le cadre de l'atelier Nouvelles. Je suis passablement surbookée en ce moment : une communication vendredi, une autre à Nanterre sur la mémoire de la Deuxième Guerre Mondiale dans Original Sin de P.D. James dans le cadre du séminaire "Mémoire(s)". Je dois également rendre un article retravaillé pour le 1er juin, ainsi qu'une traduction de nouvelle pour début juin aussi. Enfin, je dois faire une communication sur "Lectures du corps: de Sherlock Holmes à Kay Scarpetta" pour le colloque "Fictions policières" de Cerisy en août. Bref, si vous voulez de mes nouvelles, passez sur mon blog. :-)))

L'article qui aurait pu paraitre lundi dans AEM

L’article d’Afriqu’Echos Magazine que vous ne lirez jamais :
Ségolène Royal élue présidente :Inattendue victoire sur l’anxiogène Sarkozy
mardi 8 mai 2007 La rédaction (AEM)



En perspective du deuxième tour de l’élection présidentielle française, Afriqu’Echos Magazine ( AEM ) , comme toutes les radios, télés et journaux, s’était préparé à la victoire aussi bien de Nicolas Sarkozy que de Ségolène Royal. Quasiment tous avaient préparé des sujets sur la victoire de l’un ou l’autre, mais vous n’aviez eu droit qu’aux sujets décortiquant la victoire de Nicolas Sarkozy. AEM se permet d’innover en vous proposant la lecture de l’article que son rédacteur en chef délégué, Botowamungu Kalome avait prévu si Ségolène Royal avait gagné.


Election inattendue de Ségolène Royal à la présidence de la République française avec ……% de voix contre Nicolas Sarkozy ( …..%) que tous les sondages donnaient pourtant invariablement vainqueur depuis plus de deux ans dès qu’il avait, en effet, affiché ses ambitions présidentielles. La victoire de la candidate socialiste a commencé à se profiler dès midi à travers une participation en hausse des électeurs au deuxième tour. Une hausse qui laissait supposer, de notre point de vue, une mobilisation des abstentionnistes du premier tour pour barrer la route à Nicolas Sarkozy. Un Nicolas Sarkozy apparut aux yeux des Français autoritaire, arrogant et menaçant pour les syndicats, les chômeurs, les bénéficiaires des aides sociales, les banlieues et les immigrés. Le qualificatif d’anxiogène lui allait, aux yeux de beaucoup, comme un gant.

La victoire de Ségolène Royal représente également la fin d’un énorme tabou qui n’a jamais dit son nom. Regardée comme la génitrice de la déclaration universelle des droits de l’homme, la France, par contre, n’a jamais été un modèle en matière d’égalité hommes/femmes. C’est en 1944 seulement que la France s’était résolue à accorder le droit de vote aux femmes. Malgré cette avancée, plus de cinquante ans après, la présence des femmes dans les sphères de décision, de commandement et dans la classe politique est des plus faibles de l’Europe. Un problème que Lionel Jospin, premier ministre, crut résoudre avec la loi sur la parité qui imposait aux partis politiques, sous peine d’amende, de présenter au suffrage des Français un nombre égal des femmes et des hommes. Peine perdue, car tous les partis ont préféré payer des amendes plutôt que d’équilibrer la présence des deux sexes.

Raillée, moquée, Ségolène s’entête, agace et gagne

Quand Ségolène Royal, compagne de François Hollande premier secrétaire du Parti socialiste, annonça son intention d’être candidate, les blagues ont fusé au sein du parti socialiste : « Mais qui va garder les enfants ? » se lâcha un cadre socialiste ou encore cette ancienne ministre de Jospin qui déclara que « l’élection présidentielle n’était pas un concours de beauté ». « La gauche bécassine » s’autorisa un journaliste de gauche pour souligner le caractère mièvre et niais de Ségolène Royal qu’on jugea également populiste avec « sa démocratie de proximité » et « son jury citoyen appelé à juger l’action des politiques ». Et comme pour aggraver son cas, la candidate à la candidature socialiste multiplia des gaffes dans ses déclarations sur la politique étrangère, prit ses distances avec le programme socialiste et joua sur le fait d’être femme en transformant toute critique contre elle en propos machiste.

