Affichage des articles dont le libellé est Wayne Wang. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Wayne Wang. Afficher tous les articles

vendredi 15 août 2008

Un millier d'années de bonnes prières de Wayne Wang


L'Autre Cinéma proposait cet après-midi les deux derniers films de Wayne Wang, dont Un millier d'années de bonnes prières de Wayne Wang (avec Henry O, Faye Yu, Pavel Lychnikoff)

Yilan, jeune Chinoise installée aux Etats-Unis, vient de divorcer. Son mari est rentré en Chine et son père, M. Shi, s'inquiète. Il vient alors la voir et découvre alors un mode de vie qui lui est étranger.

Yilan refuse son aide, le rejette quelque peu, et M. Shi se montre souvent maladroit. L'incompréhension grandit entre les deux personnages.

J'ai adoré ce film très intimiste, très tendre, avec des moments assez drôles et touchants (par exemple le passage des Mormons chez Yilan en son absence et le dialogue de sourd entre M. Shi et les deux jeunes gens.)

La Princesse du Nebraska de Wayne Wang


Nous sommes allés à l'Autre Cinéma, à Bayonne, pour y voir La Princesse du Nebraska de Wayne Wang, avec Li Ling, Pamelyn Chee, Patrice Binaisa. Sasha, une jeune Chinoise, enceinte des oeuvres d'un étudiant à l'Opéra de Pekin, quitte le Nebraska pour avorter à San Francisco. (Elle étudie en effet à Omaha.)

Elle est le reflet de la nouvelle génération de Chinois, plus fortunés, devenus accrocs aux mêmes objets que les Occidentaux. Elle filme ce qui l'entoure avec son téléphone portable, envoie des textos sans fin au père du bébé, erre dans les rues sans but réel en attendant l'heure de son rendez-vous à la clinique.

Son attitude couldn't care less, sa négligence envers les sentiments d'autrui (en particulier envers Boshen, l'amant de son amant qui cherche à l'aider), tout cela ne la rend a priori pas très sympathique. Mais ses errances dans lesquelles le spectateur la suit font d'elle un personnage plus attachant.

On retrouve dans le portrait de San Francisco (et de Chinatown en particulier) certains accents poétiques  de Smoke et Brooklyn Boogie.




dimanche 3 août 2008

Smoke et Brooklyn Boogie de Wayne Wang

Hier soir, nous avons vu (ou revu) Smoke (Ours d'argent à Berlin en 1995 et César du meilleur film étranger en 1996) et Brooklyn Boogie de Wayne Wang, deux films co-écrits par Wayne Wang et Paul Auster, deux films que j'adore.

Smoke (avec Harvey Keitel, William Hurt, Stockard Channing…) raconte la vie autour d'un petit tabac de quartier à Brooklyn et se centre en particulier sur les relations entre un écrivain et un jeune noir à la recherche de son père. Les destins des personnages se croisent, un peu comme dans les romans de Dos Passos.

Un scénario très fort, avec des personnages attachants.


Brooklyn Boogie donne carte blanche aux acteurs du film ainsi qu'à plusieurs guest stars (Roseanne, Mira Sorvino, Jim Jarmush, Lou Reed, Madonna ainsi que des anonymes): chaque participant devait improviser durant dix minutes.

Il s'agit d'une belle déclaration d'amour pour Brooklyn. Encore deux films qui me donnent envie d'aller à New York…