dimanche 30 novembre 2008

Rap du 2-5 (Aldebert)



Ouaiche grand, ça va bien ? Savagnin ? Bienvenue dans le 2-5 man
Spéciale dédicace à la Chaux-de-Fond, Pierrefontaine-les-Varans, gouffre de Poudrey, source du Lison
A tous les francs-Comtois, ouvrez grand vos oreilles
Tchatche en direct de Bonnevent-Veloreille
Pour un spécial freestyle au bord du Doubs
T’es prêt grand ? Ecoute ça MC Victor Hugo
J’étais pas un frère Lumière, mais tu sais quoi,
C’est du franc-comtois premier choix
On y va ...

Refrain

Roule tout doux dans le 2-5
Tout le monde debout sur le zinc
Debout sur le zinc
Roule tout doux dans le 2-5
Allez lève ton verre et trinque



Bienvenue dans la cité du Comté et du vin blanc
Ici tout le monde a le droit de citer
Dans le vivier des bons vivants
Que tu viennes du Jura ou du Territoire de Belfort
Gloire à celui qui percera les secrets de la saucisse de Teau-mor.

Refrain

Tu sais d’où on vient nous ?
Du 2-5
Où ça ? Du 2-5 !
Joue pas les Don Quichotte
Car le fromage est l’avenir
Pour faire une bonne cancoillotte, il faut du metton qui déchire
Mettons que tu la loupes, mettons que ce soit de la soupe
Tant pis
Pour te faire pardonner, débouche un petit Chardonnay.

Refrain

baltringue

Refrain

Bien sur, j’suis du 2-5
Tu vois , c’est pour ça, ben ouais
Merci les verres, homme de paille, passe à la fruitière, y’a du vin de paille
C’est en direct que j’te colle de la fruitière viticole
Je préfère les fromages à pâte molle,
J’suis le déglingo de Mamirolle
Méfies toi du vin d’Arbois
Plus on en boit, plus on va droit
Alors si j’mendors, attends moi
Comme un mont d’or dans sa boîte en bois
Franc-comtois rends toi
Nenni ma fois, où tu vas toi ?
Tu crois quoi, j’te perce moi
J’suis de Longchaumois, j’suis né dans la forêt de Chaux
Elevé par les sangliers, man
Mon père habitait Marchaux, et il distillait la Gentiane.

Refrain

Ici c’est un peu la Hollande
Il faut bien choisir son fromage
Parce si t’embaume les dames
Du saint tricard à Baume-les-Dames.
Le 2-5 c’est pas la Guadeloupe
Il fait jamais chaud à Besac
Sous le soleil du mois d’août, on supporte l’anorak
Sous la saline d’Arc-et-Senans, il fait froid comme au Pôle Nord
Métabief grand, tu vas attraper la mort.

Refrain

Joues pas les baltringues !

Roule tout doux dans le 2-5
Tout le monde debout sur le zinc
Debout sur le zinc
Tu crois quoi baltringue
Lève ton verre et trinque
J’fais du pera comtois moi
Bien entendu

Ecoute ce son,
C’est le son du terroir
Cette région, c’est ton histoire
Monte le son
Monte le son du terroir
Qu’on l’entende de Pontarlier à Montbéliard

mardi 25 novembre 2008

Venise


Week-end à Venise en amoureux. Photos ici

vendredi 21 novembre 2008

Deaf Sentence de David Lodge


J'ai fini de lire Deaf Sentence de David Lodge (Harvill). Beau pari pour les traducteurs à qui je souhaite bien du plaisir.

Desmond Bates, talentueux et distingué Professeur de Linguistiques, devient sourd et doit alors apprendre à gérer son handicap. Il ne veut plus enseigner car il entend mal les questions de ses étudiants et perd peu à peu le goût de la recherche. Il prend alors sa retraite de manière anticipée et découvre… l'ennui le plus profond. Seules ses sorties pour rendre visite à son père âgé le forcent à sortir de chez lui.

Mais, un jour, il accepte d'aider une charmante jeune Américaine, Alex, dans ses recherches sur les lettres de suicide et… les ennuis commencent!

L'occasion de dépeindre le milieu universitaire de manière incisive, un peu méchante, mais assez réaliste.

Du David Lodge pur, drôle comme d'habitude, qui me donne envie de voir comment le traducteur de La Vie en sourdine s'en est sorti. Un point de départ pour un cours de traduction?

jeudi 20 novembre 2008

Entre les murs de François Bégaudeau (Verticales)


J'ai lu en une soirée Entre les murs de François Bégaudeau, le livre qui a inspiré le film éponyme de Laurent Cantet. Ce roman est absolument formidable. Outre les passages adaptés à l'écran, il y a un style très fort, soulignant les difficultés de discipline au jour le jour dans la vie d'un enseignant de collège et les rares moments de joie (situations drolatiques, humour pas toujours volontaire des élèves, humour très volontaire et pas toujours compris du professeur…)

Les conversations en salle des professeurs sont aussi très amusantes. 

L'humour de Bégaudeau et de son personnage fait un peu oublier à quel point la situation, au fond, est triste, à quel point certains enfants partent avec un lourd handicap dans la vie.

