S.E.P.A.N.S.O. LANDES
Société pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest Association du département des Landes
Siège social : 1581 route de Cazordite - 40300 Cagnotte
Communiqué de presse : 03/09/07
(demande de droit de réponse)
Les lecteurs landais de Sud-Ouest ont appris le 3 septembre 2007 qu’Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, et qu’un caméraman de TF1 avaient été molestés la veille…
Il n’y a pas de « statut à clarifier » ! La SEPANSO rappelle à tous et à chacun que l’arrêté de classement du bruant ortolan signifie purement et simplement que l’espèce est strictement protégée. En conséquence l’Etat doit faire cesser immédiatement les captures qui relèvent tout bonnement du braconnage. Sinon, la France encourt une nouvelle condamnation du fait du non respect de ses engagements.
La SEPANSO regrette que la violence soit à l’ordre du jour. L’appel du président de l’ADCTM (f S.O. 23/08/09 page 2-3) a été entendu. D’autres violences ont eu lieu. Une plainte a d’ailleurs été déposée hier parce qu’un autre groupe d’ornithologues a été menacé à l’arme blanche sur la voie publique (cf communiqué AFP – 020907). Une telle violence n’a pu naître que parce que des citoyens ont pensé, du fait que la répression était très limitée (très peu de poursuites), qu’ils pouvaient agir impunément, presque avec la bénédiction des autorités locales. Cette violence ne diffère guère de celle de certaines banlieues, laquelle est dénoncée régulièrement à juste titre. La SEPANSO souhaite effectivement que le gouvernement prenne ses responsabilités et mette en œuvre ses stratégies : «zéro délinquance », «tolérance zéro » …
Que des élus, théoriquement responsables et exemplaires, aient pu, et puissent encore soutenir des citoyens qui enfreignent la loi porte un préjudice certain à l’image de la France qui apparaît dès lors comme un pays où l’état de droit peut être remis en cause par un groupe organisé qui aller jusqu’à exercer des violences à l’encontre des citoyens qui souhaitent que les espèces vulnérables soit protégées. Ces citoyens, membres d’associations reconnues d’utilité publique, rappellent aux responsables du pouvoir exécutif les engagements internationaux pris : Rio, fin de l’érosion de la biodiversité en Europe d’ici 2010 … et bien entendu la nécessité d’assurer la sécurité des personnes (laquelle ne semble plus garantie dans les Landes).
En ce qui concerne l’incantation de « l’étude scientifique » de ceux qui veulent pouvoir capturer des ortolans, la SEPANSO informe les lecteurs de Sud-Ouest qu’elle est victime d’une censure totale et jouit d’un refus complet d’accès au protocole de cette étude. Mais ceci n’est qu’une nouvelle violation d’un autre texte international ratifié par la France : La Convention d’Aarhus (Convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement).
Contacts presse :
Anne DORSEMAINE 01 42 19 11 68
anne.dorsemaine@ecologie.gouv.fr
20 avenue de Ségur – 75007 PARIS
www.ecologie.gouv.fr
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La Secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie entend faire respecter la loi sur les espèces protégées
Le bruant ortolan est un oiseau strictement protégé depuis 1999 et interdit de chasse depuis
1981.
Dans le département des Landes l’ortolan, autrefois très prisé en gastronomie, fait parfois, à l’image des infractions qui ont été commises aujourd’hui, l’objet de prélèvements illicites. A cet égard, les contrôles conduits l’année dernière par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) ont mené à l’établissement de plusieurs procès
verbaux.
Suite aux incidents qui ont été constatés ce jour dans le département des Landes, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a décidé de renforcer, dès aujourd’hui et pour les semaines à venir, les contrôles et entend faire respecter la réglementation en matière d’atteinte à une espèce protégée.
Sur ce point, la secrétaire d’Etat rappelle que les sanctions prévues par l’article L415-3 du code de l’environnement peuvent aller « jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende ».