Plébiscitée par de nouveaux adhérents du Parti socialiste arrivés en masse à travers une adhésion par internet moyennant seulement 20 euro, Ségolène Royal devint la première femme candidate à la présidence de la République avec une réelle chance d’être élue présidente de la République. Distancée au premier tour avec plus de 5 % de voix, Ségolène Royal multiplia des appels de pied vers des électeurs de François Bayrou se déclarant prête à nommer celui-ci premier ministre, avant d’exprimer quelques jours plus tard pour le socialiste Dominique Strauss-Khan.

Sans vouloir minimiser les mérites de la nouvelle présidente qui est devenue pugnace, agressive et combattante au fil de la campagne électorale, la candidate socialiste a sans doute profité de la peur qu’inspirait Nicolas Sarkozy et peut-être aussi, dans une certaine mesure, de l’appel à l’abstention à ses électeurs lancé par Jean-Marie Le Pen qui déclara sans ambages qu’il lui paraissait « indécent que Nicolas Sarkozy, fils d’immigré, veuille devenir président de la République française ».

En remportant cette élection, Ségolène Sarkozy semble condamner en même temps son adversaire Nicolas Sarkozy qui va sans doute perdre la direction de l’UMP au profit d’un Alain Juppé à l’affût et enfin débarrassé de ses ennuis judiciaires.|Botowamungu Kalome(AEM)

Ouf!

Laetitia a annoncé que Johnny Halliday et sa famille rentreraient sûrement bientôt en France. Ouf! Qu'aurait fait la Star Ac' si elle avait dû faire sa rentrée sans perspective d'avoir Johnny sur un prime?

(Au fait, si vous tombez sur mon blog en vous promenant sur la toile, ceci s'appelle de l'ironie.)

Sami Nair

(photo du blog de Sami Naïr)

Il faut reprendre le collier pour les élections dans un mois. Je vais voter à Neuilly Plaisance encore cette année, mais il faut se mobiliser pour l'élection de Sami Naïr aux prochaines législatives, en juin, sur Melun Nord. On ne nous a pas parachuté une petite pointure, ça peut jouer en faveur de la gauche. Certes, il est MRC et non socialiste, mais bon… Il a un discours intéressant sur l'immigration. Il a d'ailleurs publié des ouvrages sur le sujet. Il participe au réseau Voltaire.
Vous trouverez son blog ici.

lundi 7 mai 2007

Une chanson con (par l'un de mes chanteurs préférés)

Go Arlo, go man!
Motorcycle Song

Il dot y avoir une obsession personnelle et familiale récurrente pour les véhicules à moteur car Woody Guthrie a écrit une chanson qui s'appelle The Car Song (malheureusement, je ne trouve pas d'enregistrement par Woody Guthrie, mais il y en a un très bon par Pete Seeger et Arlo Guthrie dans le film Alice's Restaurant. Quoique la version ici présentée se défend très bien…)

Et puis, puisqu'on en parle, voici 18 mn de pur bonheur avec Alice's Restaurant remis au goût du jour avec les événements en Irak.

Et pouf, voici la présentation du film Alice's Restaurant:

Nous serons toujours là

Heureusement qu'il y a la musique. En ce moment, je me remonte le moral en écoutant Yma O Hyd (Nous sommes encore là) repris par mon copain Jim Rowlands. Vendredi, j'étais avec à son concert. Il a chanté ça. Présage?

Quand il chante cela, je me concentre sur les paroles et je me dis que dans cinq ans, on aura résisté à Sarko, on aura continué à faire vivre les langues locales et on votera à gauche, encore une fois. Je vous donne les paroles, comme ça vous avez cinq ans pour vous débrouiller avec le gallois. Après, on reprend ça en coeur à la Bastille :-)))

Yma O Hyd
gan Dafydd Iwan

Dwyt ti'm yn cofio Macsen,
Does neb yn ei nabod o;
Mae mil a chwe chant o flynyddoedd
Yn amser rhy hir i'r co';
Pan aeth Magnus Maximus o Cymru
Yn y flwyddyn tri-chant-wyth-tri,
A'n gadael yn genedl gyfan
A heddiw: wele ni!

Ry'n ni yma o hyd,
Ry'n ni yma o hyd,
Er gwaetha pawb a phopeth,
Er gwaetha pawb a phopeth
Er gwaetha pawb a phopeth,
Ry'n ni yma o hyd,
Ry'n ni yma o hyd,
Er gwaetha pawb a phopeth,
Er gwaetha pawb a phopeth
Er gwaetha pawb a phopeth,Ry'n ni yma o hyd.