Mais, par dessus tout, c'est l'écho de mon année scolaire à Châtenay-Malabry, sur la Butte Rouge, que j'ai aimé. La frustration de ces instants paraît moins forte quand on sait qu'elle est partagée.

mardi 18 novembre 2008

Ainsi soit-elle de Benoîte Groult (Grasset)


Je viens de finir Ainsi soit-elle de Benoîte Groult. Ces pages dénoncent la condition féminine et le machisme ambiant en France (en particulier dans le milieu politique.)

Ce livre est un hymne féministe vibrant. Publié en 1975, il montre combien les choses ont peu évolué quand on pense aux insultes machistes qui ont fusé, et ce parfois au sein de son propre parti, lorsque Ségolène Royal s'est présentée aux Présidentielles.

Mais, par delà la dénonciation, Benoîte Groult y fait un hommage touchant aux hommes qui aiment vraiment les femmes, et en particulier à Paul Guimard, son mari aujourd'hui défunt.

J'ai trouvé cet essai absolument formidable et fort. Il rend à chacune la fierté d'être née femme.

mardi 11 novembre 2008

lundi 10 novembre 2008

Moi, Anastasia d'Alona Kimhi


Je viens de finir la lecture de Moi, Anastasia d'Alona Kimhi. Il s'agit de quatre récits, centrés autour de quatre femmes narratrices (dont la petite Anastasia, déracinée de Russie pour venir en Israël et qui doit supporter un beau-père pervers.)

Le ton de ces quatre nouvelles est fort, souvent teinté d'humour (mais pas toujours), bouleversant (surtout le dernier qui est la parole d'une boulimique.) Les quatre narratrices sont attachantes, énervantes, adorables et têtes à claques. 

Je recommande ces nouvelles à toutes les femmes en quête de personnages de fiction féminins forts et modernes, à tous les fans d'Alona Kimhi, à tous les amoureux de la littérature.

samedi 8 novembre 2008

Mesrine: L'instinct de mort de Jean-François Richet




Hier, cinéma à Montparnasse pour aller voir Mesrine: L'instinct de mort de Jean-François Richet, avec Vincent Cassel, Cécile de France, Gérard Depardieu, Michel Duchaussoy, Myriam Boyer, Gilles Lellouche, Roy Dupuis…

Contrairement aux craintes exprimées ça et là, le film est loin de montrer Mesrine sous un jour particulièrement positif: en effet, si l'on nous montre comment il a pu devenir aussi violent à cause de la Guerre d'Algérie, on découvre un personnage profondément raciste et misogyne. Par contre, on ne saurait nier son audace et son courage physique. Sa dénonciation des conditions de détention en France et, dans cet épisode, au Canada est parfaitement compréhensible. 

Même si le personnage est souvent effrayant, son séjour dans les geôles canadiennes est un moment fort et son évasion un vrai plaisir pour le spectateur qui ne peut s'empêcher de lui souhaiter une bonne route.

La froideur avec laquelle il abat ensuite deux rangers qui l'ont reconnu dans une forêt tempère cependant très rapidement cet enthousiasme.

J'ai beaucoup aimé ce film, trouvé Vincent Cassel éblouissant et apprécié l'énergie de ce film. J'attends le second volet de pied ferme.



vendredi 7 novembre 2008

Je fais la tête

Pour les élections du PS, c'est la motion E de Ségolène Royal qui a pris la tête. "When will they ever learn?" (Naturellement, j'ai voté pour la motion A de Bertrand Delanoë dont j'étais l'une des signataires en Seine-et-Marne.)

mercredi 5 novembre 2008

The Last King of Scotland de Giles Foden


Je viens de lire Le dernier roi d'Ecosse de Giles Foden (qui fut récemment adapté au cinéma) et je suis tombée sous le charme de ce roman fort, avec un ton passionnant. Le narrateur est Nicholas Garrigan, le médecin personnel d'Amin Dada. Il parle de son expérience, entre horreur et fascination, au côté du dictateur ougandais.

Petit à petit, Garrigan ne peut plus ignorer les tortures, les exécutions (il fait d'ailleurs lui-même un bref séjour dans les geôles d'Idi Amin.)

Au moment de son retour quelque peu forcé en Grande Bretagne, il aura des comptes à rendre puisqu'il sera accusé d'avoir secondé Idi Amin dans un attentat terroriste.

Le ton devient de plus en plus grinçant. De simplement fou et plutôt drôle, Idi Amin devient de plus en plus dangereux. L'atmosphère est de plus en plus pesante.

Un roman très réussi, à ne pas manquer.

lundi 3 novembre 2008

"Hey little Sparta" de Cory Williams

"Le vilain petit zozio" des Ramon Pipin's Odeurs

Vilain petit zozio
Perché sur la Branbranche
Il a fait son caca
Sur mon Duffle CoaCoat
Maintenant j'ai une grosse
Tâtâche sur la manmanche
Le cieciel est tout bleu
Blanblanche est sa crocrotte

Vilain petit zozio
Pourquoi est-ce que tu as fait ça ?
Tu as un joli bebec
Et de bien belles pluplumes
Maintenant me voilà
Bien fâché contre toi
C'est ma maman à moi
Qui m'a acheté ce costume

Vilain petit zozio
Tu es un drôle de coquin
Dans les feuilles tu te caches
Dans les feuilles tu te dissimules
Si j'arrive à t'attraper
Au coup comme un gredin
Sois bien sûr vilain petit zozio
Que je t'encucule.

dimanche 2 novembre 2008

Léonie est en avance de Feydeau à la Comédie des Trois Bornes

Bonne mais bien trop courte soirée hier à la Comédie des trois Bornes où nous sommes allés voir Léonie est en avance de Georges Feydeau.

