samedi 11 juillet 2009

Les Onze de Pierre Michon (Verdier, 2009)


La sortie d'un roman de Pierre Michon est toujours un grand moment de lecture, un plaisir rare. Le petit dernier tourne autour d'un tableau de François-Elie Corentin, représentant le Comité de Salut Public sous l'an II de la Révolution française.

La question est: qui commanda ce tableau? dans quel but? publicité ou contre-publicité?

Le tableau devient vivant sous la plume de Michon, on finirait sûrement par aller le chercher au Louvre où il serait… mais n'est pas.

Michon fait le tableau de la famille Corentin qu'il va chercher sur les bords de Loire, la tire jusqu'à la Révolution et jette le dernier rejeton dans la tempête politique du XVIII° siècle. Il devient alors le sujet d'un tableau de Géricault et le sujet de quelques pages de Michelet.

Pierre Michon saisit toujours l'âme humaine au vol, l'essence des rêves et des choses. Ce roman attrape au vol celle de la peinture politique et celle d'un peintre imaginaire. Un roman remarquable et fort.

John Adams de Tom Hooper sur HBO


Je suis en plein visionnage d'une mini série en sept épisodes consacrée par HBO en 2008 à la vie de John Adams, premier vice-président des Etat-Unis, l'un des Pères Fondateurs de la Constitution américaine.

Elle correspond au programme des L2 droit anglicistes et elle est très bien faite. Elle est inspirée de la biographie que David McCullough a consacré à John Adams.

Paul Giamatti y tient le rôle éponyme et Laura Linney celui de son épouse Abigail, femme de raison et de conseil. Les autres acteurs sont Stephen Dillane (Thomas Jefferson), Danny Huston (Samuel Adams), David Morse (George Washington), Sarah Polley (Abigail Adams Junior), Tom Wilkinson (Benjamin Franklin), Rufus Sewell (Alexander Hamilton)... Les producteurs exécutifs sont Tom Hanks et Gary Goetzman, le scénariste Kirk Ellis et le réalisateur Tom Hooper.

Cette série raconte la montée de la haine contre les Anglais, la guerre d'Indépendance (pendant laquelle Adams a levé des fonds en France et aux Pays-Bas), la création des Etats-Unis d'Amérique, la frustration de John Adams face au rôle inexistant du Vice-Président, sa propre arrivée à la Maison Blanche…


Cette série fut couverte de récompenses:

Golden Globes 2009
  • Meilleur téléfilm ou mini-série
  • Meilleure actrice dans un téléfilm ou une mini-série pour Laura Linney
  • Meilleur acteur dans un téléfilm ou une mini-série pour Paul Giamatti
  • Meilleur acteur secondaire dans une série, mini-série ou un téléfilm pour Tom Wilkinson

Emmy Awards 2008
  • Meilleure mini série
  • Meilleur acteur dans un rôle secondaire dans une mini-série ou un téléfilm pour Tom Wilkinson
  • Meilleur acteur principal dans une mini série pour Paul Giamatti
  • Meilleur actrice principale dans une mini série pour Laura Linney

Screen Actors Guild Awards 2008
  • Meilleure performance d'un acteur dans un téléfilm ou une mini-série pour Paul Giamatti
  • Meilleure performance d'une actrice dans un téléfilm ou une mini-série pour Laura Linney

Emmy Awards 2008
Meilleur scénario pour un épisode de mini série pour l'Episode : 1x2 - seconde partie : Independence

jeudi 2 juillet 2009

Le Sumo qui ne pouvait pas grossir d'Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel, 2009)

Persuadé que sa mère ne tient pas vraiment à lui, après le suicide de son père qui s'est épuisé au travail, le narrateur, jeune adolescent, survit en vendant de la pacotille dans la rue. Mais un jour, il est repéré par un entraîneur de sumos qui déclare voir un gros en lui. Remarque qui l'intrigue…

Il finit par accepter d'assister à un combat et découvre alors une passion pour ce sport. Il commence l'entraînement. Mais musculation, nourriture, rien n'y fait et il ne grossit pas.

Son mentor lui fait alors découvrir le bouddhisme et le zen. Le narrateur fait alors le deuil de son enfance, comprend finalement les malentendus qui l'ont éloigné de sa mère et… grossit. Il peut alors devenir adulte, peut-être lui-même père.

Sélectionné pour les "Coups de coeur pour un livre" l'an prochain, ce roman ne m'a pas vraiment plu malgré une voix narrative attachante. Je trouve qu'Eric-Emmanuel Schmitt se complaît de plus en plus dans des philosophies simplistes (religion = bien, pas de religion = pas de morale et pas de bonheur).

mardi 30 juin 2009

Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud (Livre de Poche, 1965)


A quelques jours/ semaines de la naissance de notre fille, Aliénor, je viens de finir la biographie de la reine Aliénor, Aliénor d'Aquitaine de Régine Pernoud, une remarquable biographie qui souligne le rôle qu'a joué en Europe cette femme qui fut Reine de France avant de devenir Reine d'Angleterre, mère de Richard Coeur de Lion et de Jean sans Terre, grand-mère de rois et de reines à travers toute l'Europe. On sent poindre l'affection, l'admiration même, de l'auteur pour son sujet. Une belle biographie, une parfaire réussite.

