
Hier, je suis allée en famille au Printemps musical de Touraine au Prieuré Saint-Cosme. Le thème en était "piano en liberté au féminin". Marie-Josèphe Jude, une pianiste remarquable, y a joué trois sonates de Scarlatti (K9, K33 et K 141) ainsi que la Chaconne en ré mineur de Bach (transcripte au piano pour la main gauche par Brahms), une pure merveille. Puis, Akiko Yamamoto a interprété la sonate en fa majeur K 332 de Mozart avec un enthousiasme formidable. Par contre, je n'ai pas trop aimé ni le morceau ni l'interprétation de Shani Diluka: Trois impromptus opus 142 D. 935 opus 21 de Schubert. Les deux premières pianistes étaient très différentes: l'une sobre, l'autre vivant véritablement son morceau. Dans le cas de Shani Diluka, sa respiration lourde était une gêne sonore et le morceau avait l'air assez bizarrement déconstruit.

Marie-Josèphe Jude
Toutefois, il semble que les impromptus de Schubert puissent être joués de manière moins appuyée et lourde et qu'ils soient alors bien plus agréables.