Léonie s'apprête à accoucher au bout de huit mois de mariage. Ses parents sont aux cent coups car ils craignent la rumeur. Son mari est attentif à elle, se soumet à ses moindres caprices et la sage-femme est un sacré numéro.

Malheureusement, la pièce ne dure qu'une heure…

lundi 27 octobre 2008

Entre les murs de Laurent Cantet




Nous sommes allés hier à Lieusaint pour voir la Palme d'or de cette année, Entre les murs de Laurent Cantet, d'après le livre de François Bégaudeau (qui y tient le rôle du professeur de français.)

Ce film décrit l'année scolaire d'un professeur de français et de ses élèves de 4ème dans un collège du 20ème arrondissement de Paris. Les élèves tiennent leur propre rôle qu'ils ont eux-mêmes aidé à créer, nuancer, modifier, romancer. Ils ont vraiment tous bien mérité leur Palme d'or.

J'ai trouvé ce film absolument bouleversant, probablement parce que j'ai moi-même enseigné dans un collège difficile, Léonard de Vinci à Châtenay-Malabry.

J'ai été bouleversée par certaines histoires (celle de Wei par exemple) et très énervée par l'attitude du professeur qui m'a rappelé certains collègues qui trouvaient toujours des excuses pour nos 4ème, et comme ces chers petits testaient les limites, l'année suivante, ils étaient intenables. L'histoire de Souleymane est d'ailleurs tout à fait représentative de cela. Le professeur laisse passer un incident et, la fois suivante, l'enfant est encore plus violent et l'une de ses camarades est blessée.

Ce film est une belle représentation de ce qui se passe vraiment dans nos écoles, avec son lot de petites reculades, mais aussi de jolies avancées, de moments frustrants et de beaux instants (les premiers dépassant de loin les second en nombre, hélas!)

Il est un bel hommage à mes collègues qui font un travail formidable dans des conditions parfois un peu pénibles.

Les problèmes de communication sont bien soulignés (imparfait du subjonctif contre verlant par exemple) et les frustrations du corps enseignant face aux problèmes trop multiples sont parfaitement rendues. Le passage où l'un des professeurs pète les plombs en salle des professeurs et se lance dans une diatribe (trop) enflammée contre ses élèves m'a rappelé bien des souvenirs.

dimanche 26 octobre 2008

Montereau-Fault-Yonne


Promenade en fin d'après-midi hier à Montereau-Fault-Yonne où la Seine se jette dans l'Yonne et non l'inverse. Ci-dessus, on voit bien la Seine (à gauche, une pile de pont) et l'Yonne (à droite, deux piles de pont.)

vendredi 24 octobre 2008

Le Crime est notre affaire de Pascal Thomas, avec Catherine Frot, André Dussollier, Claude Rich, Christian Vadim, Chiara Mastroiani, etc.





Pascal Thomas continue, avec le même succès, sa promenade dans l'oeuvre d'Agatha Christie avec ce fabuleux Le Crime est notre affaire, deuxième volet des aventures des Beresford après Mon petit doigt m'a dit.
Une pléiade d'acteurs jouent dans ce merveilleux bijou d'humour: Catherine Frot, André Dussollier, Claude Rich, Christian Vadim, Chiara Mastroiani, Melvin Poupaud, Alexandre Lafaurie, Hippolyte Girardot, Annie Cordy, Yves Alfonso, etc.

Commençons vite fait par les quelques bémols (sur des points de détail) que j'ai:

1) Au générique on prétend qu'il s'agit d'une adaptation de Partner's in Crime. Or ce livre s'appelle Partners in Crime et ce n'est pas la peine d'étaler sa nullité en anglais sur un immense écran. Ensuite, si les personnages principaux sont bien ce de ce recueil de nouvelles, l'histoire est celle du Train de 16h50 ou 4:50 from Paddington pour ceux qui parlent vraiment anglais.) Miss Marple et Lucy Eyelesbarrow disparaissent au profit de Tummy et Tuppence Bresford (Belisaire et Prudence Bresford dans la version de Pascal Thomas).

2) L'une des répliques d'André Dussolier comporte une faute de français épouvantable ("n'est pas sans manquer de" utilisé pour "n'est pas sans avoir du")

3) Les vilains scénaristes ont volé ma blague préférée pour finir le film (la fameuse plaisanterie sur Holmes et Watson faisant du camping), ce qui fait que c'était moins drôle pour moi. Comme, en décembre 2001, cette blague avait été désignée blague la plus drôle au monde par un groupe de scientifiques spécialistes de l'humour, on doit être un certain nombre pour qui la fin n'était pas une surprise.



Passons à présent aux compliments qui seront bien plus nombreux: l'histoire est enlevée, bien traitée, drôle, avec moult clins d'oeil (dont au fameux passage de Sept ans de réflexion où la jupe de Marilyn s'envolait.) Les acteurs prennent un plaisir évident à jouer ensemble; Claude Rich est époustouflant en vieil avare grincheux et libidineux et le scénario est superbement bien construit à partir d'un roman que tout le monde connaît mais auquel on rajoute tant d'humour que cela n'a aucune importance.