Aliénor est le modèle même de la femme médiévale, avec plus de pouvoir qu'on ne pourrait le penser avec nos préjugés contemporains, duchesse d'Aquitaine, jalouse de son pouvoir sur cette région, véritable femme de tête, protectrice des arts (et des troubadours en particulier), conseillère politique remarquable auprès de ses époux (avec sûrement plus de jugement dans ses conseils auprès d'Henri II Plantagenêt) et de ses fils.

samedi 27 juin 2009

"The Case of the Envious Editor" (saison 4 de Perry Mason)


Encore une guest star dans la saison 4 de Perry Mason: après Robert Redford, voici James Coburn jouant les très vilains éditeurs de journal et, donc, la victime de meurtre dans l'épisode intitulé "The Case of the Envious Editor".

Mal tiempo de David Fauquemberg (Fayard)


Je viens de finir la lecture du troisième roman de la sélection Fnac, Mal tiempo de David Fauquemberg (Fayard). Je dois reconnaître que ce roman me pose problème: très bien écrit au point de vue du style, il traite d'un sujet qui me fait profondément bailler (la boxe et les heurs et malheurs d'un jeune espoir Cubain, Yoangel Corto) et j'ai trouvé que l'histoire se traînait. Mais je reconnais que c'est peut-être lié à mon ennui complet face au sujet de la boxe.

Le narrateur accompagne  un groupe de jeunes espoirs français de la boxe à Cuba pour un stage de formation. Il y rencontre Yoangel Corto, un poids lourd plein d'avenir. Mais un accrochage avec un touriste va mettre un frein à la carrière de Yoangel. Pourtant, lors d'un déplacement professionnel pour un concours panaméricain, le narrateur va à nouveau croiser le chemin, enfin ascendant, de ce jeune prodige.

Mais hélas, n'aimant pas du tout la boxe, je n'en avais rien à faire de la carrière des jeunes espoirs français, cubains, de leurs entraîneurs, etc. Je n'ai jamais pu m'attacher à ces personnages.

vendredi 26 juin 2009

My Name is Hallam Foe de David MacKenzie (2008)



Après un monitoring à la clinique, j'ai regardé My Name is Hallam Foe de David MacKenzie, un film sorti l'an dernier, avec Jamie Bell, Sophia Myles, Ciarán Hinds…

Après la disparition de sa mère, Hallam Foe est un adolescent perturbé. A 17 ans, il vit en pleine campagne écossaise avec son père et sa belle-mère. Sa seule passion est d'espionner le voisinage et les relations au sein de son foyer sont tendues.

Après une ultime dispute avec son père, il part pour Edimbourg où il trouve un petit emploi dans la restauration. Il découvre alors les toits de la ville et leur vue unique sur les appartements d'autrui (dont celui de Kate.)

Un film surprenant, avec un Jamie Bell (autrefois Billy Elliot) complexe et inspiré.




Couronné du Hitchcock d'Or au festival de Dinard, ce film est à mi-chemin entre Fenêtre sur cour et Billy Elliot.

Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé (Julliard, 2009)


Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé (Julliard, 2009) est le récit d'une affaire véridique que Frédéric Pottecher avait autrefois chroniquée sur Radio France. 

Le 16 août 1870, Alain de Monéys, nobliau périgourdin se rend à la foire de Hautefaye pour acheter une génisse pour une voisine pauvre et engager un couvreur pour un villageois.

Mais les choses vont bientôt dégénérer et, suite à une phrase mal comprise, Alain de Monéys qui s'apprêtait à rejoindre les armées françaises en lutte contre la Prusse va passer pour un espion prussien, être torturé pendant des heures, brûlé vif et en partie mangé par des hommes, des femmes et des enfants qui pourtant le connaissaient bien, le trouvaient sympathique et ne lui voulaient aucun mal quelques heures auparavant.

Seuls le curé, trois amis d'Alain de Monéys et une jeune femme tenteront de s'interposer entre la foule abrutie par la chaleur caniculaire et la haine des Prussiens et leur victime innocente. Lors du procès, il sera impossible de trouver une raison qui explique cette tragédie. Le public ne pourra pas non plus comprendre le cannibalisme de ces hommes et ces femmes.

La difficulté sera aussi de trouver qui juger car il sera impossible de condamner six cent personnes. Donc il faudra qualifier les crimes. Les quatre meneurs principaux seront condamnés à mort, plusieurs hommes seront envoyés au bagne.

Jean Teulé décrit avec une précision méthodique le chemin de croix de ce nobliau provincial que la mort devait faire entrer dans l'histoire des tragédies liées aux folies de la foule.