Chwythed y gwynt o'r Dwyrain,
Rhued y storm o'r môr,
Hollted y mellt yr wybren
A gwaedded y daran encôr,
Llifed dagrau'r gwangalon
A llyfed y taeog y llawr
Er dued yw'r fagddu o'n cwmpas
Ry'n ni'n barod am doriad y wawr!

Cofiwn i Facsen Wledig
Adael ein gwlad yn un darn
A bloeddiwn gerbron y gwledydd
"Mi fyddwn yma tan Ddydd y Farn!"
Er gwaetha pob Dic Sion Dafydd,
Er gwaetha 'rhen Fagi a'i chriw
Byddwn yma hyd ddiwedd amser
A bydd yr iaith Gymraeg yn fyw!


Traduction en français

Nous sommes toujours là
par Dafydd Iwan

Vous ne vous souvenez pas de Macsen,
Personne ne le connaît plus;
Seize cents ans
Cela fait trop loin;
Quand Magnus Maximus a quitté le pays de Galles
En l'an 383
Nous étions une nation à part entière;
Et aujourd'hui, regardez bien!

Nous sommes toujours là
Nous sommes toujours là
Envers et contre tout
Envers et contre tout
Envers et contre tout
Nous sommes toujours là
Nous sommes toujours là
Envers et contre tout
Envers et contre tout
Envers et contre tout
Nous sommes toujours là

Que le vent souffle de l'est
Que la tempête se lève de la mer
Que l'éclair déchire les cieux
Et que l'orage tonne le rappel
Que les larmes des faibles coulent en pluie
Que les êtres serviles lèchent le sol
Malgrè l'obscurité qui nous entoure
Nous sommes prêts pour que vienne le jour!

Nous nous souvenons que Macsen l'Empereur
Quitta notre pays uni
Et nous crierons à la face des nations
"Nous serons là jusqu'au Jugement Dernier!"
Malgré les traitres méprisables
Malgré Maggie et sa bande
Nous serons là jusqu'à la fin des temps
Et la langue galloise vivra.

Harry Potter

Du côté de la parodie de Harry Potter, j'ai trouvé du pas triste non plus.


Décidément, les parodies de Harry Potter sont très branchées cul. Enfin je trouve…

Et je en parle même pas des Harry Fucker!

Sherlock Holmes (suite)

Pour me faire pardonner de Thierry qui doit faire la tête après le coup du dessin animé russe, voici du Basil Rathbone et Nigel Bruce.


Pour la suite c'est ici
3ème partie
4ème partie
5ème partie
6ème partie
Et ici c'est la fin

Les autres films sont également disponibles sur Youtube.

Sherlock Holmes

Je suis en pleine rédaction d'une communication sur les corps et les décors dans les nouvelles policières de l'époque victorienne et édouardienne. Et en cherchant par alleurs un documentaire sur la Banque d'Angleterre, j'ai trouvé des Sherlock Holmes. Par exemple.


Suite ici

Des matins qui déchantent (suite)

A la Concorde se trouvaient également Tina Arena, Gilbert Montagné et Jean-Marie Bigard.

Personnellement, je préfère les soutiens à Ségolène: Emmanuelle Béart, Renaud, les Têtes Raides, Jacques Higelin, Bénabar, Jane Birkin, Philippe Torreton, Cali, Gérard Miller, Sylvie Testud, etc.

Des matins qui déchantent

Les catastrophes auront commencé tôt: dès hier soir, Nicolas Sarkozy recevait les féliciations de Johnny Halliday sur France Inter (d'ici à ce qu'il revienne en France, il n'y a qu'un pas!) Par ailleurs, la fête de l'UMP à la Concorde a été agrémentée des prestations d'Enrico Macias et de Mireille Mathieu. Cette dernière a d'ailleurs chanté "la Marseillaise". OK, je vais repartir à la rédaction de mon article pour vendredi lors du Colloque de la SAES à Avignon tout en écoutant le War Requiem de Benjamin Britten. Ça reflètera bien mon état d'esprit du moment!

Discours de Ségolène Royal

Hier soir, j'ai boudé. J'étais tellement déçue que j'ai regardé Diagnostic Meurtre sur Série Club. Mais voilà, c'était sans compter sur Anne-Catherine. Elle m'a appelé pour me dire que le discours de Ségolène Royal était formidable. Alors, merci Daily Motion. Un petit rattrapage :

Résultats


Nicolas Sarkozy remporte les élections présidentielles (53,06% contre 46,94% à Ségolène Royal, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur.)
Donc portrait officiel dès aujourd'hui dans toutes les mairies… (Je sais, ça a déjà beaucoup circulé, c'est bas - c'est le cas de le dire -, mais ça défoule. Et puis il est à ma taille :-))

dimanche 6 mai 2007

Violences conjugales



S'il est vrai que Cécilia Sarkozy a déposé plainte contre son mari pour violences conjugales et qu'il a déjà ravagé leur appartement, je me demande ce que la justice va faire de ce dossier. Il y aura sûrement des pressions sur Cécilia pour qu'elle retire sa plainte.