Bref, la suite, la suite! (sur l'air des lampions.)

jeudi 23 octobre 2008

Le Cantique de l'apocalypse joyeuse d'Arto Paasilinna (Denoël) traduit par Anne Colin du Terrail


Je viens de finir Le Cantique de l'apocalypse joyeuse d'Arto Paasilinna (Denoël), traduit avec le talent habituel dont elle fait preuve par Anne Colin du Terrail.

A sa mort, Asser Toropainen, "grand brûleur d'églises", bouffe-curés, communiste, lègue une somme importante pour fonder une église. Son petit-fils Eemeli Toropainen va se charger de l'entreprise et installer le bâtiment de taille assez imposante dans les forêts de Kainuu.

L'histoire se déroule entre la fin du XX° et le début du XXI° siècle. Le monde tourne au chaos, la famine règne, les apatrides errent de pays en pays, New York croule sous les déchets et la petite communauté, fort décriée lors de sa création, va vite attirer du monde (bien délirant naturellement!)

Continuant à critiquer la société de consommation, la pollution, Paasilinna se promène de roman en roman en proposant des utopies toutes plus ébouriffantes les unes que les autres. Chacun de ses romans est un plaisir attendu, une jubilation infinie, une langue merveilleuse (donc rendons hommage à sa traductrice!)

mercredi 22 octobre 2008

Un Homme à part de Gilles Perrault (Barrault, 1984)


Suite à un excellent documentaire sur Planète, j'ai emprunté Un Homme à part de Gilles Perrault (Barrault, 1984). Gilles Perrault y traite de la vie et du meurtre le 4 mai 1978 d'Henri Curiel, champion du tiersmondisme, qui a tenté d'inciter Palestiniens et Israéliens à s'asseoir à la même table et .

Le Point l'avait décrit comme un traître à sa patrie, un agent du KGB, un terroriste. Gilles Perrault décrit le parcours de cet homme passionnant, fils d'un banquier juif égyptien. Il avait oeuvré au sein du parti Communiste égyptien avant de devoir quitter son pays en 1950.

Il avait soutenu les indépendantistes algériens, ce qui explique à quel point il était peu populaire dans certains milieux en France. Cet essai est passionnant, comme la plupart des travaux de Perrault.

mardi 21 octobre 2008

La Force du passé de Sandro Veronesi (Plon) Traduit de l'italien par Nathalie Bauer


Je viens de lire un excellent roman policier, La Force du passé de Sandro Veronesi. Gianni, un écrivain pour la jeunesse, vit à Rome. Peu après le décès de son père qu'il considérait au mieux comme un Démocrate Chrétien bon teint, au pire comme un fasciste, Gianni est approché par un inconnu qui tente de l'enlever, puis le retrouve, lui présente des excuses et lui annonce de but en blanc que son père était en fait un agent du KGB.

La vie de Gianni va dès lors être bouleversée. Il va découvrir que sa famille est bien différente de ce qu'il croyait, que sa femme a peut-être été infidèle et que le héros de ses romans pour enfants, Pizzano Pizza, prend son indépendance.

La Force du passé de Sandro Veronesi est un roman drôle, que l'on dévore en deux heures sans s'arrêter. Son narrateur est attachant et la fin du roman particulièrement réussie.

Ce roman a été couronné du Prix Campiello et du Prix Viareggio Repaci en 2000.

lundi 20 octobre 2008

"Casse toi pov con"

Murder, London-New York de John Creasey


Lu très rapidement aujourd'hui, Murder, London-New York de John Creasey. Une jeune femme est tuée à Londres, le visage sauvagement lacéré. Peu de temps après, un vieil homme est assassiné dans des circonstances similaires à New York. Bof… Histoire assez traditionnelle, un peu bateau, je me suis quelque peu ennuyée.

L'Approbaniste d'André Billy (Flammarion, 1937)


Profitant d'une vilaine angine, j'ai lu
L'Approbaniste d'André Billy (Flammarion, 1937).
Guillaume Feuvée, pour pouvoir accéder à une éducation gratuite, est envoyé au collège de la Providence, dans l'Ecole apostolique qui prépare les missionnaires jésuites. Toutefois, si sa foi est réelle, il n'a pas vraiment la vocation et s'intéresse plus à la poésie.

Devenu approbaniste (avant de devenir éventuellement congréganiste), il ne parvient pas à appliquer son talent poétique à des sujets religieux, au grand dam du Père de Maulny qui a lui-même sacrifié sa plume à sa vocation religieuse et qui reconnaît dans le jeune Feuvée un vrai espoir littéraire.

Toujours aussi merveilleusement désuet…

Yves Jamait, "C'est pas la peine" et "Le Coquelicot"

On vient de me faire découvrir ceci:




(pas vraiment con)

samedi 18 octobre 2008

La Périchole

J'ai chanté La Périchole ce soir lors de la soirée du Choeur du Balory (mais moins bien, bien sûr)



Marie-Françoise Bounadi avons aussi fait un petit choeur sur "Les forçats du gosier" de Chanson Plus Bifluorée (parodie de "Vois sur ton chemin") que nous avons dédié à notre chef.

jeudi 16 octobre 2008

Jean-Paul Dubois, John Le Carré et Jean-Christophe Grangé à La Grande Librairie

Jean-Christophe Grangé était sur France 5 ce soir (je n'aime pas du tout cet écrivain, mais chacun ses goûts) à La Grande Librairie.
Visiblement, son dernier roman est inspiré par ceci:


John Le Carré, que j'aime beaucoup par contre, était également interviewé, chez lui, en Cornouailles (j'ai visité cette région d'Angleterre alors que j'avais 17 ans et j'en garde une nostalgie profonde).