Cabinet de la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie
Paris, dimanche 2 septembre 2007
Affichage des articles dont le libellé est ortolan. Afficher tous les articles
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mardi 4 septembre 2007
lundi 3 septembre 2007
Ortolans (suite)
S.E.P.A.N.S.O. LANDES
Société pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest Association du département des Landes
Siège social : 1581 route de Cazordite - 40300 Cagnotte
Communiqué de presse : 03/09/07
(demande de droit de réponse)
Les lecteurs landais de Sud-Ouest ont appris le 3 septembre 2007 qu’Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, et qu’un caméraman de TF1 avaient été molestés la veille…
Il n’y a pas de « statut à clarifier » ! La SEPANSO rappelle à tous et à chacun que l’arrêté de classement du bruant ortolan signifie purement et simplement que l’espèce est strictement protégée. En conséquence l’Etat doit faire cesser immédiatement les captures qui relèvent tout bonnement du braconnage. Sinon, la France encourt une nouvelle condamnation du fait du non respect de ses engagements.
La SEPANSO regrette que la violence soit à l’ordre du jour. L’appel du président de l’ADCTM (f S.O. 23/08/09 page 2-3) a été entendu. D’autres violences ont eu lieu. Une plainte a d’ailleurs été déposée hier parce qu’un autre groupe d’ornithologues a été menacé à l’arme blanche sur la voie publique (cf communiqué AFP – 020907). Une telle violence n’a pu naître que parce que des citoyens ont pensé, du fait que la répression était très limitée (très peu de poursuites), qu’ils pouvaient agir impunément, presque avec la bénédiction des autorités locales. Cette violence ne diffère guère de celle de certaines banlieues, laquelle est dénoncée régulièrement à juste titre. La SEPANSO souhaite effectivement que le gouvernement prenne ses responsabilités et mette en œuvre ses stratégies : «zéro délinquance », «tolérance zéro » …
Que des élus, théoriquement responsables et exemplaires, aient pu, et puissent encore soutenir des citoyens qui enfreignent la loi porte un préjudice certain à l’image de la France qui apparaît dès lors comme un pays où l’état de droit peut être remis en cause par un groupe organisé qui aller jusqu’à exercer des violences à l’encontre des citoyens qui souhaitent que les espèces vulnérables soit protégées. Ces citoyens, membres d’associations reconnues d’utilité publique, rappellent aux responsables du pouvoir exécutif les engagements internationaux pris : Rio, fin de l’érosion de la biodiversité en Europe d’ici 2010 … et bien entendu la nécessité d’assurer la sécurité des personnes (laquelle ne semble plus garantie dans les Landes).
En ce qui concerne l’incantation de « l’étude scientifique » de ceux qui veulent pouvoir capturer des ortolans, la SEPANSO informe les lecteurs de Sud-Ouest qu’elle est victime d’une censure totale et jouit d’un refus complet d’accès au protocole de cette étude. Mais ceci n’est qu’une nouvelle violation d’un autre texte international ratifié par la France : La Convention d’Aarhus (Convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement).
Société pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest Association du département des Landes
Siège social : 1581 route de Cazordite - 40300 Cagnotte
Communiqué de presse : 03/09/07
(demande de droit de réponse)
Les lecteurs landais de Sud-Ouest ont appris le 3 septembre 2007 qu’Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, et qu’un caméraman de TF1 avaient été molestés la veille…
Il n’y a pas de « statut à clarifier » ! La SEPANSO rappelle à tous et à chacun que l’arrêté de classement du bruant ortolan signifie purement et simplement que l’espèce est strictement protégée. En conséquence l’Etat doit faire cesser immédiatement les captures qui relèvent tout bonnement du braconnage. Sinon, la France encourt une nouvelle condamnation du fait du non respect de ses engagements.
