Affichage des articles dont le libellé est Viviane Janouin-Benanti. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Viviane Janouin-Benanti. Afficher tous les articles

samedi 9 avril 2011

Les Diaboliques de Waldighoffen de Viviane Janouin-Benanti (Editions du Bout de la Rue, 2011)


Des familles horribles, il en existe, mais peu comme celles que Viviane Janouin-Benanti présente dans Les Diaboliques de Waldighoffen. Un peu comme dans un jeu des 7 familles. "Dans la famille vilains affreux meurtriers, je voudrais le père, la mère et le fils." Bonne pioche!

Le père, Antoine Groguth, fut suspecté de plusieurs assassinats (avec la complicité de la mère), mais le fils, du même nom, y alla un peu trop fort sur les doses de poison, fut moins discret que ses criminels parents et finit par être arrêté et condamné à mort pour le meurtre de sa femme et de sa fille.

Comme il n'y a de veine que pour la canaille, il fut gracié, comme tous les condamnés à mort de l'époque, par le Kaiser, en signe de bienvenue aux Alsaciens-Lorrains dans le giron de l'Allemagne. Comme quoi cette annexion ne fit pas que des malheureux…

Je suis une fan absolue des récits de Viviane Janouin-Benanti qui a un joli brin de plume et un talent inouï pour trouver des sujets que l'on croirait invraisemblables s'ils n'étaient vrais. Des personnages démoniaques, mais que l'on met fort longtemps à démasquer…

On demandera juste à son nouvel éditeur qui, par ailleurs, fait de jolies couvertures, de mettre autant de soin à la relecture de ses ouvrages. Il reste quelques coquilles…

lundi 5 avril 2010

Le Train du crime de Serge Janouin-Benanti et Le Tueur du Paris-Mulhouse de Viviane Janouin-Benanti (L'Apart du Noir/ Cheminements, 2010

Serge et Viviane Janouin-Benanti nous entraînent dans les trains pour décrire des affaires à vous faire passer des nuits blanches, Viviane en un volume, Serge sous forme de nouvelles (dont la première "Pas de rails chez moi!" est plutôt drôle… avant de nous lancer vers des aventures franchement plus sinistres.)
Le Tueur du Paris-Mulhouse de Viviane Janouin-Benanti décrit l'affaire Charles Jud (inspiration pour le personnage de Fantômas).
Hep, les Relais H, vous ne pensez pas que vous devriez relayer ces deux volumes? Le voyageur, parti en toute confiance, commencerait alors à regarder les autres passagers avec méfiance… de doux tremblements de peur se glisseraient le long de sa colonne vertébrale…

lundi 6 avril 2009

Viviane et Serge Janouin-Benanti







Le Week-end Noir de Neuilly-Plaisance est, comme tous les ans, l'occasion de découvrir les derniers ouvrages de Viviane et Serge Janouin-Benanti. Cette année, le couple se tourne vers le nord de la France, essentiellement le Pas-de-Calais.


Une Vierge assassinée est le récit insoutenable d'un amour obsessionnel et incestueux d'un père pour sa fille et des vaines tentatives de celle-ci pour échapper à son bourreau, pervers et manipulateur, qui a mis tous les atouts dans son jeu pour que personne ne croie jamais sa fille si elle devait un jour le dénoncer. Marie Angellicus fuit de ville en ville, mais rien n'y fait. Il y a du fatum dans cette histoire criminelle réelle.


Serge Janouin-Benanti propose à nouveau un recueil de treize récits criminels, plus resserrés (parfois un peu trop, le lecteur peut se sentir frustré.)



Le premier texte tourne autour de Valentin Hudziak, mineur d'origine polonaise, et de la résistance à l'occupant allemand pendant la seconde guerre mondiale, héros dont la mémoire fut salie par la police et la justice françaises. Et en ces temps de crise financière, le lecteur savourera l'affaire Thumerel (un employé modèle de la Société Générale qui détourna des sommes folles dans les années 1880.)

samedi 12 avril 2008

Serge et Viviane Janouin-Benanti

Je viens de lire les deux derniers opus de Serge et Viviane Janouin-Benanti (chez Cheminements), rituel délicieux après chaque festival de Neuilly-Plaisance. Je me précipite toujours sur leurs dernières publications qui sont un véritable plaisir. Il n'y a rien de tel qu'un ouvrage de Viviane ou Serge Janouin-Benanti, un bon canapé, une petite lampe et avoir décroché le téléphone pour passer une soirée qui fait peur…

Viviane a traditionnellement un style très élégant (un peu moins cette fois-ci, pour Puissances démoniaques où elle fait un usage erroné et répétitif de l'anglicisme "réaliser que").
Puissances démoniaques en terre maçonne démonte le mécanisme d'un double meurtre qui provoqua la mort d'un orphelin et d'une petite trisomique. 
Près de la Rochelle, la secte du Labarum excitait la haine de ses membres contre les francs-maçons.
La famille de Samuel Sacré s'est construite sur l'amour très fort qui lie ses membres. Samuel, devenu veuf pendant qu'il était au front en 1914-1918, a récupéré sa petite Lili à l'orphelinat. Elle s'y était trouvé un ami, Maurice Durand, que Samuel a adopté à son retour. Remarié avec Sophie, la famille était très unie. Jusqu'au jour où le Labarum détruisit cette harmonie.
Viviane Janouin-Benanti montre bien comment une haine féroce et sans objet réel peut amener à des actes terribles. Dans une société contemporaine où le racisme règne en maître à tous les niveaux de la société et où des dirigeants montent certaines parties de la population contre d'autres, cette lecture est très saine.


Le talent de Serge Janouin-Benanti consiste en sa maîtrise du texte court. Il joue sur les variations de longueurs, quitte à frustrer le lecteur en lui présentant une affaire en cinq pages (fort bien construites, complètes où le lecteur sent que l'auteur lui fait un clin d'oeil…) 
Tout comme Puissances démoniaques en terre maçonne, L'Enfant sorcier se déroule en Charente Maritime.
Serge Janouin-Benanti présente ici treize affaires criminelles dont celle des quatre sergents de la Rochelle. En prenant pour socle la criminalité en Charente Maritime, l'auteur soulève des problèmes éthiques tels que la peine de mort, la démocratie et la liberté, les dénonciations de juifs pendant la dernière guerre, etc. 
J'ai particulièrement aimé la construction des "Machiavéliques" (sur l'affaire Emile Furet) où la future victime de Furet s'amuse à manipuler ce dernier et à lire dans ses pensées. La disparition finale de la loupe qui permet de comprendre l'esprit de Furet est particulièrement intéressante.