A noter aussi, la présence sur le plateau de Jean-Paul Dubois, écrivain toulousain, dont j'adore l'oeuvre et dont j'ai la ferme décision de lire le dernier roman.

Madame d'André Billy


Je viens de finir la lecture de Madame d'André Billy. Ce roman décrit les affres du Père Le Dréau, ancien dramaturge, retiré au monastère après bien des déconvenues (dont une aventure sentimentale ratée avec une actrice). Il y tombe sous l'influence de Madame, qui dirige le couvent proche. Cette femme, à la forte personnalité, le conseille dans ses choix.

Mais un jour, un ancien ami du Père, Patrice Faur, vient lui rendre visite pour lui demander l'autorisation de monter une pièce écrite avec Letheil, Le Sang de la lance. Or, Letheil était l'oncle de Madame. Sur les conseils de celle-ci, Le Dréau monte à Paris pour y rencontrer les acteurs (dont Stéphanie, son ancienne maîtresse) et voir les décors. Lorsqu'il découvrira que la pièce est montée avec les fonds du nouvel amant de Stéphanie, il devra se montrer à la hauteur de sa nouvelle réputation de religieux. Le défi sera de taille.

Ce roman, un peu suranné, a beaucoup de charme. Je l'ai trouvé bien construit, bien écrit et très intéressant (publié en 1954, ce roman semblait parler d'une autre planète.)

mercredi 15 octobre 2008

Exposition Sherlock Holmes en bulles à la Médiathèque de Melun


Un petit saut à l'exposition "Sherlock Holmes en bulles" à la Médiathèque Astrolabe de Melun… Un peu court, mais pas mal fait. Même s'il manque Bonte, par exemple (des bandes dessinées de Croquet et Bonte.)

Voici quelques images…
La conférence de Bob Garcia, "Tintin à Baker Street" , autour des univers de Tintin et Sherlock Holmes, aura lieu le mercredi 29 octobre 2008 à 15h30.

mardi 14 octobre 2008

Coup de coeur pour une oeuvre: Pèlerin parmi les ombres, présenté par Dominique Pilon


Dominique Pilon, fils de Veno Pilon, présentait aujourd'hui Pèlerin parmi les ombres de Boris Pahor à la Médiathèque Astrolable de Melun.

Il a longuement parlé de la situation de Trieste, de son histoire compliquée, de son annexion à l'Italie après la Première Guerre Mondiale, de la persécution des Slovènes par les Chemises brunes dès 1920, de la résistance de Pahor, de son combat pour les langues minoritaires.

Il a également parlé de son amitié pour Pahor. Bref, cette présentation fut particulièrement enthousiaste, enrichissante et touchante. Il a également fait circuler des catalogues des oeuvres de Zoran Music et Lojze Spacal, autres artistes slovènes qui défendent leur culture, la couleur de leur pays. Music a peint les camps, d'où le lien évident avec Pahor.

Merci à Dominique Pilon pour cette présentation enrichissante.

Concert de Michel Portal, Bojan Z, Bruno Chevillon et Joey Baron


Nous nous sommes rendus hier soir au Théâtre des Champs Elysées pour y voir un quartet exceptionnel: Michel Portal (clarinette, saxophone, bandonéon), Bojan Z (piano, clavier), Bruno Chevillon (contrebasse) et Joey Baron (batterie).

Le concert était absolument fantastique: Portal et Chevillon produisent des sons extraordinaires et étranges, le quartet s'entend fabuleusement bien et leur plaisir de jouer ensemble était palpable. Je suis une fan de Bojan Z, donc j'étais aux anges de le voir intégrer ce quartet Michel Portal.

La soirée fut absolument fabuleuse. Quand on est amateur de jazz, c'était une soirée à ne pas manquer.

lundi 13 octobre 2008

Van Gogh et Monticelli, cousins à la mode provençale

"Comme il vous plaira" de Monticelli

Annette Gélinet, conférencière de la ville de Melun, présentait aujourd'hui un travail sur Adolphe-Joseph Monticelli intitulé "Van Gogh et Monticelli, cousins à la mode provençale". Elle partait de l'exposition Van Gogh/Monticelli qui se tient actuellement à Marseille. La conférencière traitait de l'oeuvre de Monticelli pour montrer en quoi il avait inspiré Van Gogh, héritage que ce dernier revendiquait.

Elle a remarquablement bien analysé les influences que Monticelli a subies (Degas, Ziem, Diaz de la Peña, etc.), puis la façon dont il s'est forgé un style bien particulier, avec un travail sur la matière (brosses courtes, coupées, plus dures, travail au chiffon et au doigt, etc.)

L'analyse des couleurs était particulièrement réussie, attirant l'attention sur les taches vives, souvent de couleurs primaires ou de blanc, qui marquent les paysages de Monticelli.