La SEPANSO regrette que la violence soit à l’ordre du jour. L’appel du président de l’ADCTM (f S.O. 23/08/09 page 2-3) a été entendu. D’autres violences ont eu lieu. Une plainte a d’ailleurs été déposée hier parce qu’un autre groupe d’ornithologues a été menacé à l’arme blanche sur la voie publique (cf communiqué AFP – 020907). Une telle violence n’a pu naître que parce que des citoyens ont pensé, du fait que la répression était très limitée (très peu de poursuites), qu’ils pouvaient agir impunément, presque avec la bénédiction des autorités locales. Cette violence ne diffère guère de celle de certaines banlieues, laquelle est dénoncée régulièrement à juste titre. La SEPANSO souhaite effectivement que le gouvernement prenne ses responsabilités et mette en œuvre ses stratégies : «zéro délinquance », «tolérance zéro » …
Que des élus, théoriquement responsables et exemplaires, aient pu, et puissent encore soutenir des citoyens qui enfreignent la loi porte un préjudice certain à l’image de la France qui apparaît dès lors comme un pays où l’état de droit peut être remis en cause par un groupe organisé qui aller jusqu’à exercer des violences à l’encontre des citoyens qui souhaitent que les espèces vulnérables soit protégées. Ces citoyens, membres d’associations reconnues d’utilité publique, rappellent aux responsables du pouvoir exécutif les engagements internationaux pris : Rio, fin de l’érosion de la biodiversité en Europe d’ici 2010 … et bien entendu la nécessité d’assurer la sécurité des personnes (laquelle ne semble plus garantie dans les Landes).
En ce qui concerne l’incantation de « l’étude scientifique » de ceux qui veulent pouvoir capturer des ortolans, la SEPANSO informe les lecteurs de Sud-Ouest qu’elle est victime d’une censure totale et jouit d’un refus complet d’accès au protocole de cette étude. Mais ceci n’est qu’une nouvelle violation d’un autre texte international ratifié par la France : La Convention d’Aarhus (Convention sur l’accès à l’information, la participation du public au processus décisionnel et l’accès à la justice en matière d’environnement).
Ortolans
S.E.P.A.N.S.O. LANDES
Société pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest Association du département des Landes
Siège social : 1581 route de Cazordite - 40300 Cagnotte
Compte rendu de Georges Cingal
Opération ortolan 2006
La L.P.O. Aquitaine s’est chargée de l’organisation de l’opération ortolan cette année. Nous remercions Laurent Couzi qui s’est montré particulièrement efficace.
Le travail de cette année consistait à voir si les sites repérés l’an passé étaient encore utilisés, et à repérer de nouveaux sites.
Les dernières mises au point ont été faites samedi 1er septembre. Il fallait en effet :
- faire connaissance avec les nouveaux volontaires ;
- prendre en compte les menaces voilées de l’association des tendeurs de matoles (voir encadré à la fin du C.R.) ;
- structurer les équipes et les coordonner ;
- affiner la mission.
Nous avons décidé de franchir un pas de plus en relâchant les oiseaux pris sous les matoles, et dans la mesure du possibles les appelants.
Comme l’an passé, Allain Bougrain-Dubourg, président de la L.P.O. nationale, animait le groupe. Il avait pris contact avec des journalistes de TF1 qui souhaitaient faire des images.
Le dimanche matin chaque équipe qui est partie vers son aire géographique devait informer Allain dès qu’un site pourrait permettre de faire de bonnes prises de vues et un interview.
Cela se produisit assez rapidement. L’équipe d’Allain et les journalistes se rendirent sur place (le GPS, c’est très pratique !). Mais ils furent alors agressés sur ce site par des tendeurs. Le caméraman qui filmait a même reçu un coup de bâton. Les écologistes et les journalistes allèrent à la gendarmerie de TARTAS : les premiers pour déposer plainte pour piégeage illégal … et le caméraman pour relater l’agression dont il avait été victime.