Un récit qui fait froid dans le dos…

dimanche 21 juin 2009

Arsène Lupin joue et perd


A la Médiathèque, j'ai emprunté six épisodes de la série Arsène Lupin avec Jean-Claude Brialy: Arsène Lupin joue et perd: 813. Nettement mieux que la série avec Descrières (je n'aime pas Descrières qui, selon moi, respire la suffisance.)

Le Cannibale et les termites de Stéphane Dovert (Métailié, 20/8/09)


Découverte intéressante d'un des romans de la rentrée, Le Cannibale et les termites de Stéphane Dovert (Métailié). Ce roman commence de manière très Dos Passosienne avec des galeries de personnages en partance vers la Nouvelle Guinée. Une enseignante idéaliste, un agronome coureur de jupons, un jeune couple melunais toujours prêt à se disputer, un riche héritier, une veuve… et, en guise de ratons laveurs dans cet inventaire à la Prévert, les Papous sur place. C'est là que les choses se compliquent car le groupe d'Occidentaux est pris en otages par des nationalistes locaux. 

Confrontés à une nature hostile et à des différences culturelles qui semblent insurmontables, la question qui finit par se poser est "comment peut-on être papou?" (et "comment peut-on être occidental?" pour les Papous, question sûrement bien plus intéressante pour le lecteur…)

Partis avec une bonne dose de certitudes, les otages vont devoir se remettre en question. Le seul défaut de ce roman est que quelques-uns des personnages sont tellement caricaturaux qu'on en arrive à espérer que les Papous sont bel et bien cannibales, comme les Occidentaux le craignent. Bref, on se désintéresse un peu de leur sort.

Roman à ne pas rater toutefois… L'auteur a un ton assez unique et l'histoire ne manque pas de sel.

samedi 20 juin 2009

Perry Mason,"The Case of the Treacherous Toupee" (1960, saison 4, épisode 1)

Perry Mason Video Clip "Robert Redford"

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Cure de Perry Mason en ce moment et, surprise dans le premier épisode de la quatrième saison, voici un tout jeune Robert Redford (qui tient, en gros, un rôle de jeune crétin qui s'améliore un peu avec le temps.)

vendredi 19 juin 2009

Pot des dix ans de l'Université Inter-Ages


Ce soir, c'était le pot de fin d'année de l'UIA. Lancement de la nouvelle année, au jardin botanique de la pointe de l'île Saint Etienne. Occasion de revoir les amis, la commission pédagogique, les collègues de Paris 2, les élus…

La nouvelle brochure est en ligne sur leur site (voir ci-dessus pour le lien.) Je dois normalement faire une conférence: "La chasse au perroquet de Flaubert: le roman britannique contemporain" le 20 mai 2010 et une série de six cours sur le roman policier le vendredi en décembre et janvier.

Dans le cadre des Coups de coeur pour une oeuvre, je dois également présenter La Proie pour l'ombre de P.D. James le 26 janvier 2010 et Saisons de Mario Rigoni Stern le 18 mai.

mardi 16 juin 2009

The Duchess de Saul Dibb



Un réveil matutinal m'a permis de voir The Duchess de Saul Dibb qu'Orange vient de mettre en location.

Un casting prestigieux (Keira Knightley, Ralph Fiennes, Charlotte Rampling…) sert fort bien ce film historique qui soulève le problème du statut de la femme avant le XX° siècle (et sûrement depuis…) Il s'agit de la vie de Georgiana, Duchesse du Devonshire, dans l'Angleterre de la fin du XVIII° siècle.

Mariée au duc du Devonshire, Georgiana Spencer (donc une ancêtre de Lady Di, ce qui a fait beaucoup pour la popularité de ce film) découvre que son époux est un coureur de jupons. Elle doit élever la fille qu'il a eue avec une servante. Puis, elle se voit reprocher de ne mettre au monde que des filles. La tâche d'être une épouse modèle n'est donc pas de tout repos.

A Bath, elle fait la connaissance de Lady Bess Foster (Hayley Atwell) qui devient son amie… jusqu'au jour où celle-ci devient la maîtresse officielle du Duc.

Après avoir enfin donné un héritier à son époux, Georgiana se console dans les bras d'un ami d'enfance, un jeune libéral prometteur, Charles Grey (Dominic Cooper). Scandale! (Surtout que Georgiana est enceinte de son amant.) Le duc menace d'empêcher sa femme de revoir leurs enfants. Georgiana revient alors au domicile conjugal qu'elle partagera avec le duc et Bess jusqu'à la fin de ses jours.