Irak : encore plus fort

Les paroles de "One Tin Soldier" ont été légèrement modifiées pour l'occasion. Je suis devant mon écran et je pleure comme une andouille en me disant qu'on risque d'envoyer nos armées dans les merdiers américains maintenant.

Irak : à votre avis, on va y aller maintenant ?

"One Tin Soldier" est une chanson pacifiste de Peter, Paul and Mary (que j'adore).

Publicité pour l'Unicef



Google Adsense

J'ai pris google adsense sur mon blog avec la promesse de reverser les éventuels bénéfices à la LDH et à Amnesty International. Ce matin, stupeur: je me retrouve avec le lien suivant sur mon blog.

Deux façons de voir l'affaire:

1) Je me suis fait avoir.
2) L'UMP va financer la LDH qui appelle à voter Ségolène.

Choisissons le n°2 par optimisme.

Pigeon


Gag: cette nuit, un pigeon a laissé un oeuf sur mon appui de fenêtre. :-))) Il n'est plus là ce midi, il a dû tomber.

Wikipédia et le débat de mercredi

Lors du débat de mercredi dernier entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, les deux participants se sont trompés. Sarkozy a parlé de 50% d'électricité d'origine nucléaire en France, or nous sommes plus près de 75%. Ce chiffre ne correspond à rien. Ségolène Royal mentionnait un chiffre de 17% qui correspondrait éventuellement, selon l'un de mes amis qui travaille en physique nucléaire, au total de toutes les énergies (et pas seulement pour l'électricité, donc en comptant l'essence, le bois dans votre cheminée, etc.)

Par ailleurs, Sarkozy prétendait que l'EPR était un réacteur de quatrième génération tandis que Ségolène Royal affirmait (avec raison) qu'il était de troisième génération.

Afin de vérifier l'exactitude de ces chiffres, de nombreuses personnes sont allées sur internet, par exemple sur Wikipédia.

Il semblerait ainsi, selon Ecrans, que mercredi soir, peu après le débat, de petits plaisantins sarkozistes aient changé le réacteur de troisième génération en réacteurs de quatrième génération. Par conséquent, l'article faisait mentir Ségolène Royal, au profit de Nicolas Sarkozy. La candidate socialiste avait pourtant raison sur ce point.

Entre mercredi soir, jour du débat, à 22h34 (quelques minutes après l'erreur de Nicolas Sarkozy), et jeudi 3 mai à 13h26, 51 modifications ont été réalisées sur l'article de Wikipédia en question. 12 modifications ont été comptabilisées en 25 minutes à partir de 22h34. Etrange, non?

Depuis, Wikipédia a réagi, en empêchant tout nouvel inscrit (de moins de quatre jours) de modifier l'article sur l'EPR.

Bref, l'UMP censure, ment, trafique les chiffres et les informations. Belle mentalité!

Mensonges de Sarkozy

samedi 5 mai 2007

Appel d'Ariane Mnouchkine

Elle parle tellement mieux que moi que je vous livre son texte sans commentaire. Juste un petit mot pour lui dire que je l'admire et que son texte m'a fait venir les larmes aux yeux.

Allez-vous vraiment faire ça ?
Alors, vous allez vraiment faire ça ?
Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ? Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs du cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui? Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ? Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ? Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ? Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ? Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ? Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ? Trop de quoi ? Pas assez de quoi? Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ? Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ? Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic. Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal. C’est même estimable.
Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?
Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?
Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ?
Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ? Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être.
Vitalement. Maintenant.
Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
Je vous en supplie.
• Ariane Mnouchkine •

Madonna versus "the Madman"

Le Sunday Times titrait, le 22 avril dernier, "The Madonna versus the Madman". Pas mal vu

Madonna versus ‘the Madman’ as France prepares for change
Sarko the target in tight poll race
Matthew Campbell, Toulouse
THEY looked like a couple of newlyweds as they advanced through the conference centre, greeting friends and supporters with euphoric grins.

An icon of the European left, Jose Luis Rodriguez Zapatero, the visiting Spanish leader, was in a dark suit and open-neck shirt. Ségolène Royal, the French socialist “Madonna” and presidential contender, wore white. They were made for each other.

