Lors du débat de mercredi dernier entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, les deux participants se sont trompés. Sarkozy a parlé de 50% d'électricité d'origine nucléaire en France, or nous sommes plus près de 75%. Ce chiffre ne correspond à rien. Ségolène Royal mentionnait un chiffre de 17% qui correspondrait éventuellement, selon l'un de mes amis qui travaille en physique nucléaire, au total de toutes les énergies (et pas seulement pour l'électricité, donc en comptant l'essence, le bois dans votre cheminée, etc.)
Par ailleurs, Sarkozy prétendait que l'EPR était un réacteur de quatrième génération tandis que Ségolène Royal affirmait (avec raison) qu'il était de troisième génération.
Afin de vérifier l'exactitude de ces chiffres, de nombreuses personnes sont allées sur internet, par exemple sur Wikipédia.
Il semblerait ainsi, selon Ecrans, que mercredi soir, peu après le débat, de petits plaisantins sarkozistes aient changé le réacteur de troisième génération en réacteurs de quatrième génération. Par conséquent, l'article faisait mentir Ségolène Royal, au profit de Nicolas Sarkozy. La candidate socialiste avait pourtant raison sur ce point.
Entre mercredi soir, jour du débat, à 22h34 (quelques minutes après l'erreur de Nicolas Sarkozy), et jeudi 3 mai à 13h26, 51 modifications ont été réalisées sur l'article de Wikipédia en question. 12 modifications ont été comptabilisées en 25 minutes à partir de 22h34. Etrange, non?
Depuis, Wikipédia a réagi, en empêchant tout nouvel inscrit (de moins de quatre jours) de modifier l'article sur l'EPR.
Bref, l'UMP censure, ment, trafique les chiffres et les informations. Belle mentalité!
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dimanche 6 mai 2007
vendredi 4 mai 2007
Ce n'est pas parce qu'on est parano qu'on n'est pas suivi dans la rue

Quand j'étais chez les Verts, Claude Allègre tapait sur les écolos et prétendait que l'amiante n'était pas dangereuse. Quand je suis devenue enseignante, il est devenu Ministre de l'Education Nationale. Maintenant que je milite avec les socialistes, il s'en prend à Ségolène Royal. (Il m'en veut personnellement, c'est ça ?) Il a déclaré hier qu'il ne voterait pas pour Ségolène Royal et qu'elle n'avait rien fait pour les handicapés. Que c'était au contraire Luc Ferry (dans le cadre du gouvernement Raffarin) qui avait agi.
En parlant du débat de mercredi et de Ségolène Royal, il a déclaré : "Sa colère était préparée à l'avance et je n'accepte pas de telles méthodes en politique, je suis là pour défendre la vérité. Je suis de gauche, mon choix de candidat n'allait pas vers Ségolène Royal et je suis vraiment désolé de voir la gauche en être arrivée là où elle est aujourd'hui."
Besson et Allègre, même combat ?
Cet espèce de sale macho, spécialiste du mensonge et de la désinformation, qui a critiqué Tazieff à l'Institut de physique du globe de Paris pour avoir eu raison et Allègre tort concernant le volcan de la Soufrière en Guadeloupe, se permet de jouer les pères la morale. C'est également lui qui a jugé inutile le désamiantage de Jussieu (il faut dire qu'Allègre a la réputation d'être un absentéiste chronique, donc peu concerné par la pollution de son environnement.) Allègre s'était également rendu célèbre en visitant une école primaire lors de la rentrée des classes et en remarquant l'absence de deux enseignantes : l'une se trouvait à ses côtés et lui faisait visiter les lieux, l'autre avait pris la porte ouverte à la volée dans la figure et se trouvait donc cachée.
En ce qui concerne son soutien, même indirect, à Sarkozy, voici :
jeudi 3 mai 2007
Débat Sarkozy-Royal