Il s'agit d'un bon vieux film historique en costumes comme on les aime, manquant peut-être parfois d'originalité dans sa conception, mais ayant le mérite de soulever certains problèmes toujours réels tels que la situation des femmes au sein de la société (et du monde politique en particulier), une société où elle n'aurait qu'une fonction esthétique, mais surtout pas active.




lundi 15 juin 2009

Motherhood: The Second Oldest Profession d'Erma Bombeck


Voyant arriver le moment où je vais bientôt la rejoindre dans le monde des mamans, ma mère m'a fait lire Motherhood: The Second Oldest Profession d'Erma Bombeck, un texte de 1983 qui n'a pas vraiment pris une ride. Bon, j'aurais sûrement du lire cela avant de tomber enceinte, j'aurais réfléchi à deux fois…

Chapitre après chapitre, Erma Bombeck décrit les joies de la vie d'une mère de famille: les douleurs de la grossesse, le parcours du combattant pour trouver une baby sitter, les bons conseils de la belle-mère et de la mère, les enfants du compagnon, la logistique quotidienne. Absolument hilarant! (j'ai lu ça petit à petit en attendant l'heure de mes monitorings à la clinique, ça remonte le moral… enfin… euh… un peu…)

Enfin, je me sentirai moins seule quand je verrai que je ne serai jamais une mère parfaite…

samedi 13 juin 2009

La Chambre de la vierge impure d'Amin Zaoui (Fayard)


Cet été, je suis lectrice pour les Coups de Coeur de la rentrée pour la Fnac et, à ce titre, je viens de lire La Chambre de la vierge impure d'Amin Zaoui (à paraître fin août chez Fayard).

Le roman s'ouvre sur les cris de Sultana: "Suce moi les seins! Suce moi le sein!". Le narrateur, cousin et amoureux de Sultana, parle alors de sa famille, de sa tante Rokia, partie vivre à Istanbul, de sa mère Nouara, de son père massacré par les intégristes pour avoir traduit le Coran en berbère…

Il raconte comment il a disparu un jour où il allait chercher un pain de sucre. Il n'est jamais revenu, mais un autre a pris sa place, un faux Ailane. Il montre comment il s'est retrouvé, un peu malgré lui, embarqué dans un camp d'entraînement jihadiste au milieu du maquis, avant de revenir chez lui, au bout de treize ans… avec le pain de sucre demandé par sa mère.

Ce roman soulève diverses questions: celle de la religion et des diverses façons de la pratiquer, celle de la violence, celle des femmes, celle de l'Algérie. Amin Zaoui y mêle amour des femmes, amour des textes (et de Shakespeare en particulier) et amour de la langue avec un bonheur particulièrement frappant. Un très beau roman pour cette rentrée littéraire…

dimanche 7 juin 2009

Elections européennes

Les nouvelles sont assez mauvaises sur le front des élections. A l'heure qui est, les estimations sont les suivantes:

UMP = 28,3%
Parti Socialiste = 17,5%
Europe Ecologie = 15%
MoDem = 8,7%
Front de gauche = 6,7%
Front national = 6,5%
NPA = 5%
Libertas = 5%

Joute nautique (7 juin 2009) à Melun

Cet après-midi, nous avons assisté à une joute nautique sur la Seine. Les participants, d'après les véhicules présents sur place, venaient, entre autres, du Pas-de-Calais.

Musée de Melun juin 2009: exposition Dany Lof

Aujourd'hui, nous avons fait une petite sortie et nous sommes allés voir l'exposition "Dany Lof fait son musée" au Musée de Melun. Dany Lof, artiste d'origine réunionaise, sculpte des personnages et des objets à partir de branches et autres éléments végétaux récupérés dans les forêts.

Une exposition très intéressante, avec mes photos ici

mercredi 3 juin 2009

Un crime pas parfait du tout

La fan de romans à énigme que je suis a adoré ceci:

mardi 2 juin 2009

Le Film de Cypora Petitjean-Cerf (Stock, 2009)


La parution d'un roman de Cypora Petitjean-Cerf n'est jamais assez claironnée, à mon humble avis. Voici donc le petit dernier: Le Film.

Une belle galerie de personnages, comme d'habitude: Ruth, enseignante à Marcq-en-Bareul, qui en arrive peu à peu à détester ses élèves; Gisèle, la postière, son mari Juan et son frère retardé, François; la mystérieuse Caroline Havetz qui tient une petite galerie d'art et qui porte des perruques; Chrissie, la boulangère, son mari Laurent et son fils Axel…

A l'origine du récit: le moment où Ruth et Gisèle se lancent dans la réalisation d'un documentaire pour un festival à Marseille. Elle parlent de leur enfance, de leur vie… Mais peu à peu, le nombre d'intervenants croît et la vie du quartier va être peu ou prou bouleversée par ce projet.

A la recherche de leurs origines, les deux femmes vont rencontrer leur véritable essence. Ruth est à moitié juive et ne sait pas vraiment ce que cela veut dire. Sa seule source d'information était une camarade d'école, Léa, mais Ruth ne la comprenait pas toujours et le père de Ruth, athée, décourageait sa fille de pousser plus avant ses investigations. De son côté, Gisèle est persuadée être d'origine espagnole, d'où son choix d'un bel Espagnol comme mari et sa fascination pour Julio Iglesias.

Mais le film sera à l'origine de découvertes surprenantes, chacune sur elle-même, mais aussi sur son entourage.

