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vendredi 29 juin 2007
Liberté de la presse
Un dossier qui devait paraître lundi dans Le Parisien sur Sarkozy et les médias a été caviardé. Les incidents de ce type se multiplient. Et si on se précipitait tous sur Le Caïman de Nanni Moretti? Un bon petit Nanni Moretti remet toujours les idées d'aplomb.
jeudi 28 juin 2007
Défendons la liberté d'expression des journalistes
Les émissions les moins aptes à vendre du cerveau libre à Coca Cola sont d'ores et déjà menacées. Après Arrêt sur images (émission pour laquelle vous pouvez signer la pétition ici, c'est La Bande à Bonnaud qui va être remplacée sur France Inter par une émission d'Yves Calvi. Pétition ici.
Voici l'article du Nouvel Obs
FRANCE INTER
La "Bande à Bonnaud" menacée :
appel à la grève
NOUVELOBS.COM | 27.06.2007 | 12:02
Les syndicats CGT et Sud ont appelé les salariés à une grève de 24 heures jeudi pour protester contre les "menaces" qui pèsent sur "La bande à Bonnaud", une émission culturelle présentée par Frédéric Bonnaud qui ne sera pas reconduite. Le présentateur s'estime "foutu à la porte" "pour refus d'obtempérer".
Les syndicats CGT et Sud de France Inter ont appelé lundi 25 juin l'ensemble des salariés de la station à une grève de 24 heures jeudi pour protester contre la suppression de "La bande à Bonnaud", une émission culturelle présentée par Frédéric Bonnaud.
Dans un communiqué commun, la CGT, premier syndicat à Radio France, et Sud "appellent l'ensemble des personnels qui travaillent pour France Inter à cesser le travail le jeudi 28 juin de 0h00 à 24h00". Les syndicats ont été reçus mardi matin par la direction de Radio France qui leur a confirmé la suppression de l'émission.
"Foutu à la porte"
"Je suis foutu à la porte après cinq ans de service. Et on ne me propose rien d'autre!", affirme Frédéric Bonneau joint par téléphone mardi matin. "Les raisons officielles changent tout le temps : audience insuffisante, trop caractériel… En réalité, je suis viré parce que France Inter change, et que j'ai voulu continuer à faire une émission culturellement balèze et politiquement impertinent. Je suis viré pour refus d'obtempérer", affirme le présentateur.
Frédéric Bonnaud avait indiqué lundi que la direction lui a fait comprendre que son émission allait être supprimée en quotidienne et que pour la rentrée Yves Calvi avait signé sur le seul créneau restant, de 17h00 à 18h30.
"Ils me diront tout le 29 juin au plus tard, sachant que la dernière émission est le 28. On nous précarise jusqu'au dernier moment, il y a vraiment de quoi être furax", a estimé le journaliste culturel.
Audience et liberté de ton
Frédéric Bonnaud a précisé que le directeur de France Inter, Frédéric Schlesinger, lui a opposé de "moins bons résultats d'audience". Frédéric Bonnaud, lui, fustige de son côté la "volonté (de la direction) de débaucher des cumulards de la télévision".
Selon Jean-Paul Quenesson, délégué Sud, Frédéric Bonnaud et sa "liberté de ton" sont "emblématiques de la station et du service public".
Pour la CGT de Radio France, la "mise à l'écart" de l'émission "ressemble sérieusement à un début de reprise en main politique des antennes".
Voici l'article du Nouvel Obs
FRANCE INTER
La "Bande à Bonnaud" menacée :
appel à la grève
NOUVELOBS.COM | 27.06.2007 | 12:02
Les syndicats CGT et Sud ont appelé les salariés à une grève de 24 heures jeudi pour protester contre les "menaces" qui pèsent sur "La bande à Bonnaud", une émission culturelle présentée par Frédéric Bonnaud qui ne sera pas reconduite. Le présentateur s'estime "foutu à la porte" "pour refus d'obtempérer".
Les syndicats CGT et Sud de France Inter ont appelé lundi 25 juin l'ensemble des salariés de la station à une grève de 24 heures jeudi pour protester contre la suppression de "La bande à Bonnaud", une émission culturelle présentée par Frédéric Bonnaud.
Dans un communiqué commun, la CGT, premier syndicat à Radio France, et Sud "appellent l'ensemble des personnels qui travaillent pour France Inter à cesser le travail le jeudi 28 juin de 0h00 à 24h00". Les syndicats ont été reçus mardi matin par la direction de Radio France qui leur a confirmé la suppression de l'émission.