“We’re going to win,” chanted youthful supporters with the volume of a crowd at a football match. Occasionally Zapatero and Royal whispered to each other as they went up the aisle to the stage: love was in the air and Toulouse, the “pink city”, was under its spell.

“Every time a schoolteacher puts a picture of Ségolène up on the wall, the whole of France is illuminated,” gushed the Spaniard, who was guest speaker at Royal’s final campaign rally. “Women’s progress brings progress for the whole of society.” The crowd of 25,000 roared its approval. Royal kissed him and gave him a red rose. “Thank you for bringing the flame and warmth of Spain,” she said. Then she turned a blowtorch on her enemy.

Royal, who was called “La Zapatera” when she won a regional presidency in 2004 against the odds shortly after the Spaniard’s surprise election victory, suddenly became the Zapaterreur.

She accused Nicolas Sarkozy, who led most of the polls in the run-up to today’s vote, of brutally polarising society, of plotting to turn France into an American poodle, of envisaging sinister plans to identify criminals by DNA testing, of being a slave to big business. Evoking Spain in the civil war, she seemed to suggest that Sarkozy was nothing less than a mad dictator in waiting.
“His project is simply to take power,” she said. “Mine is to give it to you.”

France’s presidential battle turned decidedly nasty in its final stages last week as Sarkozy became the country’s favourite punchbag and the candidates went to ever greater lengths to woo an estimated 16m undecided voters in one of the most difficult elections in memory to predict.

As Royal issued her frantic appeals for support in Toulouse, the capital of Airbus and French rugby, Sarkozy, the combative former interior minister who has dreamt since childhood of becoming president, left no political stone unturned in the hunt for votes. Followed by a tractor-load of journalists, he rode a horse through a bull farm in the Camargue on Friday with his mobile phone glued to his ear. Yesterday the campaign launched helium balloons over the Jura mountains, emblazoned with the words
“Sunday I vote Sarkozy”.

The top two candidates will face off in a second round on May 6, given the impossibility of any one of the 12 candidates scoring more than 50% today. The whole of the country’s fractious political family was represented on the ballot from a pipe-smoking antiglobalisation guru to a Trotskyist mayor with an accent so thick that few understand him.

Turnout was expected to be high: for a change, none of the candidates was an incumbent president or prime minister. In a country in need of renewal and deeply disillusioned with its ruling elite, the public’s sense of excitement was intensified by expectations that the election might make a real difference.

The frontrunners - Royal, 53, Sarkozy, 52, and the centrist François Bayrou, 55 - are much younger than previous incumbents, promising a dramatic shift in presidential style and substance in a country run for the past three decades by leaders who cut their political teeth in the days of Charles de Gaulle, founder of the Fifth Republic.

They have shaken up the political world by defying traditional dogma, but there is still a long way to go before France abandons its slavish adherence to outmoded statist thinking.

After a promising beginning, Royal, or “Ségo”, as supporters call the charismatic mother of four, has disappointed those who had hoped that she might “deMarxify” her political family, one of the most left-wing Socialist parties in Europe.

In some areas she broke the Socialist model as, for instance, when she proposed boot camp for young offenders, but in economic affairs she has clung to the creed of more public spending.

In the same way, Sarkozy has disappointed those who expected promises to reconcile France with the free market, watering down rhetoric about a “rupture” with the past to appeal to an electorate in search of protection against an uncertain future.

Today’s elimination of other candidates from the far left and right could clear the way for a more modern appeal to the centre. None of the candidates seemed to embody change more convincingly than Royal, if only because she is the first woman with a real chance of becoming president in a country whose politics are dominated by men.

Her skilful defeat of two male “elephants”, as the Socialist heavyweights are known, in the party’s nomination battle was an earthquake in French politics. Nevertheless, criticism of her has been as fierce in her own team as it has in the other. By normally polite French standards it has been a distinctly dirty campaign.

She was accused of having an acid tongue, a bullying temperament and a selfish determination to succeed that had involved coldly using François Hollande, the father of her children - and Socialist leader - to get ahead in her party. She was blamed for foreign policy gaffes and lacking the gravitas to run a nuclear-equipped, industrial power.

Even her appeal to female voters last week, when she asked women to write “a new page in the history of France” by making her the first woman president, prompted grumbling. She was using her sex to win votes, her critics complained.