Ruth chez les Ch'tis? En fait, elle n'est pas tant en décalage que cela. Quand Ruth déclare détester ses élèves, on sent toutefois poindre une touche d'affection pour certains d'entre eux (ou pour tous sauf Damien Boucher…)

Toujours avec beaucoup d'humour, Cypora Petitjean-Cerf propose encore une fois une histoire originale, drôle, touchante. On rit, on a la larme à l'oeil, on admire certains passages particulièrement virtuoses (comment rendre les dessins de Juan en mots?), bref, on ne s'ennuie pas un seul instant. Cypora Petitjean-Cerf entraîne, comme toujours, le lecteur dans sa folie inventive.

dimanche 31 mai 2009

Intrigue à Versailles d'Adrien Goetz (Grasset, 2009)

Intrigue à Versailles est le deuxième volet des aventures de Pénélope et Wandrille après Intrigue à l'anglaise.

Nommée conservateur au château de Versailles, Pénélope se retrouve mêlée à une enquête sur un meurtre: une Chinoise découverte morte dans le bassin de Latone et l'un de ses doigts coupé, puis placé dans l'imitation d'un meuble ancien apparu mystérieusement dans la nuit au château.

Leurs recherches vont les amener à croiser un groupe d'artistes qui conçoivent des copies de mobilier ancien ainsi que des descendants des jansénistes, éparpillés à travers la France (voire le monde) après la destruction de Port Royal sur l'ordre de Louis XIV au début du XVIIIème siècle.

J'ai été amusée de découvrir la description, au détour d'une page, de la façade du château de Courances (déplacé pour l'occasion dans les Yvelines), son escalier à double rotation et son mât coloré.

Il s'agit d'un excellent roman policier où, pour ne rien gâcher, on apprend beaucoup sur Versailles (et sur la restauration du château) ainsi que sur le milieu de ses conservateurs. Goetz fait montre de beaucoup d'humour (surtout à travers le personnage du dandy Wandrille dont le père vient d'être nommé Ministre du Budget, ce qui peut toujours être utile pour sa progéniture en pleine investigation.)

La fin du roman est un peu surprenante, mais comme le reste du roman est extrêmement bien ficelé, on pardonnera à son auteur.

Je ne suis pas sûre de pouvoir voir le château de Versailles du même oeil après la lecture de ce roman. Merci Adrien Goetz!


La Dame à la lampe de Gilbert Sinoué


En 1910 s'éteint "la Dame à la lampe", Florence Nightingale, celle qui a donné au métier d'infirmière ses lettres de noblesse en Angleterre (les femmes qui exerçaient cette profession étaient généralement alcoolisées, souvent de moeurs légères, toujours absolument pas préparées ni formées.)

Issue d'une famille privilégiée, Florence Nightingale dut se battre contre soeur et parents pour avoir le droit de suivre une préparation au métier d'infirmière, puis de partir en Crimée pour s'occuper des soldats lors de la guerre qui opposa la France, l'Angleterre et la Turquie d'un côté à la Russie de l'autre. Les conditions d'hygiène étaient déplorables, l'organisation épouvantable. Florence Nightingale récupéra les fonds nécessaires pour pouvoir nourrir les soldats, nettoyer les lieux, panser les plaies… Chaque nuit, lampe à la main, elle faisait le tour des lits pour s'occuper de chaque patient, prodiguant soins et réconfort.

Après la victoire contre la Russie, de retour en Angleterre, Florence Nightingale n'eut de cesse de créer des lieux pour former des infirmières.

Gilbert Sinoué prend le parti de suivre le cheminement de Jonathan Brink, un journaliste qui veut écrire la biographie de Florence Nightingale et qui rencontre les personnes qui ont été marquantes dans sa vie.

J'ai trouvé le récit bien construit, l'histoire intéressante, mais le sujet était tellement riche (et Florence Nightingale un personnage apparemment si complexe) que j'aurais aimé aller plus loin. Je reste un peu sur ma faim…

Susan Boyle échoue en finale

Susan Boyle échoue malheureusement en finale de Britain's Got Talent sur une reprise (une seconde fois) des Misérables. Elle finit deuxième, mais elle aura sûrement des propositions de contrats intéressants.

La vague Susan Boyle a dû finir par faire peur à son public.

samedi 30 mai 2009

Séraphine de Martin Provost


L'immobilisation a cela de bon qu'elle m'a permis de regarder Séraphine de Martin Provost en vidéo à la demande, depuis mon décodeur Orange. J'avais raté ce film lors de sa sortie en salle, et c'était un grand regret. Retard rattrapé.

Yolande Moreau, qui joue Séraphine Louis, dite Séraphine de Senlis, est merveilleuse dans ce film biographique sur cette peintre surprenante du début du XXème siècle. Découverte à Senlis par Wilhelm Uhde (qui a aussi découvert le Douanier Rousseau et Picasso, joué par Ulrich Tukur), elle fut dans un premier temps abandonnée par son protecteur (dont elle était la bonne) quand il dut fuir la France pour cause de Première Guerre Mondiale (Uhde, Allemand, n'était pas populaire dans le village après la déclaration des hostilités.) Il la retrouva près de neuf ans plus tard, lors d'une exposition de peintres vivant à Senlis.