Je n’étais pas de cette partie. Etant dans un secteur est du département. Mon équipe a découvert un site à Castelnau-Chalosse, re-visité des sites anciens, trouvé des sites démontés. Au retour, nous avons vu un site à AUDON à 12 h 45 . Nous ne sommes restés que quelques instants puisque manifestement les installations étaient démontées. Mais au moment où j’allais redémarrer un utilitaire blanc avec deux passagers nous a bloqué le passage. Ne cherchant pas le contact, j’ai commencé à faire marche arrière. Mes amis m’ont signalé que le passager sortait avec un couteau impressionnant. D’un coup d’œil, j’ai apprécié le danger et accéléré ma marche arrière alors que l’individu courrait après la Kangoo. Proche d’un croisement, j’ai fait demi-tour, et pris la route de Tartas. Le conducteur nous a suivi. J’ai pris les Allées marines en direction de la gendarmerie. Le conducteur a poursuivi sur la route principale, mais dans la rue de la gendarmerie nous l’avons vu arriver en sens inverse. A notre hauteur, il nous a dit vitre baissée : « Vous voulez vous amuser, vous allez vous amuser ! ». Les gendarmes nous ont entendu brièvement et invité à revenir à 15 heures à la réouverture de la gendarmerie. Nous sommes allés sur les allées marines boire un demi en compagnie d’autres équipes. Lorsque les autres équipes sont parties, le président de la LPO Aquitaine a été intrigué par la circulation lente de divers véhicules qui tournaient autour de la place, conducteurs téléphonant … Effectivement, on vit notre nouvelle connaissance discuter avec certains. Olivier appela la gendarmerie pour demander que nous soyons reçus avant 15 heures. La gendarmerie nous fût donc ouverte plus tôt et j’ai déposé plainte pour « menace avec arme » n’ayant pas l’intention de me laisser intimider (PV 1471/07)
Debriefing en fin de journée et aux revoirs (cette opération m’a permis de rencontrer de nouveaux amis et de retrouver des anciens amis.)
Allain Bougrain-Dubourg s’est chargé de diffuser un communiqué de presse commun LPO//SEPANSO
TF1 a diffusé un reportage montrant la violence des braconniers au journal de 20 heures le dimanche 02/09/07. Nous avons enregistré ce reportage.
Sud-Ouest Landes a publié le 03/09/07 un article avec un inter-titre : « statut à clarifier » qui doit impérativement faire l’objet d’une demande de droit de réponse
SUD OUEST - 23 08 2007
L'actualité dans les Landes page 2-3
Les matoliers déterminés
Campagne.
Réunis sous la présidence du tarusate Jean - Jacques Lagüe, 400 chasseurs à la matole, membres de l'ADCTM ont fustigé Alain- Bougrain Dubourg, le président de la ligue pour la protection des oiseaux(LPO) qui discrédite leur cause. Une cause juste selon Jean Louis Carrère qui appuie l'étude scientifique visant à recenser les populations d'ortolans, bloquée depuis juin 2004. De son résultat dépendra l'évolution de la législation européenne qui depuis la " directive oiseau" de 1979 a classé le bruant ortolan en espèce protégée. "Nous nous battrons jusqu'au bout" a tonné Jean - Jacques Lagüe, invitant ses troupes à entrer en résistance si d'autres " touristes d'arrière saison" voulaient imposer " leur terrorisme intellectuel".
Article non signé.
SUD OUEST 3 09 2007
TARTAS (40). –
Hier matin, une échauffourée a opposé Allain Bougrain-Dubourg et des membres de la Ligue de protection des oiseaux à des chasseurs à la matole
La guerre de l'ortolan
« Cette médiatisation ne fait pas de bien aux Landais. » Jean-Jacques Lagüe, président de l'Association départementale de chasse à la matole, se serait bien passé de cette publicité qu'il estime mauvaise.
Hier matin, un groupe de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) emmené par son médiatique président Allain Bougrain-Dubourg s'est rendu chez un chasseur de Tartas, Michel Darricarrère, pratiquant la chasse à la matole. Une pratique que l'ancien animateur de télévision estime être du braconnage. Une échauffourée a éclaté entre les membres de la LPO accompagnés d'une équipe de TF1 et le propriétaire des lieux épaulé par quelques amis.