"Foutu à la porte"
"Je suis foutu à la porte après cinq ans de service. Et on ne me propose rien d'autre!", affirme Frédéric Bonneau joint par téléphone mardi matin. "Les raisons officielles changent tout le temps : audience insuffisante, trop caractériel… En réalité, je suis viré parce que France Inter change, et que j'ai voulu continuer à faire une émission culturellement balèze et politiquement impertinent. Je suis viré pour refus d'obtempérer", affirme le présentateur.
Frédéric Bonnaud avait indiqué lundi que la direction lui a fait comprendre que son émission allait être supprimée en quotidienne et que pour la rentrée Yves Calvi avait signé sur le seul créneau restant, de 17h00 à 18h30.
"Ils me diront tout le 29 juin au plus tard, sachant que la dernière émission est le 28. On nous précarise jusqu'au dernier moment, il y a vraiment de quoi être furax", a estimé le journaliste culturel.
Audience et liberté de ton
Frédéric Bonnaud a précisé que le directeur de France Inter, Frédéric Schlesinger, lui a opposé de "moins bons résultats d'audience". Frédéric Bonnaud, lui, fustige de son côté la "volonté (de la direction) de débaucher des cumulards de la télévision".
Selon Jean-Paul Quenesson, délégué Sud, Frédéric Bonnaud et sa "liberté de ton" sont "emblématiques de la station et du service public".
Pour la CGT de Radio France, la "mise à l'écart" de l'émission "ressemble sérieusement à un début de reprise en main politique des antennes".
Libellés :
Arrêt sur images,
Bonnaud,
liberté d'expression
lundi 4 juin 2007
Opus Dei
Je fais suivre ici l'information suivante. Je conseille a minima de s'acheter et d'offrir Camino 999, par exemple chez Bibliosurf, et si vous en avez les moyens de soutenir les Editions Après la Lune.
Quand la puissante Opus Dei s'attaque à une petite maison d'édition.
LES PROTAGONISTES
Créée en 1928 en Espagne à l'initiative de José Maria Escriva de Balaguer, prêtre catholique canonisé en 2002 par Jean-Paul II, l'Opus Dei, prélature de l'Eglise catholique, est une organisation puissante, présente dans le monde entier.
Maison d'édition fondée en janvier 2006, Après la Lune est une modeste SARL dont le gérant/directeur est l'écrivain Jean-Jacques Reboux.
LES FAITS
18 mars 2007. Parution en librairie de Camino 999, roman de Catherine Fradier, publié dans la collection de polars "Lunes Blafardes". C'est une fiction.
31 mai 2007. L'Opus Dei, représentée par son avocat Alexandre Varaut, intente un procès à l'éditeur du livre, Jean-Jacques Reboux, en qualité d'auteur principal, et son auteur, Catherine Fradier, en qualité de complice, pour diffamation à l'encontre de l'Opus Dei, et réclame 30.000 euro de dommages et intérêts, 5.000 euro au titre de l'article 700 du Nouveau Code Pénal, ainsi que la publication à ses frais d'un communiqué, dans un journal choisi par le plaignant, dans la limite de 15.000 euro.
QUE NOUS REPROCHE-T-ON ?
On nous reproche de faire référence dans le titre, Camino 999, à l'oeuvre de José-Maria Escriva El Camino, composée de 999 maximes spirituelles. On nous reproche de porter atteinte à l'honneur et à la considération de la Prélature de l'Opus Dei. On nous reproche de mêler étroitement la fiction et la réalité, le vrai et le faux, sans avertir le lecteur sur la distance qu'il conviendrait de prendre quant aux faits énoncés et sans jamais l'inviter à faire la différence entre fiction et réalité.
Dans son assignation, l'avocat de l'Opus Dei cite un arrêt de la Cour de Cassation du 27 novembre 2001 considérant comme diffamatoire un roman de Mathieu Lindon présentant Jean-Marie Le Pen comme le chef d'une bande de tueurs, alors qu'il est clairement énoncé dans Camino 999 (ainsi que le relève d'ailleurs l'assignation) que le personnage principal du roman, instigateur de meurtres, est un personnage de fiction.
LES CONSEQUENCES
Avec ce type d'assignation, c'est la liberté d'expression et de création littéraire qui est mise en danger. Cette menace pourrait concerner demain, si elle faisait jurisprudence, tous les écrivains.