Pour Séraphine, peinture et religion étaient directement liées: son ange gardien lui aurait ordonné de peindre et elle chantait des cantiques tout en travaillant. Mais, petit à petit, Séraphine perdit le contact avec la réalité et devint folle.

Elle considérait la peinture comme une façon de rendre hommage au monde et à Dieu. J'attends avec impatience de lire la biographie écrite par Alain Vircondelet (conseillée par Jocelyne Sauvard) dont le travail aurait été en partie pillé pour faire ce film. Je vais m'en assurer par moi-même. (Provost aurait, entre autres, récupéré une pièce radiophonique de Vircondelet, diffusée autrefois sur France Culture, pour faire son scénario.)

Il n'empêche que le film reste absolument formidable et que Yolande Moreau y est époustouflante.


Délit d'outrage


Suite à la mise en garde à vue de mon frère, Guillaume Cingal, j'ai contacté le CODEDO et lu la Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d'outrage de de Romain Dunand et Jean-Jacques Reboux (Editions Après la Lune.)

Ce petit ouvrage est très bien ficelé, ne demande pas que l'on autorise les insultes à agents de force de l'ordre, à enseignants, etc. mais que l'on dépénalise le délit d'outrage qui est devenu, pour la police, une façon d'appliquer la théorie selon laquelle la meilleure défense serait l'attaque.

Dunand et Reboux signalent que les policiers, quand ils vont être accusés d'avoir battu un suspect, préfèrent l'accuser de rébellion et d'outrage plutôt que de risquer eux-mêmes d'avoir des ennuis. Donc abus et dérives de ce délit.

J'ai aussi découvert, par l'affaire Dunand, que certains commentaires laissés sur la pétition en faveur de Guillaume seraient susceptibles de poursuites pour délit d'outrage. Dunand, ayant comparé la France des années 2000 à celle des années Pétain, a été condamné à 800 euro d'amende. Donc, signez cette pétition, mais restez modérés dans vos propos! (Surtout qu'il ne faut pas confondre dérive sécuritaire et Chili de Pinochet! Mon frère n'est pas Victor Jara même si sa situation est pénible actuellement…)

mercredi 27 mai 2009

Stéphane Guillon sur France Inter

Xavier Darcos veut forcer les enseignants ou les personnels d'encadrement à fouiller les cartables de nos chères têtes blondes en partant du principe que ce serait des délinquants en puissance.

Par ailleurs, deux bouts de chou qui avaient "emprunté" un vélo ont été arrêté par la police en Gironde à la sortie de leur école.

Quel état policier préparons-nous?

mardi 26 mai 2009

The Uncommon Reader d'Alan Bennett (Faber and Faber, 2007)

The Uncommon Reader d'Alan Bennett (traduit en français sous le titre La Reine des lectrices) est un court roman, une novella, un petit bijou d'hommage à la lecture.

Une bibliothèque ambulante passe près du château de Buckingham. Norman, un jeune homme qui fait la plonge au palais emprunte des livres lorsque la Reine passe près du camion, tout en promenant ses corgis. Par pure politesse, elle emprunte un livre.

Peu à peu, elle découvre les joies de la lecture: après avoir découvert Nancy Mitford, elle se laisse guider par Norman qui lui conseille systématiquement des auteurs homosexuels. La Reine ne pense plus qu'à lire, perturbant ainsi le protocole, les réceptions officielles et les discours télévisés. Son entourage ne pense plus qu'à une chose: l'empêcher de lire et se débarrasser de Norman.

La machine se met en marche…

Ce roman se lit en peu de temps, il est drôle, passionnant (on peut se faire une jolie liste d'oeuvres à lire par la même occasion d'ailleurs.) Et le côté joyeusement décalé de la Reine ne cesse de m'amuser. Vive les pays anglo-saxons où l'on peut utiliser presque librement l'image de personnes vivantes!

lundi 25 mai 2009

Les Dix Femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi d'Arto Paasilinna (Denoël, 2009) Traduit par Anne Colin du Terrail


Je viens de lire Les Dix Femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi d'Arto Paasilinna (Denoël, 2009). Rauno Rämekorpi, lors de son anniversaire, fêté dignement par son entreprise, se voit offrir des brassées de bouquets. Mais sa femme est allergique et il doit donc s'en débarrasser. Il fourre alors les fleurs, le caviar, le champagne, les restes du buffet dans sa voiture et part avec son chauffeur offrir le tout à dix femmes… qu'il culbutera les unes après les autres. Belle santé pour ses soixante ans, non?

Ayant apprécié l'expérience à sa juste valeur, il décide de fêter Noël par une semblable tournée, avec chacune des dix femmes qui l'on aidé à passer si joyeusement le cap de la soixantaine. Déguisé en Père Noël (et son chauffeur en lutin), il passe de domicile en domicile pour distribuer des cadeaux. Mais les choses ont bien changé, les dix maîtresses ont découvert l'existence des autres…

Une fois de plus, Arto Paasilinna propose un roman complètement débridé, fou (mais la recette commence parfois à être un peu répétitive peut-être, moins créative.) Il s'agit toutefois, comme d'habitude, d'un moment de plaisir assez jouissif.

dimanche 24 mai 2009

Mac contre PC

Une bonne série de publicités… pour une fois

samedi 23 mai 2009

Susan Boyle: elle est en finale

Après un début un peu difficile, Susan Boyle a chanté "Memory" de Cats (Andrew Lloyd Weber).

