samedi 11 juillet 2009

Les Onze de Pierre Michon (Verdier, 2009)


La sortie d'un roman de Pierre Michon est toujours un grand moment de lecture, un plaisir rare. Le petit dernier tourne autour d'un tableau de François-Elie Corentin, représentant le Comité de Salut Public sous l'an II de la Révolution française.

La question est: qui commanda ce tableau? dans quel but? publicité ou contre-publicité?

Le tableau devient vivant sous la plume de Michon, on finirait sûrement par aller le chercher au Louvre où il serait… mais n'est pas.

Michon fait le tableau de la famille Corentin qu'il va chercher sur les bords de Loire, la tire jusqu'à la Révolution et jette le dernier rejeton dans la tempête politique du XVIII° siècle. Il devient alors le sujet d'un tableau de Géricault et le sujet de quelques pages de Michelet.

Pierre Michon saisit toujours l'âme humaine au vol, l'essence des rêves et des choses. Ce roman attrape au vol celle de la peinture politique et celle d'un peintre imaginaire. Un roman remarquable et fort.

John Adams de Tom Hooper sur HBO


Je suis en plein visionnage d'une mini série en sept épisodes consacrée par HBO en 2008 à la vie de John Adams, premier vice-président des Etat-Unis, l'un des Pères Fondateurs de la Constitution américaine.

Elle correspond au programme des L2 droit anglicistes et elle est très bien faite. Elle est inspirée de la biographie que David McCullough a consacré à John Adams.

Paul Giamatti y tient le rôle éponyme et Laura Linney celui de son épouse Abigail, femme de raison et de conseil. Les autres acteurs sont Stephen Dillane (Thomas Jefferson), Danny Huston (Samuel Adams), David Morse (George Washington), Sarah Polley (Abigail Adams Junior), Tom Wilkinson (Benjamin Franklin), Rufus Sewell (Alexander Hamilton)... Les producteurs exécutifs sont Tom Hanks et Gary Goetzman, le scénariste Kirk Ellis et le réalisateur Tom Hooper.

Cette série raconte la montée de la haine contre les Anglais, la guerre d'Indépendance (pendant laquelle Adams a levé des fonds en France et aux Pays-Bas), la création des Etats-Unis d'Amérique, la frustration de John Adams face au rôle inexistant du Vice-Président, sa propre arrivée à la Maison Blanche…


Cette série fut couverte de récompenses:

Golden Globes 2009
  • Meilleur téléfilm ou mini-série
  • Meilleure actrice dans un téléfilm ou une mini-série pour Laura Linney
  • Meilleur acteur dans un téléfilm ou une mini-série pour Paul Giamatti
  • Meilleur acteur secondaire dans une série, mini-série ou un téléfilm pour Tom Wilkinson

Emmy Awards 2008
  • Meilleure mini série
  • Meilleur acteur dans un rôle secondaire dans une mini-série ou un téléfilm pour Tom Wilkinson
  • Meilleur acteur principal dans une mini série pour Paul Giamatti
  • Meilleur actrice principale dans une mini série pour Laura Linney

Screen Actors Guild Awards 2008
  • Meilleure performance d'un acteur dans un téléfilm ou une mini-série pour Paul Giamatti
  • Meilleure performance d'une actrice dans un téléfilm ou une mini-série pour Laura Linney

Emmy Awards 2008
Meilleur scénario pour un épisode de mini série pour l'Episode : 1x2 - seconde partie : Independence

mercredi 8 juillet 2009

Oldelaf et Monsieur D: les bons vieux classiques

"Raoul mon pitbull"


"Nathalie, mon amour des JMJ"


"Le café"


"Le gros ours"


"Carla Bruni"

Sortie du dernier album d'Oldelaf et Monsieur D: Dernière chance d'être disque d'or

Une bonne nouvelle, ça se fête!

Le petit-fils d'Oedipe de Georges Brassens

Cela fait bien longtemps que je n'ai pas mis de chanson c… en ligne, alors en voici une de Georges Brassens. Malheureusement, je ne trouve pas d'enregistrement brassensien.

jeudi 2 juillet 2009

Le Sumo qui ne pouvait pas grossir d'Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel, 2009)

Persuadé que sa mère ne tient pas vraiment à lui, après le suicide de son père qui s'est épuisé au travail, le narrateur, jeune adolescent, survit en vendant de la pacotille dans la rue. Mais un jour, il est repéré par un entraîneur de sumos qui déclare voir un gros en lui. Remarque qui l'intrigue…

Il finit par accepter d'assister à un combat et découvre alors une passion pour ce sport. Il commence l'entraînement. Mais musculation, nourriture, rien n'y fait et il ne grossit pas.

Son mentor lui fait alors découvrir le bouddhisme et le zen. Le narrateur fait alors le deuil de son enfance, comprend finalement les malentendus qui l'ont éloigné de sa mère et… grossit. Il peut alors devenir adulte, peut-être lui-même père.

Sélectionné pour les "Coups de coeur pour un livre" l'an prochain, ce roman ne m'a pas vraiment plu malgré une voix narrative attachante. Je trouve qu'Eric-Emmanuel Schmitt se complaît de plus en plus dans des philosophies simplistes (religion = bien, pas de religion = pas de morale et pas de bonheur).

mardi 30 juin 2009

Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud (Livre de Poche, 1965)


A quelques jours/ semaines de la naissance de notre fille, Aliénor, je viens de finir la biographie de la reine Aliénor, Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud, une remarquable biographie qui souligne le rôle qu'a joué en Europe cette femme qui fut Reine de France avant de devenir Reine d'Angleterre, mère de Richard Coeur de Lion et de Jean sans Terre, grand-mère de rois et de reines à travers toute l'Europe. On sent poindre l'affection, l'admiration même, de l'auteur pour son sujet. Une belle biographie, une parfaire réussite.

Aliénor est le modèle même de la femme médiévale, avec plus de pouvoir qu'on ne pourrait le penser avec nos préjugés contemporains, duchesse d'Aquitaine, jalouse de son pouvoir sur cette région, véritable femme de tête, protectrice des arts (et des troubadours en particulier), conseillère politique remarquable auprès de ses époux (avec sûrement plus de jugement dans ses conseils auprès d'Henri II Plantagenêt) et de ses fils.

dimanche 28 juin 2009

Je prépare la naissance d'Aliénor en révisant mes classiques