Dans un second lieu, c'est l'existence même d'une maison d'édition qui est menacée, car si nous pensons avoir de bonnes chances de gagner notre procès, il nous faut engager des frais d'avocat pour assurer convenablement notre défense.
Face à une organisation puissante et argentée, une petite maison d'éditionvictime d'une censure économique lutte pour sa survie.
C'est pourquoi nous avons décidé de faire appel à la générosité de tous en lançant une souscription nationale de soutien.
Toute personne désireuse de nous aider, indépendamment de ses convictions politiques et confessionnelles, peut envoyer un chèque à l'ordre de APRES LA LUNE (CAMINO) à l'adresse suivante:
Editions Après la Lune
Souscription CAMINO
26 rue Pétrelle
75009 Paris
Par avance, un grand merci à tous.
Merci de faire suivre l'information.
Catherine Fradier et Jean-Jacques Reboux
Après la Lune
Quand la puissante Opus Dei s'attaque à une petite maison d'édition.
LES PROTAGONISTES
Créée en 1928 en Espagne à l'initiative de José Maria Escriva de Balaguer, prêtre catholique canonisé en 2002 par Jean-Paul II, l'Opus Dei, prélature de l'Eglise catholique, est une organisation puissante, présente dans le monde entier.
Maison d'édition fondée en janvier 2006, Après la Lune est une modeste SARL dont le gérant/directeur est l'écrivain Jean-Jacques Reboux.
LES FAITS
18 mars 2007. Parution en librairie de Camino 999, roman de Catherine Fradier, publié dans la collection de polars "Lunes Blafardes". C'est une fiction.
31 mai 2007. L'Opus Dei, représentée par son avocat Alexandre Varaut, intente un procès à l'éditeur du livre, Jean-Jacques Reboux, en qualité d'auteur principal, et son auteur, Catherine Fradier, en qualité de complice, pour diffamation à l'encontre de l'Opus Dei, et réclame 30.000 euro de dommages et intérêts, 5.000 euro au titre de l'article 700 du Nouveau Code Pénal, ainsi que la publication à ses frais d'un communiqué, dans un journal choisi par le plaignant, dans la limite de 15.000 euro.
QUE NOUS REPROCHE-T-ON ?
On nous reproche de faire référence dans le titre, Camino 999, à l'oeuvre de José-Maria Escriva El Camino, composée de 999 maximes spirituelles. On nous reproche de porter atteinte à l'honneur et à la considération de la Prélature de l'Opus Dei. On nous reproche de mêler étroitement la fiction et la réalité, le vrai et le faux, sans avertir le lecteur sur la distance qu'il conviendrait de prendre quant aux faits énoncés et sans jamais l'inviter à faire la différence entre fiction et réalité.
Dans son assignation, l'avocat de l'Opus Dei cite un arrêt de la Cour de Cassation du 27 novembre 2001 considérant comme diffamatoire un roman de Mathieu Lindon présentant Jean-Marie Le Pen comme le chef d'une bande de tueurs, alors qu'il est clairement énoncé dans Camino 999 (ainsi que le relève d'ailleurs l'assignation) que le personnage principal du roman, instigateur de meurtres, est un personnage de fiction.
LES CONSEQUENCES
Avec ce type d'assignation, c'est la liberté d'expression et de création littéraire qui est mise en danger. Cette menace pourrait concerner demain, si elle faisait jurisprudence, tous les écrivains.
Dans un second lieu, c'est l'existence même d'une maison d'édition qui est menacée, car si nous pensons avoir de bonnes chances de gagner notre procès, il nous faut engager des frais d'avocat pour assurer convenablement notre défense.
Face à une organisation puissante et argentée, une petite maison d'éditionvictime d'une censure économique lutte pour sa survie.
C'est pourquoi nous avons décidé de faire appel à la générosité de tous en lançant une souscription nationale de soutien.
Toute personne désireuse de nous aider, indépendamment de ses convictions politiques et confessionnelles, peut envoyer un chèque à l'ordre de APRES LA LUNE (CAMINO) à l'adresse suivante:
Editions Après la Lune
Souscription CAMINO
26 rue Pétrelle
75009 Paris
Par avance, un grand merci à tous.
Merci de faire suivre l'information.
Catherine Fradier et Jean-Jacques Reboux
Après la Lune
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Camino 999,
Catherine Fradier,
Jean-Jacques Reboux,
liberté d'expression,
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