Elle sera donc en finale de Britain's Got Talent, avec la possibilité pour le vainqueur de chanter devant la Reine.

vendredi 15 mai 2009

Alexander McCall Smith


Je me suis rendu compte que j'avais pris BEAUCOUP de retard dans les aventures de la première agence de détectives féminine du Botswana: je suis donc en plein rattrapage et j'ai lu Blue Shoes and Happiness paru en 2006. Je suis en train de commencer The Good Husband of Zebra Drive (Polygon, 2007).

Il me reste donc The Miracle at Speedy Motors (Polygon, 2008) et Tea-Time for the Traditionally Built (2009).

Precious Ramotswe (appelée Mma Ramotswe par tous) continue à mener son agence avec beaucoup de succès, sur des affaires à la fois triviales et plus importantes, avec beaucoup d'humanité. Mma Makutsi, son assistante et secrétaire, est désormais fiancée à un riche commerçant et peut enfin s'offrir les chaussures de ses rêves sans avoir à compter.

mercredi 13 mai 2009

Mémoires de Porc-Epic d'Alain Mabanckou (Seuil, 2006)

J'ai continué sur ma lancée des aventures de Verre cassé. Mémoires de Porc-Epic est le récit par Verre cassé de Kibandi et de son double animal, un porc-épic, qui commet des meurtres invraisemblables grâce à ses piquants.

On retrouve le style unique de Verre cassé, son absence de ponctuation qui donne au récit un rythme unique et musical.

Toujours un très grand texte, peut-être encore plus original que Verre cassé. Décidément, je suis une grande fan de Mabanckou…

mardi 12 mai 2009

Verre Cassé d'Alain Mabanckou (Editions du Seuil, 2005)


Je viens de lire Verre Cassé d'Alain Mabanckou, un beau roman, sans ponctuation, qui décrit par le menu les personnages qui gravitent autour d'un bar congolais, Le Crédit a voyagé. Un jour, le patron du bar, L'Escargot entêté, confie à l'un de ses clients (Verre cassé) un cahier dans lequel il lui demande de raconter l'histoire de son bar.

Le résultat sera sûrement quelque peu surprenant pour le commanditaire du texte, mais unique dans sa conception. Verre cassé se fait le porte-parole des personnalités bigarrées de ce lieu et de leurs histoires originales.

Alain Mabanckou est un grand styliste, l'une des grandes voix de l'Afrique contemporaine (et je en dis pas juste cela parce que j'ai eu le plaisir et l'honneur de le croiser un jour dans les bureaux du Serpent à Plumes à l'époque où j'y sévissais comme directrice de collection du Serpent Noir.)

lundi 11 mai 2009

Obscura de Régis Descott (Lattès)


Je profite d'une immobilisation forcée (je suis hospitalisée pour des complications liées à ma grossesse) pour lire. Je viens de finir un roman prometteur, peut-être trop, qui m'a laissée sur ma faim: Obscura de Régis Descott.

A Aix-en-Provence, dans une bastide inoccupée, on découvre le cadavre dénudé d'une jeune femme. Mais ce qui est le plus surprenant est que le corps a été disposé de manière à rappeler Le Déjeuner sur l'herbe de Manet. A Paris, Jean Corbel, médecin des syphilitiques et des pulmonaires, est un passionné de l'oeuvre du grand peintre. L'affaire l'intéresse naturellement, puis le phénomène se reproduisant à Paris, il se retrouve mêlé à l'enquête.

Il croise alors le chemin d'Obscura, une ancienne prostituée, qui ressemble à l'Olympia de Manet.

C'est alors que j'ai trouvé que l'intrigue perdait de sa force originelle et devenait un peu attendue, voire poussive. Dommage car l'idée de départ était intéressante.

samedi 9 mai 2009

Blandy et Courances


Ma mère et moi avons fait du tourisme ce weekend: nous avons ainsi vu les châteaux de Blandy-les-Tours et de Courances.

Je connaissais déjà le beau château médiéval de Blandy, remis récemment en état, superbe. j'ai découvert celui de Courances, en Essonne. Il est ouvert d'avril à la Toussaint le week-end et les jours fériés. Il est toujours occupé, donc on visite peu de salles (c'est un peu frustrant, je dois reconnaître.) 

Le parc est absolument sublime (dommage, il faisait un temps épouvantable!) J'ai beaucoup apprécié le jardin japonais créé en 1914 par Berthe de Ganay et la grande allée de platanes qui amène au château. La Renaissance fut, par ailleurs, la période du "jardin d'eau" dont Courances est un exemple assez rare.

