Affichage des articles dont le libellé est Arto Paasilinna. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Arto Paasilinna. Afficher tous les articles

dimanche 11 juillet 2010

Sang chaud, nerfs d'acier d'Arto Paasilinna (Denoël, 2010) traduit par Anne Colin du Terrail


Je commençais à trouver certains romans de Paasilinna un peu répétitifs, plus à la hauteur de La Forêt des renards pendus, mais le petit dernier Sang chaud, nerfs d'acier (Denoël, 2010), toujours traduit avec brio par Anne Colin du Terrail est intéressant dans la mesure où il se situe dans une période historique bien précise (tout d'abord l'invasion allemande, puis la semi-invasion soviétique).

A sa naissance, Antti Kokkoluoto s'est vu prédire par la sage-femme/ devineresse/ sorcière locale qu'il mourrait en juillet 1990. C'est sûrement la raison pour laquelle ni la crise de 1929 ne le brisa, et ni les Allemands ni les Russes n'eurent sa peau dans les années 1940-1950.

Antti mène une vie mouvementée, change de métier régulièrement (et de trafics plus ou moins illégaux.)

Paasilinna entraîne son lecteur sur les traces de l'histoire finnoise du XX° siècle (que l'on connaît rarement bien) même si certains thèmes sont un peu usés jusqu'à la corde (mais c'est sûrement parce que j'ai tout lu ce qui a été traduit en français et en allemand.)

lundi 25 mai 2009

Les Dix Femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi d'Arto Paasilinna (Denoël, 2009) Traduit par Anne Colin du Terrail


Je viens de lire Les Dix Femmes de l'industriel Rauno Rämekorpi d'Arto Paasilinna (Denoël, 2009). Rauno Rämekorpi, lors de son anniversaire, fêté dignement par son entreprise, se voit offrir des brassées de bouquets. Mais sa femme est allergique et il doit donc s'en débarrasser. Il fourre alors les fleurs, le caviar, le champagne, les restes du buffet dans sa voiture et part avec son chauffeur offrir le tout à dix femmes… qu'il culbutera les unes après les autres. Belle santé pour ses soixante ans, non?

Ayant apprécié l'expérience à sa juste valeur, il décide de fêter Noël par une semblable tournée, avec chacune des dix femmes qui l'on aidé à passer si joyeusement le cap de la soixantaine. Déguisé en Père Noël (et son chauffeur en lutin), il passe de domicile en domicile pour distribuer des cadeaux. Mais les choses ont bien changé, les dix maîtresses ont découvert l'existence des autres…

Une fois de plus, Arto Paasilinna propose un roman complètement débridé, fou (mais la recette commence parfois à être un peu répétitive peut-être, moins créative.) Il s'agit toutefois, comme d'habitude, d'un moment de plaisir assez jouissif.

jeudi 23 octobre 2008

Le Cantique de l'apocalypse joyeuse d'Arto Paasilinna (Denoël) traduit par Anne Colin du Terrail


Je viens de finir Le Cantique de l'apocalypse joyeuse d'Arto Paasilinna (Denoël), traduit avec le talent habituel dont elle fait preuve par Anne Colin du Terrail.

A sa mort, Asser Toropainen, "grand brûleur d'églises", bouffe-curés, communiste, lègue une somme importante pour fonder une église. Son petit-fils Eemeli Toropainen va se charger de l'entreprise et installer le bâtiment de taille assez imposante dans les forêts de Kainuu.

L'histoire se déroule entre la fin du XX° et le début du XXI° siècle. Le monde tourne au chaos, la famine règne, les apatrides errent de pays en pays, New York croule sous les déchets et la petite communauté, fort décriée lors de sa création, va vite attirer du monde (bien délirant naturellement!)

Continuant à critiquer la société de consommation, la pollution, Paasilinna se promène de roman en roman en proposant des utopies toutes plus ébouriffantes les unes que les autres. Chacun de ses romans est un plaisir attendu, une jubilation infinie, une langue merveilleuse (donc rendons hommage à sa traductrice!)

jeudi 3 janvier 2008

Le Lièvre de Vatanen de Marc Rivière


J'ai vu pendant les vacances Le Lièvre de Vatanen de Marc Rivière qui vient de sortir en DVD. Avec Christophe Lambert, Julie Gayet, François Morel, Rémy Girard et un lièvre absolument merveilleux, ce film est assez fidèle au roman d'Arto Paasilinna, mais transposé au Canada. Mais peut-être que le lièvre est malheureusement le meilleur acteur. le making-of présenté sur le DVD est d'ailleurs à ce titre un vrai régal. Dresser un lapin (plusieurs lapins en fait) n'est pas chose aisée, dresser un chien, un ours ou un cerf non plus.

Mais ce joli conte philosophique et écologique, s'il n'est pas un très grand film, a le mérite d'exister. Un peu de douceur dans un monde de brutes…





lundi 10 septembre 2007

Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen d'Arto Paasilinna



Je viens de finir la lecture du Bestial Serviteur du pasteur Huuskonen d'Arto Paasilinna. Toujours aussi déjanté, cet auteur. Le pasteur Huuskonen se voit offrir un ourson orphelin pour ses cinquante ans. Naturellement, sa femme, être grincheux, ne voit pas ce cadeau d'un très bon oeil. Elle quitte immédiatement son mari pour un général et voici le pasteur parti sur les routes avec diverses compagnes et son ours. (Toute ressemblance avec une histoire semblable avec un lièvre de ma connaissance serait purement fortuite.)

Le texte est marqué par les points géographiques de ce périple et par les saisons (car un ours, ça hiberne!)

Le roman commence à la Bambi, avec la mort de la mère ourse, mais même ce passage est drôle.

Je pousse le vice jusqu'à lire Paasilinna en allemand car les romans de cet auteur ne sont pas toujours traduits à la fois en français et en allemand.

Mais je dois reconnaître que les traductions d'Anne Colin du Terrail sont de purs bijoux. Tout à fait à la hauteur de cet auteur qui a un style si particulier.