Un coup de bâton. Michel Darricarrère raconte. « Vers 7 h 30, j'ai vu que quelqu'un espionnait. D'ailleurs, depuis quelques jours, plusieurs chasseurs ont signalé des allées et venues inhabituelles. Le gars était accompagné de deux autres personnes, dont une qui prenait des photos. Quand j'ai vu ça, j'ai couru, mais ils ont quitté les lieux dans une voiture immatriculée 17 (1). Vers 9 heures, ils sont revenus. C'était tout un convoi, quatre ou cinq voitures et peut-être 12 ou 15 personnes. Avant qu'on réagisse, ils sont entrés dans la chasse. On a voulu les mettre dehors, mais ils ont refusé de partir. »
S'ensuit une « bousculade » agrémentée de quelques insultes bien senties. Un cameraman de TF1 reçoit un coup de bâton. « Bougrain-Dubourg a commencé à arracher les matoles. Il m'en a cassé huit et libéré des appelants. Je lui ai dit : "Est-ce que je viens à Paris pour allumer le gaz chez toi ?" » L'échange dure environ vingt minutes. « Après, ils sont sortis de la propriété et ont attendu un moment avant de repartir. »
Direction la gendarmerie, où Allain Bougrain-Dubourg porte plainte pour braconnage. « J'espère que la plainte sera instruite avec plus de célérité que celle déposée l'an passé, ici même, le 7 septembre », déclare-t-il à sa sortie. « En effet, la garderie de l'Office national de la chasse n'a procédé aux constatations que le 27 septembre, quand tous les pièges étaient démontés. »
Michel Darricarrère suit un peu plus tard. Sa plainte fait état de violation de propriété privée et dégradation de biens.
Statut à clarifier. Pour le président de la LPO, « il existe une volonté manifeste des pouvoirs publics de ne pas faire respecter la loi qui a classé le bruant ortolan espèce protégée et donc non chassable. » Pour lui, « ce type de braconnage a fait diminuer la population d'ortolans de 30 % en dix ans. Il est temps d'y mettre fin. »
Les chasseurs landais, qui se doutaient de la venue de la LPO, avaient pour l'essentiel rangé les matoles. Quelques-uns pourtant, dont Michel Darricarrère, n'ont pas envie de se cacher. « Il n'en est pas question. Le jour où l'on me dira que cette chasse est interdite, j'arrêterai. Mais pas autrement. »
« Allain Bougrain-Dubourg vient se faire de la publicité avec des moyens qui me sortent par les yeux, peste Jean-Jacques Lagüe. Pénétrer sur une propriété privée, c'est faire de la provocation. » Le président de l'Association départementale estime qu'une clarification de la situation est nécessaire. « Il faut que sorte la fameuse étude ortolan qu'on attend depuis 2004. On aurait alors un statut clair, mais ce n'est sans doute pas ce que cherche M. Bougrain-Dubourg. »
(1) Le siège de la LPO se situe à Rochefort-sur-Mer, en Charente-Maritime.
Société pour l’Etude, la Protection et l’Aménagement de la Nature dans le Sud-Ouest Association du département des Landes
Siège social : 1581 route de Cazordite - 40300 Cagnotte
Compte rendu de Georges Cingal
Opération ortolan 2006
La L.P.O. Aquitaine s’est chargée de l’organisation de l’opération ortolan cette année. Nous remercions Laurent Couzi qui s’est montré particulièrement efficace.
Le travail de cette année consistait à voir si les sites repérés l’an passé étaient encore utilisés, et à repérer de nouveaux sites.
Les dernières mises au point ont été faites samedi 1er septembre. Il fallait en effet :
- faire connaissance avec les nouveaux volontaires ;
- prendre en compte les menaces voilées de l’association des tendeurs de matoles (voir encadré à la fin du C.R.) ;
- structurer les équipes et les coordonner ;
- affiner la mission.
Nous avons décidé de franchir un pas de plus en relâchant les oiseaux pris sous les matoles, et dans la mesure du possibles les appelants.
Comme l’an passé, Allain Bougrain-Dubourg, président de la L.P.O. nationale, animait le groupe. Il avait pris contact avec des journalistes de TF1 qui souhaitaient faire des images.
Le dimanche matin chaque équipe qui est partie vers son aire géographique devait informer Allain dès qu’un site pourrait permettre de faire de bonnes prises de vues et un interview.
Cela se produisit assez rapidement. L’équipe d’Allain et les journalistes se rendirent sur place (le GPS, c’est très pratique !). Mais ils furent alors agressés sur ce site par des tendeurs. Le caméraman qui filmait a même reçu un coup de bâton. Les écologistes et les journalistes allèrent à la gendarmerie de TARTAS : les premiers pour déposer plainte pour piégeage illégal … et le caméraman pour relater l’agression dont il avait été victime.