Bref, comme toujours, Annette Gélinet sait faire aimer ses sujets…


"Paysage de Provence"

samedi 11 octobre 2008

Pèlerin parmi les ombres de Boris Pahor


L'UIA et la Médiathèque de Melun, suite au Printemps slovène cette année, ont mis
Pèlerin parmi les ombres de Boris Pahor au programme de leur Coup de Coeur pour une oeuvre de mardi prochain.

Il s'agit du récit, par un survivant des camps de concentration, de ses années entre les mains des nazis. Revenant quarante ans après la fin de la guerre au camp du Struthof, un Slovène, au milieu des touristes, se sent en décalage par rapport aux personnes qui l'entoure.

Il revit alors la violence de la faim, des coups, de la misère, de la maladie. Il parle avec force de la douceur d'une douche chaude… chauffée par les cadavres des camarades morts, brûlés dans les fours crématoires.

Boris Pahor fut envoyé au Struthof; puis, avec l'avancée des alliés, il dut, comme bien d'autres, reculer vers Dachau et Bergen-Belsen. 

J'avais tenté de lire Printemps difficile il y a plusieurs mois et je n'avais pas accroché du tout. Pèlerin parmi les ombres est, par contre, beaucoup plus fort, absolument bouleversant.

La jeune captive du Pathet Lao de Souvannavong V. (fayard, 1993)


Je viens de finir de lire La jeune captive du Pathet Lao de Souvannavong V. (Vongprachanh) que j'avais emprunté à la Bibliothèque de Fels. Il s'agit du récit autobiographique des années de captivité d'une jeune Laotienne arrêtée dans son lycée en 1975 (alors qu'elle n'avait que 15 ans) pour raisons politiques. Elle passa deux années en camp de rééducation sans pouvoir donner la moindre nouvelle à sa famille.

Elle faisait partie d'un parti politique modéré, le Lao Houam Sapham (parti de l'union lao), dirigé par Bong Souvannavong qui disparut aux mains de ses geôliers communistes. Mais les opinions de la jeune fille n'eurent pas l'heur de plaire aux communistes. Battue, maltraitée, elle vécut dans des conditions misérables, passant d'un camp à l'autre.

Elle parvint finalement, après sa libération, à fuir en Thaïlande d'où elle put, grâce à des soutiens efficaces, partir vers la France (elle retrouva sa mère là-bas.)

Souvannavong V. rédige ici un cri en faveur de la démocratie et un rejet de la violence et de l'humiliation d'autrui. Ce texte fort est absolument bouleversant. Je l'ai lu d'un trait et n'ai pu dormir avant d'avoir tourné la dernière page.

lundi 6 octobre 2008

Chorale


Aujourd'hui, répétition du Choeur du Balory (comme tous les lundis soirs d'ailleurs).

Voici une photo de la soirée.

jeudi 2 octobre 2008

Le Décalogue


J'ai fini de lire
Le Décalogue très rapidement. C'est vraiment bien et la fin est très inattendue… Le tome XI est, par contre, un peu de trop.

mardi 30 septembre 2008

Contes populaires du Cambodge, du Laos et du Siam d'Auguste Pavie


Je le disais bien: la Bibliothèque de Fels est la caverne d'Ali Baba. Je suis en train de lire un recueil de contes du Cambodge, du Laos et du Royaume de Siam, publié en 1903 par Auguste Pavie. Mélange de récits de voyages et de contes recueillis auprès des Indochinois, ce livre est passionnant. Les contes sont souvent d'une cruauté terrible (avec cruauté, torture ou cannibalisme à la clef.)

Je retrouve le plaisir des contes de mon enfance. La présentation par Auguste Pavie du contexte dans lequel on lui a raconté chaque récit est un vrai plaisir de lecture, un vrai voyage à travers les pages.

Décalogue


J'ai fini de lire les tomes 3 à 6 du
Décalogue. On remonte le temps. Nahik passe de mains en mains, des combats des Arméniens aux Monastères des Météores en Grèce. On change de dessinateur de tome en tome (par contre, je ne vois pas trop pourquoi car il demeure une certaine unité dans l'illustration.)

Donc, je repars cette semaine à la Médiathèque pour emprunter la suite…

lundi 29 septembre 2008

Middle Class Murder de Bruce Hamilton


La Bibliothèque de Fels (de l'Institut Catholique de Paris) est un lieu étrange. On n'y trouve pas grand chose en matière de littérature contemporaine, mais, si on fouille bien le catalogue, on peut découvrir de petits bijoux anciens. C'est exactement ce qui s'est passé avant les vacances. J'ai pu ainsi emprunter Middle Class Murder de Bruce Hamilton (1938), un petit trésor de roman policier.

Tim Kennedy est un dentiste de province. Grâce à la Première Guerre Mondiale, sa concurrence a été éliminée au Front. Il a épousé Esther qu'il pense être une relativement riche héritière. Mais, depuis un accident, elle est défigurée et handicapée. Et Alma Shepherd, une jolie et jeune divorcée qui s'est installée, ferait une épouse idéale… Une seule solution: se débarrasser d'Esther. Tim Kennedy se penche sur plusieurs possibilités: faire croire à un suicide (mais sa femme devient de plus en plus enjouée, personne ne le croirait) ou à un accident (bien meilleure idée!)