Famed for a designer wardrobe that highlights her feminine side - she eschews the trouser suits worn by American female politicians such as Hillary Clinton - Royal would certainly constitute a change in presidential style. Already male politicians were joking about issuing as an official Royal portrait for hanging in government offices the paparazzi snapshot of her on the beach in her bikini last summer.

She may have the last laugh if elected. Part of her novelty was a controversial plan to bolster “participative democracy” by setting up “citizens’ juries” to monitor the performance of elected officials; and last week she appeared to go a step further, suggesting the presidency itself should be transformed.

The French presidency is the most powerful executive post in Europe. Its incumbent sets the country’s direction, appoints prime ministers and pursues foreign affairs. He is under no obligation to explain how he spends his £22m budget. Not wanting to ruin a night’s sleep when on a foreign tour, Jacques Chirac, the discredited outgoing leader, would instruct his pilots not to land before 7am, regardless of the delays - and expense - and could spend £300,000 on a cocktail party without blinking. He has a servant to turn on his television.

Not for much longer. Some heard in Royal’s proposals for reducing presidential prodigality the creaking of the tumbrel, the cart used in the revolution to convey victims to the guillotine. She insisted that every euro spent should be a “useful euro” and that meant “the presidency of the republic must become economic and transparent”.

She wanted to put an end to “the monarchic drift that consists of making everyone believe that the head of state can spend public money without controls or limits”. In future, she said in a dig at the Chiracs, private holidays would have to be paid for out of the president’s pocket.
“We’re going to enter the 21st century,” said Alain Duhamel, a political analyst. Could it be as simple as that?

Tightening presidential purse strings would have little impact on high unemployment, low growth and indebtedness. Nor would most of Royal’s other proposals. Given the inability of French politicians to get on with each other, even in the same party, Bayrou, the centrist, seemed to offer only more grid-lock with his promise to make politicians pull together in a “national unity” government.

The outcome was far from certain. The last opinion polls on Friday suggested that Sarkozy and Royal would be the two finalists on May 6. Yet because one in three voters was undecided, the contest was filled with suspense.

Bayrou, although trailing 10 points behind Sarkozy in one poll, was considered capable of winning a place in the second round. So was Jean-Marie Le Pen, the far-right National Front leader who astounded the establishment in 2002 when he broke through to the final. Last-minute polls yesterday showed him inching ahead of Bayrou.

As for the run-off, opinion polls have consistently singled out Sarkozy as the man to beat.

Astride a white horse called Universe on Friday, he looked like a cowboy as he rounded up bulls on a farm in the Camargue region, southern France.

Was he the saviour France has been waiting for? Sarkozy evoked Margaret Thatcher last week with his plans for selling council housing and creating a nation of property owners, daring talk for a country that has yet to shake off qualms about capital-ism - a vestige, perhaps, of the revolution 200 years ago.

There is no politician who breeds so much antipathy as this diminutive figure with the enormous ambition of making France more competitive, and the attacks on Royal were nothing compared with the abuse being heaped upon “Sarko”.

On the left they called him a “fascist” and “madman”; on Le Pen’s extreme right a “foreigner” who should not have been allowed to run on account of his immigrant origins - his father was a Hungarian who settled in Paris after the last war.

The assault was taken to new extremes last week by
Marianne, a weekly news magazine that dedicated several pages to “the real Sarkozy”. He was accused of abusing his former powers as interior minister. It was recalled how he had intimidated a publisher into pulping a book about Cécilia, his errant wife.

Tales of Sarko’s excesses are legion: a French ambassador who raised questions about his fitness to govern at a private dinner apparently received a call afterwards in which he was told that his career was over; an author researching Sarkozy’s political career was reported to have been tailed so threateningly by secret police that he felt obliged to hire a bodyguard.

A self-styled workaholic and blur of boundless energy, he can be easily rattled, as happened last week when Yvan Gautho, a 35-year-old entrepreneur, asked whether he would have had the same successful career if his father had been deported as an illegal immigrant after settling in Paris in 1949.

Sarkozy’s uncompromising stance on immigration - he has stolen Le Pen’s proposal for an “immigration and national identity” ministry - has been a highly charged issue ever since he described youths of immigrant origin who set fire to cars in the suburbs as “scum”.

Sarkozy found himself on the defensive, denying that he was “antiimmigrant” and arguing that times were different back then.
“When my father arrived in 1949 there was no unemployment,” he said. “After having spent his first night in the Métro, he found work. But he did it on his own. He never burnt a car and he never started saying he did not like the country that had welcomed him.”