Je n’étais pas de cette partie. Etant dans un secteur est du département. Mon équipe a découvert un site à Castelnau-Chalosse, re-visité des sites anciens, trouvé des sites démontés. Au retour, nous avons vu un site à AUDON à 12 h 45 . Nous ne sommes restés que quelques instants puisque manifestement les installations étaient démontées. Mais au moment où j’allais redémarrer un utilitaire blanc avec deux passagers nous a bloqué le passage. Ne cherchant pas le contact, j’ai commencé à faire marche arrière. Mes amis m’ont signalé que le passager sortait avec un couteau impressionnant. D’un coup d’œil, j’ai apprécié le danger et accéléré ma marche arrière alors que l’individu courrait après la Kangoo. Proche d’un croisement, j’ai fait demi-tour, et pris la route de Tartas. Le conducteur nous a suivi. J’ai pris les Allées marines en direction de la gendarmerie. Le conducteur a poursuivi sur la route principale, mais dans la rue de la gendarmerie nous l’avons vu arriver en sens inverse. A notre hauteur, il nous a dit vitre baissée : « Vous voulez vous amuser, vous allez vous amuser ! ». Les gendarmes nous ont entendu brièvement et invité à revenir à 15 heures à la réouverture de la gendarmerie. Nous sommes allés sur les allées marines boire un demi en compagnie d’autres équipes. Lorsque les autres équipes sont parties, le président de la LPO Aquitaine a été intrigué par la circulation lente de divers véhicules qui tournaient autour de la place, conducteurs téléphonant … Effectivement, on vit notre nouvelle connaissance discuter avec certains. Olivier appela la gendarmerie pour demander que nous soyons reçus avant 15 heures. La gendarmerie nous fût donc ouverte plus tôt et j’ai déposé plainte pour « menace avec arme » n’ayant pas l’intention de me laisser intimider (PV 1471/07)
Debriefing en fin de journée et aux revoirs (cette opération m’a permis de rencontrer de nouveaux amis et de retrouver des anciens amis.)
Allain Bougrain-Dubourg s’est chargé de diffuser un communiqué de presse commun LPO//SEPANSO
TF1 a diffusé un reportage montrant la violence des braconniers au journal de 20 heures le dimanche 02/09/07. Nous avons enregistré ce reportage.
Sud-Ouest Landes a publié le 03/09/07 un article avec un inter-titre : « statut à clarifier » qui doit impérativement faire l’objet d’une demande de droit de réponse
SUD OUEST - 23 08 2007
L'actualité dans les Landes page 2-3
Les matoliers déterminés
Campagne.
Réunis sous la présidence du tarusate Jean - Jacques Lagüe, 400 chasseurs à la matole, membres de l'ADCTM ont fustigé Alain- Bougrain Dubourg, le président de la ligue pour la protection des oiseaux(LPO) qui discrédite leur cause. Une cause juste selon Jean Louis Carrère qui appuie l'étude scientifique visant à recenser les populations d'ortolans, bloquée depuis juin 2004. De son résultat dépendra l'évolution de la législation européenne qui depuis la " directive oiseau" de 1979 a classé le bruant ortolan en espèce protégée. "Nous nous battrons jusqu'au bout" a tonné Jean - Jacques Lagüe, invitant ses troupes à entrer en résistance si d'autres " touristes d'arrière saison" voulaient imposer " leur terrorisme intellectuel".
Article non signé.
SUD OUEST 3 09 2007
TARTAS (40). –
Hier matin, une échauffourée a opposé Allain Bougrain-Dubourg et des membres de la Ligue de protection des oiseaux à des chasseurs à la matole
La guerre de l'ortolan
« Cette médiatisation ne fait pas de bien aux Landais. » Jean-Jacques Lagüe, président de l'Association départementale de chasse à la matole, se serait bien passé de cette publicité qu'il estime mauvaise.
Hier matin, un groupe de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) emmené par son médiatique président Allain Bougrain-Dubourg s'est rendu chez un chasseur de Tartas, Michel Darricarrère, pratiquant la chasse à la matole. Une pratique que l'ancien animateur de télévision estime être du braconnage. Une échauffourée a éclaté entre les membres de la LPO accompagnés d'une équipe de TF1 et le propriétaire des lieux épaulé par quelques amis.