Le parc vient d'être réaménagé et on peut visiter un petit bois. Le travail de l'équipe est expliqué dans le petit café en face du jardin japonais et la paysagiste vient parfois faire visiter sa création elle-même…

vendredi 8 mai 2009

Les Mandarins de Liu Zhenyun (Bleu de Chine, 2004) traduit et annoté par Sebastian Veg


Je viens de lire Les Mandarins de Liu Zenyun, un court roman absolument formidable sur l'administration chinoise.

Tout commence quand les toilettes débordent dans une administration centrale. En effet, les rumeurs de remaniements persistantes font penser au personnel qu'ils n'ont plus trop à se soucier des autorités en place et ils en font alors fort peu.

De leur côté, les mandarins négocient, traitent, s'allient, se tirent dans le dos. Qui restera en place? Qui devra prendre sa retraite forcée? Qui aura le pouvoir? Qui devra courber l'échine?

Les trajectoires se croisent, se frôlent, s'évitent. On se flatte, on se plante des couteaux dans le dos. L'humour est très présent et on se doute bien que cela doit se passer ainsi… ailleurs qu'en Chine.

mercredi 6 mai 2009

Le Prince Charles défend la forêt tropicale





Les prises de position en faveur de l'environnement du Prince Charles ne sont pas une nouveauté, ni un phénomène de mode dans la mesure où il s'exprimait déjà dans ce sens alors même que tout le monde riait des écolos. Il a ici recruté du beau monde (le dalaï lama, Harrison Ford, Robin Williams, etc.)

dimanche 3 mai 2009

La Cendrillon du Canal de Liu Xinwu (Bleu de Chine, 2003) Traduction de Robert Darrobers


Je viens de lire La Cendrillon du Canal de Liu Xinwu, un très beau texte dont le récit se déroule à Pékin de nos jours. Caimei a quitté sa campagne pour travailler dans la capitale où elle fait des ménages. Mais une tumeur se développe sur son visage et ses employeurs la licencient les uns après les autres.

Il lui faudrait dix mille yuan pour se faire opérer, et sans emploi, elle n'y arrivera jamais. Surtout que sa famille attend qu'elle envoie sa paie à la maison…

Liu Xinwu propose alors une journée dans la vie de cette jeune femme, entre le moment où elle apprend qu'elle doit trouver une grosse somme d'argent à son agression le soir. Elle découvre alors les petits métiers qui s'exercent sur les bords du canal, les mendiants par exemple.

Caimei, résignée, ne se révolte pas: elle subit son sort pendant une journée. Elle va de rencontre en rencontre, croise le chemin de gens très généreux, d'escrocs, d'hommes et de femmes à la dérive comme elle.

Un tableau vibrant de la Chine contemporaine…

mercredi 29 avril 2009

Journal de deuil de Roland Barthes (Seuil/Imac, 2009)


En août dernier, nous étions passés à Urt sur la tombe de Roland Barthes et de sa mère, Henriette Binger.

Le hasard veut que le Seuil, avec la coopération de l'IMEC, publie aujourd'hui le Journal de deuil que le fils a tenu à la mort de sa mère en 1977, et ce pendant deux ans.

Brèves notes sur la douleur pour la plupart, les textes de Barthes abordent abordent parfois, mais très en surface, les oeuvres sur lesquelles l'écrivain travaillait à l'époque. Barthes s'interroge aussi sur la douleur, sur le souvenir, sur sa propre mort…

Un témoignage à la fois dérangeant par l'aspect bref de certaines douleurs fulgurantes et touchant car relique d'un amour filial profond.

mercredi 22 avril 2009

Nourriture, musique… en Ecosse (Danny Bhoy)






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lundi 20 avril 2009

Divorce à Buda de Sandor Marai (Albin Michel)


Le 28 avril prochain, le coup de coeur pour un livre à la Médiathèque de Melun sera consacré à Divorce à Buda de Sandor Marai. Un juge découvre parmi ses dossiers de divorce qu'il devra dissoudre le mariage de l'un de ses anciens amis et d'une femme qu'il a lui-même brièvement croisée et qui lui a fait une assez forte impression.

Toutefois, la veille de l'audience, à son domicile, le mari se présente et lui annonce tout de go avoir assassiné sa femme. Le reste du roman est essentiellement le récit de cette soirée et de la conversation entre ces deux hommes. Ce n'est pas sans rappeler le huis clos des Braises. Sandor Maraï propose ici une belle confrontation entre deux hommes, mais aussi entre le juge et son passé.



Susan Boyle









Elle participait à l'équivalent de la Nouvelle Star en Angleterre et le jury a commencé à la juger sur son apparence. Il n'aurait pas du, comme la suite le prouva. Mais ce qui est gênant, c'est que c'est sûrement pour son apparence physique plus que pour sa voix qu'elle est devenue une star dans le monde entier. Un peu comme si chacun se demandait comment une voix si divine pouvait sortir d'un physique si peu divin. Ce n'est pas tellement sur les a-priori du jury qu'il faut se poser des questions, mais sur les nôtres, je pense.