His agitated reaction showed why Sarkozy’s “work more to earn more” formula for Gallic renaissance has been drowned under questions about his punchy temperament and fitness to wield power. Even his supporters admit there is something odd about Sarko. He sweats a lot. His shoulders twitch when he makes speeches. His face is a network of nervous tics and grimaces.

It could also be that a pugnacious - even ruthless - streak is exactly what is needed to pull France out of its malaise and Sarkozy faces no competition in that area. He gained his reputation for ruthlessness when he became mayor of Neuilly, an affluent Parisian suburb, at the age of 28. The Chiracs adored “little Nicolas” who had a close relationship with Claude, their daughter.
“To think I’ve seen him in his underpants,” Chirac was heard commenting after what is known in the family as “the betrayal”.

In fact there were two betrayals. Not only did Sarkozy dump Claude, he also dumped Chirac, his political mentor, by siding with Eduard Balladur, a rival of Chirac for the Gaullist nomination, in the 1995 presidential election. The Chiracs never forgave him.

When Chirac won, Sarkozy found himself in the political wilderness. Instead of giving up hope, he slowly clawed his way back up the Gaullist party ladder, making himself indispensable to the government. Chirac watched in helpless fury as his former protégé ended up taking over the party he had founded.

He appointed Dominique de Villepin as prime minister in the vain hope of blocking Sarkozy’s presidential bid. It did not work. Chirac had to offer Sarkozy his backing in the hope that he will not be prosecuted once he leaves office over a host of financial scandals dating back to his days as mayor of Paris.

Sarkozy denied doing any deal with Chirac but his lead over Royal narrowed as the campaign turned nasty. Royal, for her part, seemed genuinely concerned about the prospect of being eliminated from the race by Bayrou or Le Pen.

“Help me” was her blunt appeal to voters in Toulouse. Another first-round defeat for the Socialist candidate after Lionel Jospin’s humiliation in 2002 could mean the end of the historic French Socialist party.

Sarkozy sounded more confident. He called the first-round vote “a warm-up”. He has been nominally handing out ministries to friends. He was also reported to have mapped out his first 100 days in power, including efforts to boost employment.

Previous efforts at even mild economic reforms have prompted violent street protests, followed by governmental retreat: Chirac was always too worried about losing power to try anything but the most timid of tinkering. After such a gruelling campaign, Sarkozy might also find peace more appealing than social upheaval.

In any case, some were arguing, France can survive without reforms. The country’s top companies make impressive profits given the constraints they operate under. True, economic growth is not as brisk as it might be - an average 1% less than everywhere else in Europe, says Sarkozy - but the country can muddle along like that.

“The rest of the world is jealous of France,” said Jacques Attali, a former aide to François Mitterrand, the last Socialist president, explaining the clamour in Europe for French modernisa-tion. “When I hear the British bashing France’s supposed weaknesses, I wonder why so few French people buy houses in the British countryside, while so many Britons are doing so in France. The reason is the same: the quality of life in France is one of the highest in the world.”

Judging by the national mood of gloom, not many people share that opinion. Certainly not Sarkozy, at least. Full employment, he said,
“is possible in Sweden, Denmark and Britain. Why not here?”

In the next few months he may get his answer.

Sondages


Les sondages ne nous sont pas favorables. Mais mon amie Anne-Catherine m'a rappelé que pour la Constitution, ils étaient en faveur du "oui" juste avant le référendum. Courage ! Tous aux urnes !

Mai 1968


Je suis la fille de deux anciens étudiants qui ont, un peu (ma mère) ou beaucoup (mon père), participé aux mouvements des années 1967-1970. Je leur dois mon féminisme, mon attachement farouche aux libertés fondamentales, mon soutien à la contraception et à l'avortement. Entendre dire que l'on compte revenir sur les acquis de 1968 me fait frissonner. Je descendrai dans la rue si l'on menace de revenir sur ces acquis, je ne brûlerai pas des voitures, mais que l'on ne compte pas sur moi pour me taire !

Sarkozy et les médias


A une journée du scrutin, je tenais juste à souligner que je voterai Ségolène pour son programme et parce que je tiens au respect de la liberté de penser de chacun. A ce titre, je vais laisser la parole à d'autres, qui ont déjà analysé la situation. Par exemple sur le site d'Antisarko. J'ai déja parlé de la berscolunisation de la France qui pointe son nez. Voici donc un texte très intelligent.