Un coup de bâton. Michel Darricarrère raconte. « Vers 7 h 30, j'ai vu que quelqu'un espionnait. D'ailleurs, depuis quelques jours, plusieurs chasseurs ont signalé des allées et venues inhabituelles. Le gars était accompagné de deux autres personnes, dont une qui prenait des photos. Quand j'ai vu ça, j'ai couru, mais ils ont quitté les lieux dans une voiture immatriculée 17 (1). Vers 9 heures, ils sont revenus. C'était tout un convoi, quatre ou cinq voitures et peut-être 12 ou 15 personnes. Avant qu'on réagisse, ils sont entrés dans la chasse. On a voulu les mettre dehors, mais ils ont refusé de partir. »
S'ensuit une « bousculade » agrémentée de quelques insultes bien senties. Un cameraman de TF1 reçoit un coup de bâton. « Bougrain-Dubourg a commencé à arracher les matoles. Il m'en a cassé huit et libéré des appelants. Je lui ai dit : "Est-ce que je viens à Paris pour allumer le gaz chez toi ?" » L'échange dure environ vingt minutes. « Après, ils sont sortis de la propriété et ont attendu un moment avant de repartir. »
Direction la gendarmerie, où Allain Bougrain-Dubourg porte plainte pour braconnage. « J'espère que la plainte sera instruite avec plus de célérité que celle déposée l'an passé, ici même, le 7 septembre », déclare-t-il à sa sortie. « En effet, la garderie de l'Office national de la chasse n'a procédé aux constatations que le 27 septembre, quand tous les pièges étaient démontés. »
Michel Darricarrère suit un peu plus tard. Sa plainte fait état de violation de propriété privée et dégradation de biens.
Statut à clarifier. Pour le président de la LPO, « il existe une volonté manifeste des pouvoirs publics de ne pas faire respecter la loi qui a classé le bruant ortolan espèce protégée et donc non chassable. » Pour lui, « ce type de braconnage a fait diminuer la population d'ortolans de 30 % en dix ans. Il est temps d'y mettre fin. »
Les chasseurs landais, qui se doutaient de la venue de la LPO, avaient pour l'essentiel rangé les matoles. Quelques-uns pourtant, dont Michel Darricarrère, n'ont pas envie de se cacher. « Il n'en est pas question. Le jour où l'on me dira que cette chasse est interdite, j'arrêterai. Mais pas autrement. »
« Allain Bougrain-Dubourg vient se faire de la publicité avec des moyens qui me sortent par les yeux, peste Jean-Jacques Lagüe. Pénétrer sur une propriété privée, c'est faire de la provocation. » Le président de l'Association départementale estime qu'une clarification de la situation est nécessaire. « Il faut que sorte la fameuse étude ortolan qu'on attend depuis 2004. On aurait alors un statut clair, mais ce n'est sans doute pas ce que cherche M. Bougrain-Dubourg. »
(1) Le siège de la LPO se situe à Rochefort-sur-Mer, en Charente-Maritime.
dimanche 13 mai 2007
Comment cuisiner le mammouth?


Le bruant ortolan est une espèce d’oiseau protégée sur tout le territoire français au titre de l’arrêté ministériel du 5 mars 1999 modifiant l'arrêté du 17 avril 1981 fixant les listes des oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire.
Les associations ont eu beaucoup de peine à obtenir que Lionel Jospin signe l'arrêté. Dominique Voynet et la menace d'une condamnation de la Cour de justice des communautés européennes ont fini par convaincre le Premier Ministre.
Notre peut-être futur ministre de l'Education Nationale, dégraisseur de mammouth s'empiffre d'ortolans alors même que cette pratique est parfaitement illégale. Pour couronner le tout, il fait du prosélytisme auprès de son ancien premier ministre. A quand Sarko et Allègre transgressant de concert la loi française?
La différence sera sûrement que la presse à la botte de Sarkozy ne rendra pas nécessairement compte de ces transgressions.
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