Mais, une fois le crime commis, rien ne va comme prévu et les catastrophes s'enchaînent… Ce roman policier est drôle, enlevé, et… introuvable. Avis aux éditeurs!

dimanche 28 septembre 2008

Braderie de Melun


Nous revenons de la braderie de Melun: beaucoup de monde, pas formidable pour moi qui ai une véritable phobie de la foule. On y vendait un peu de tout, nous avons acheté de l'encens (dont une nouvelle variété qui s'inspire de "Angel" de Thierry Mugler.)

Nous avons ensuite fait une promenade (plus solitaire) autour de l'Ile Saint-Etienne. Les cygnes sont désormais très nombreux, surtout aux deux pointes de l'île.


Les Adieux à la Reine de Chantal Thomas


Je viens de finir de lire
Les Adieux à la Reine de Chantal Thomas (Prix Femina 2002). Madame Laborde est la lectrice adjointe de Marie-Antoinette. C'est par ses yeux et sa narration à la première personne que le lecteur découvre l'ambiance qui devait régner à la Cour de Versailles en juillet 1789 (du 14 au 17 plus précisément.)

La Reine envisage de fuir avec sa famille, y renonce à la dernière minute, fait partir sa favorite, Gabrielle de Polignac et demande à Mme Laborde de l'accompagner. Ces journées sont tellement extraordinaires (au sens étymologique du terme) que les courtisans perdent leurs bonnes manières et les domestique toute retenue. La révolte gronde, on ne pense plus qu'à sauver sa peau.

Le tableau de la Cour en juillet 1789 est assez vraisemblable, et donc intéressant. Le personnage de Mme Laborde, qui a vraiment existé mais dont on ne sait pas grand chose, fait sa propre révolution en prenant la parole depuis sa retraite autrichienne. C'est elle qui racontera la Révolution, vue par les privilégiés. Enfin, les petits privilégiés car être lectrice adjointe est loin d'être une sinécure.

Toutefois, le récit demeure assez classique, intéressant sans être passionnant. J'ai trouvé ce roman bien, mais sans plus. Pas vraiment révolutionnaire…

samedi 27 septembre 2008

Beau travail: Carte blanche au réalisateur Jean-Marc Moutout (Médiathèque Astrolabe de Melun)


Nous sommes allés voir
Violence des échanges en milieu tempéré de Jean-Marc Moutout, avec Jérémie Renier, Laurent Lucas, Cylia Malki… L'Astrolbe organise en effet une Carte Blanche à ce réalisateur qui présentera un certain nombre de films de fiction et de documentaires. Le thème de cette carte blanche est le monde du travail.

Son film ouvrait donc logiquement le bal hier soir.

Il tourne autour du monde des consultants. A 25 ans, Philippe obtient un premier poste chez MacGregor Consulting, un cabinet prestigieux. Dans le métro, il rencontre Eva, jeune mère célibataire, qui travaille également à la Défense, en intérim. Ils se lancent alors dans une relation suivie et sérieuse.

Sa première mission consiste à auditer une usine avant rachat (et restructuration.) Il doit alors préparer le terrain pour des licenciements. Ses premiers doutes, relayés par Eva, font bientôt laisser place à une obéissance aveugle à ses supérieurs.

Ce film est un beau témoignage sur la sauvagerie impitoyable du monde du travail actuel. Il est très fort et je l'ai beaucoup aimé.



vendredi 26 septembre 2008

Obama sur McCain



Cette nuit, les Républicains de la Chambre des Représentants ont mis en échec le plan de Bush pour éviter la faillite du système bancaire américain. La haine viscérale des Républicains pour toute intervention du gouvernement fédéral dans les affaires des citoyens va peut-être couler le pays.

Et pendant ce temps, McCain ne veut pas débattre avec Obama… Cela en dit long.

Sarah Palin

Désolée, Sonia, mais j'ouvre la chasse à Sarah Palin:

1) Elle a prétendu que son petit-fils était son fils:


2) Troopergate


3) Elle se fait exorciser (si si!)

Le Décalogue II: La Fatwa de Giroud et De Vita (Glénat)



Une nouvelle version du Crime de l'Orient Express? En quelque sorte… En effet, l'histoire commence à la Gare de l'Est où une troupe de danseurs se produisent avant d'embarquer dans l'Orient Express où ils proposeront un spectacle à chaque halte. Aline, l'une des danseuses, est violemment prise à partie par son compagnon, Merwan Khadder, un islamiste intégriste qui ne tolère pas que son amie se montre peu vêtue en public.

Il la suit dans le train où il reconnaît l'écrivain Halid Riza sur qui pèse une fatwa et une récompense de deux millions de dollars pour qui l'exécutera. Merwan décide de passer à l'action. Mais, suite à une conversation avec Riza, il découvre le texte de Nahik et le Décalogue qui l'accompagne. Il est bouleversé. Cependant, suite à un geste maladroit de Riza, ce dernier meurt d'une balle tirée par sa propre arme.

Merwan Khadder devient un héros malgré lui. On l'envoie même avec Latifa former les kamikazes en Algérie. Les doutes qu'il exprime pendant le trajet en bateau font de lui une menace pour ses camarades.

J'ai moins aimé ce volume que le précédent, mais j'ai tout de même trouvé que l'intrigue était bien construite.