Ce que j'ai vu hier ? J'ai vu un homme politique chevronné se conduire comme l'un de mes étudiants lorsque, pendant leurs exposés, ils se tournent vers moi au lieu de faire face à leurs camarades. En effet, au lieu de regarder Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy semblait demander sans cesse l'approbation des journalistes, et répondait en les regardant. Par ailleurs, lorsque Ségolène Royal l'a coincé sur le problème de scolarisation des handicapés, il s'est mis à se tasser sur sa chaise. Comme le dit l'une de mes amies, on ne sait pas s'il est un abominable ou un nabot minable. Il fouillait désespérément dans ses notes ("Voyons, A, B, C… H, "handicapés: sujet à éviter." Flûte, j'aurais dû vérifier avant !")
J'ai beaucoup aimé la façon que Ségolène Royal a de bondir sur la balle : la façon dont elle a relevé le "moi, c'est pire" de Sarkozy ou son "je ne peux pas." ("Je ne vois pas pourquoi vous demandez à devenir président, moi je peux.")
Par contre, Sarkozy donnait l'impression, même si on trouve son projet atroce, d'être plus carré sur les sujets économiques. En ce qui concerne les non-remplacements des fonctionnaires partant en retraite (voir le blog de mon ami Denis), il a précisé son projet. Il souhaite supprimer les postes qui font doublon au niveau national et dans les régions, ainsi que des emplois de douaniers ou au Trésor Public. Il veut également fusionner les ASSEDIC et l'ANPE.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs eu le culot de souligner le fait que les impôts des régions ont considérablement augmenté. Or, l'Etat a transmis un grand nombre de postes de dépenses aux régions sans leur confier les revenus y afférant.
Le coup de patte de la mule : Ségolène a bien rappelé qu'elle ne pensait pas que le pédophilie fût génétique. (J'aurais bien ajouté que si la criminalité était héréditaire, Sarkozy devait être un sacré facho !) Elle a également soulevé le problème des immigrantes illégales battues par leur mari. Est-ce, comme le fit Chirac en son temps en parlant du village en Corrèze d'où venait Mme Pingeot, un clin d'oeil à la main courante de Cécilia pour violence conjugale ? Sarkozy a d'ailleurs signalé que les femmes battues recueillies par une association qui lui est proche (Coeur de Femmes) seraient régularisées, pas nécessairement les autres. Une peau de banane, un crétin déstabilisé par la références aux femmes battues et… paf !
Autre bonne remarque : Ségolène Royal a signalé qu'elle ferait respecter la loi sur le logement social, même à Neuilly. J'adore cette femme. Je vais devenir royalolâtre si je n'y prends garde.
Ce qui m'inquiète en ce qui concerne l'éducation nationale : Nicolas Sarkozy veut démanteler la carte scolaire, créant ainsi des ghettos scolaires dans les zones pauvres et/ou difficiles. Il veut par ailleurs donner aux établissements le choix des programmes, ce qui ne favoriserait pas la mobilité des élèves. Ceux-ci devraient sûrement rattraper des bouts de programmes dans certains cas, ou s'ennuyer sur une leçon déjà sue dans d'autres.
Plus intéressant serait la promesse (sûrement pas tenue) de donner la présidence de la Commission des Finances à l'opposition.
En ce qui concerne les institutions, je suis séduite par l'idée de Ségolène Royal de fonder une Sixième République, d'interdire le cumul des mandats et d'offrir la possibilité aux citoyens d'initier un référendum d'initiative populaire (possibilité existant aux Etats-Unis et ayant fait ses preuves.)

Pour moi, Ségolène Royal a gagné ce débat. J'attends avec impatience de voir qui va tenir leurs rôles, comme Jacques Weber et Jean-François Balmer jouent Giscard et Mitterrand actuellement.
Débat Sarkozy-Royal

Un peu tard pour m'étendre longuement sur le sujet, mais une brève note post-débat. Une fois passé le moment de flottement provoqué par la proposition de Ségolène de faire raccompagner chaque femme policier le soir chez elle (suite au viol de l'une d'entre elles), j'ai trouvé Ségolène Royal très au point. Claire sur son programme environnemental et scolaire, remettant Sarkozy en place (au point qu'il l'a trouvée "méchante" - il avait dû oublier sa coquille d'oeuf. J'ai beaucoup aimé son mouvement de révolte face aux promesses de Sarkozy de rétablir ce que le gouvernement auquel il participait avait détruit en matière d'insertion des enfants handicapés dans le système scolaire.
Plus sur le sujet plus tard. je vais me coucher. Bonne nuit les petits!
vendredi 27 avril 2007
Le titre du jour dans Le Monde
LE TITRE DU JOUR
Le front anti-Sarkozy de Royal et Bayrou
L'équipe de la candidate socialiste a accusé le camp de M. Sarkozy d'avoir exercé des "pressions" pour empêcher le débat, censé souligner les convergences avec le candidat UDF, troisième le 22 avril avec 18,57 % et dont les électeurs tiennent la clé du second tour. M. Bayrou a, lui, "la certitude" que Nicolas Sarkozy a exercé des pressions pour faire annuler le débat envisagé par Canal+ entre Ségolène Royal et lui-même. Sur France 2, hier soir, Nicolas Sarkozy a rappelé que "le 6 mai, il n'y aura pas de bulletin François Bayrou".
Je m'inquiète décidément de plus en plus pour notre liberté de penser. Si Sarkozy est élu le 6 mai, je pense qu'il faudra entrer en résistance pour:
1) remporter les législatives
2) parler, parler, parler, parler et ne laisser passer aucune tentative de censure. Au contraire, il nous faudra renverser Anastasie!
Le front anti-Sarkozy de Royal et Bayrou
L'équipe de la candidate socialiste a accusé le camp de M. Sarkozy d'avoir exercé des "pressions" pour empêcher le débat, censé souligner les convergences avec le candidat UDF, troisième le 22 avril avec 18,57 % et dont les électeurs tiennent la clé du second tour. M. Bayrou a, lui, "la certitude" que Nicolas Sarkozy a exercé des pressions pour faire annuler le débat envisagé par Canal+ entre Ségolène Royal et lui-même. Sur France 2, hier soir, Nicolas Sarkozy a rappelé que "le 6 mai, il n'y aura pas de bulletin François Bayrou".
Je m'inquiète décidément de plus en plus pour notre liberté de penser. Si Sarkozy est élu le 6 mai, je pense qu'il faudra entrer en résistance pour:
1) remporter les législatives
2) parler, parler, parler, parler et ne laisser passer aucune tentative de censure. Au contraire, il nous faudra renverser Anastasie!
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