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jeudi 2 juillet 2009

Le Sumo qui ne pouvait pas grossir d'Eric-Emmanuel Schmitt (Albin Michel, 2009)

Persuadé que sa mère ne tient pas vraiment à lui, après le suicide de son père qui s'est épuisé au travail, le narrateur, jeune adolescent, survit en vendant de la pacotille dans la rue. Mais un jour, il est repéré par un entraîneur de sumos qui déclare voir un gros en lui. Remarque qui l'intrigue…

Il finit par accepter d'assister à un combat et découvre alors une passion pour ce sport. Il commence l'entraînement. Mais musculation, nourriture, rien n'y fait et il ne grossit pas.

Son mentor lui fait alors découvrir le bouddhisme et le zen. Le narrateur fait alors le deuil de son enfance, comprend finalement les malentendus qui l'ont éloigné de sa mère et… grossit. Il peut alors devenir adulte, peut-être lui-même père.

Sélectionné pour les "Coups de coeur pour un livre" l'an prochain, ce roman ne m'a pas vraiment plu malgré une voix narrative attachante. Je trouve qu'Eric-Emmanuel Schmitt se complaît de plus en plus dans des philosophies simplistes (religion = bien, pas de religion = pas de morale et pas de bonheur).

lundi 25 février 2008

Odette Toulemonde d'Eric-Emmanuel Schmitt


J'ai regardé samedi Odette Toulemonde d'Eric-Emmanuel Schmitt sur Canal +. L'histoire est assez joliment filmée et Catherine Frot y est divine, comme d'habitude. Toutefois, le scénario joue un peu trop sur les bons sentiments.

Odette Toulemonde (Catherine Frot) est veuve et vendeuse au rayon maquillage d'un grand magasin. Elle adore les romans de Balthazar Balsan (Albert Dupontel) qui ont rendu sa vie plus belle. Incapable de lui parler, elle lui écrit. Balthazar Balsan découvre que sa femme le trompe avec un critique qui le hait. Il tombe alors sur la lettre d'Odette et part se réfugier chez elle.

Il découvre alors une femme un peu fantasque, qui adore Josephine Baker. Un peu méprisant au début de leur relation (elle lui rappelle sans cesse qu'il est considéré comme un écrivain pour coiffeuses), il devient de plus en plus proche d'elle et reprend goût à la vie.


dimanche 17 février 2008

Le Visiteur d'Eric-Emmanuel Schmitt


Je reviens de la péniche La Talente, amarrée près de la médiathèque de Melun, pour voir Le Visiteur d'Eric-Emmanuel Schmitt. Le texte, à un moment, a mis un peu mal à l'aise l'athée que je suis, mais, dans l'ensemble, il s'agissait d'un moment agréable (dans la mesure où l'auteur ne dit jamais si le personnage qui confronte Freud est bel et bien Dieu ou un fou complet.)

A Vienne, après l'Anschluss, Anna Freud est brièvement emmenée à la Gestapo pour être interrogée. Son père, Sigmund Freud, se retrouve brusquement confronté avec un personnage qui prétend être Dieu. Mais un fou s'est échappé de l'asile. Alors?

Je suis un peu énervée par les références mystiques de l'auteur. Chacun son truc…

Le Visiteur a obtenu un prix lors de la Nuit des Molières 1994.

La Talente re-proposera cette pièce le 14 mars à 20h et le 16 mars à 16h.