Seulement l'amour de Philippe Ségur (Buchet-Châstel)


Hier soir, j'ai achevé la lecture de Seulement l'amour de Philippe Ségur. Ce roman est particulièrement réussi. Hippolyte Sicher est un neuropsychiatre réputé. Il entretient une liaison avec sa secrétaire, a un ami absolument formidable et fantasque, adore la musique et se soigne grâce à la phytothérapie.

Une seule ombre au tableau: le jour de son mariage, il a abandonné la femme dont il était très amoureux. Mais il découvre par hasard qu'il peut remonter le temps grâce à des expériences sensorielles (en écoutant Depeche Mode ou en sentant "Poison" de Dior). Il cherche alors à analyser la raison de cette rupture. Pourquoi a-t-il agi ainsi?

Dans un premier temps, il assiste en spectateur impuissant aux aventures du jeune Hippolyte Sicher. Il ne peut intervenir pour modifier le cours du temps. Puis, il parvient à influencer Hippolyte à 24 ans. Mais ce ne sera pas sans risque pour lui-même et les autres.

J'ai trouvé ce roman à la fois poétique et intéressant, bien écrit, bien construit, un vrai page turner. A lire absolument…

jeudi 25 septembre 2008

Le Décalogue I: Le Manuscrit de Giroud et Béhé (Glénat)


J'ai lu hier Le Décalogue I: Le Manuscrit de Giroud et Behe (Glénat), emprunté à la médiathèque de Melun.

A Glasgow sévit un dangereux serial killer. Le narrateur du récit, Philip Broemecke, vit dans cette ville et travaille pour une maison d'édition. Sa fiancée, Gwen, lui reproche sans cesse de ne jamais finir le roman qu'il écrit, de ne pas s'engager plus dans leur relation, de ne pas envisager de fonder une famille… et elle le quitte.

Mais un jour, une vieille dame remet à Broemecke un vieux manuscrit de 1814, Nahik, qu'elle a découvert dans une vieille malle à la mort de sa mère. En sortant du bureau de Broemecke, elle est renversée par une voiture et meurt. Philip s'approprie alors le texte et le publie sous son nom. La critique crie au génie, Gwen lui revient et Broemecke doit alors faire ses preuves. C'est également sans compter sur la malédiction de Nahik: il en existe une autre copie et sa propriétaire décide de faire chanter Broemecke.

J'ai décidé de lire cette bande dessinée par hasard et je suis ravie d'avoir commencé cette série, que je vais continuer. Le suspense est bien construit, les dessins mystérieux… une belle découverte.

mercredi 24 septembre 2008

Autoportrait à l'ouvre boîte de Philippe Ségur (Buchet-Chastel)


Je viens de finir la lecture d'Autoportrait à l'ouvre boîte de Philippe Ségur. Un peu moins fort que Poétique de l'égorgeur, ce roman est toutefois un beau roman.

Le jour de ses vingt ans, en mai 1984, Marc Flanders fait le bilan de sa vie, vécue sous l'influence de son parrain disparu à vingt ans dans un accident en Allemagne. Il se sent condamné à reproduire le schéma familial qui veut qu'à chaque génération, un homme disparaît avant ses vingt-et-un ans. Marc est donc persuadé que le jour de son anniversaire sera le dernier de sa vie. Il rédige alors un mémoire sur sa vie, sur celle de son oncle et parrain et il s'enfonce irrémédiablement dans l'altérité extrême de la vie. Son existence lui échappe…

Ce curieux récit en forme de testament est un très beau texte.

mardi 23 septembre 2008

Cara Black à l'American Library in Paris


Nous sommes allés voir une discussion avec Cara Black à l'American Library (co-organisée avec WICE). Cara y a parlé de son personnage principal, Aimée Leduc, de la parution récente en français de Meurtre au Sentier et de la parution aux Etats-Unis de Murder in the rue de Paradis.

Elle a parlé de son amour pour Paris où elle vient en visite deux fois par an, de sa parenté intellectuelle avec Sue Grafton à laquelle elle est souvent comparée, de sa manière de faire des recherches (elle passe des heures à interviewer des Parisiens, des policiers, des personnes de la brigade fluviale, etc.) Elle parle à tous ceux qui veulent bien lui consacrer un peu de temps (et elle les invite à déjeuner ou à prendre un pot.)

Photos ici.

dimanche 21 septembre 2008

My First Sony de Benny Barbash, traduit de l'hébreu par Dominique Rotermund (Zulma)


Yotam et sa famille vivent en Israël. Sa mère, d'origine argentine, se lamente des incartades amoureuses de son mari. Et un jour, celui-ci part pour vivre avec Mikhal. Sur son magnétophone Sony, offert par son père, Yotam enregistre les moments heureux et les instants tragiques de sa vie et de celle des autres. Il les commente, de son point de vue d'enfant.

Il décrit les disputes de ses parents, ses relations avec son frère et sa soeur, le destin de Noé qui est un rescapé des camps, la vie de Maya qui vit avec deux hommes…

Se dessinent en filigrane les débats religieux et politiques de 60 ans d'Histoire en Israël (la mère du narrateur est progressiste, son oncle Abraham est très orthodoxe au contraire…)

Le décalage du récit par un enfant d'une dizaine d'années est particulièrement amusant et touchant à la fois. Ce roman est un très beau texte, la fin est étonnante.