Les médias, amis de Sarkozy
Les médias au service de Sarkozy


Article publié, le 27 janvier 2007, dans le quotidien Le Matin (Suisse).
LIAISON DANGEREUSE Depuis 2002, Nicolas Sarkozy a placé des hommes à lui dans presque toutes les rédactions parisiennes, dans la presse écrite comme dans la presse audiovisuelle


Les Français ne connaissent pas la société audiovisuelle ETC (Etudes, techniques et communication). Pourtant, ils ne cessent de voir ses productions à la télévision. C’est cette entreprise, appartenant à l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, qui filme le candidat Nicolas Sarkozy et qui ensuite vend (ou plus souvent donne) ses reportages aux chaînes de télévision françaises. « Le plus grave, ce n’est pas que Sarkozy organise ses propres reportages, mais que les télévisions acceptent ce procédé car il leur fait économiser de l’argent », proteste un journaliste parisien sous couvert d’anonymat.

Pourquoi se gêner ? La société ETC jouit d’une excellente réputation professionnelle, elle offre des images parfaitement maîtrisées, avec des caméras face à la tribune, sur les côtés, et survolant la foule. Nicolas Sarkozy a même organisé le retour de Cécilia, son épouse, au domicile conjugal. Son photographe a pris soin de prendre les clichés à distance afin de faire croire qu’il s’agissait de photos volées par un paparazzi... Rien d’étonnant à cela. Comme le rappelle Frédéric Charpier dans son livre Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir (1), l’actuel ministre de l’Intérieur avait imaginé un temps devenir journaliste.

Les journalistes au pain sec

Maire de Neuilly, dans la région parisienne, et président des Hauts-de-Seine, le département le plus riche de France, Nicolas Sarkozy courtise de longue date les patrons de presse, qui sont souvent ses administrés, comme autrefois Robert Hersant, propriétaire du Figaro et de 30% de la presse française, et aujourd’hui Martin Bouygues, le patron de TF1, dont le journal télévisé est regardé par 8 millions de personnes. « Il est non seulement l’ami des patrons de presse, mais il est aussi l’ami des rédacteurs en chef et des chefs des services politiques qu’il appelle tout le temps au téléphone. Sarkozy s’est aussi constitué une cour de sans-grade qui espionnent pour lui à l’intérieur des rédactions, recevant en compensation des informations exclusives ou des promesses de promotion », raconte un enquêteur connu de la presse parisienne.

Le climat est devenu tellement étouffant que ce journaliste demande non seulement que son nom n’apparaisse pas, mais que son journal ne soit pas mentionné non plus. « Je suis contraint de me méfier de mes propres collègues », déplore-t-il.

Ministre de l’Intérieur, à la tête de deux services secrets, la DST et les Renseignements généraux (RG), Nicolas Sarkozy est un homme tout-puissant.

Alors que ses « amis » journalistes sont abreuvés de scoops sur la délinquance ou sur le terrorisme, les autres rédacteurs se retrouvent au pain sec : les policiers ne leur parlent plus. Pire, ils découvrent que les Renseignements généraux ne font pas seulement des enquêtes sur les collaborateurs de Ségolène Royal, la candidate socialiste, comme Bruno Rebelle, ancien directeur de Greenpeace. Mais qu’à l’occasion, ils s’intéressent aussi à la vie privée des rédacteurs un peu trop à gauche.

« Un proche de Sarkozy vous appelle au téléphone et lâche le nom de votre maîtresse, menaçant de le faire savoir à votre épouse si vous ne devenez pas davantage conciliant avec le candidat de l’UMP », s’étrangle un journaliste du Figaro. Un proche de Sarkozy que Karl Laské, journaliste à Libération appelle carrément « le lanceur de boules puantes ».

Le livre à charge intitulé Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus (2), écrit par plusieurs journalistes parisiens sous le pseudonyme de Victor Noir, s’est vendu à plus de 25 000 exemplaires. Il est réédité en livre de poche.

Sarkozy propulse les ventes

« On montre du doigt le magazine Le Point pour ses 10 couvertures consacrées à Nicolas Sarkozy ces derniers mois. Le problème, c’est que ces 10 couvertures ont bien vendu. Les journalistes qui ne sont pas sarkozystes ne peuvent pas reprocher ce choix journalistique à leur direction », souligne François Malye, président de la Société des rédacteurs du Point.

(1) Frédéric Charpier, Nicolas Sarkozy. Enquête sur un homme de pouvoir, Editions Presses de la Cité, 304 pages

(2) Victor Noir, Nicolas Sarkozy ou le destin de Brutus , Editions Denoël, 306 pages