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mercredi 27 février 2008

Conseil Constitutionnel


Après avoir souhaité revenir sur la non-rétroactivité de la loi, le gouvernement s'assoit désormais sur la Constitution. En effet, la loi Dati (qui joue sur les peurs - parfois fondées - de la population en ce qui concerne les violeurs pédophiles) a été en partie rejetée par le Conseil Constitutionnel car des criminels déjà condamnés se verraient concernés une fois leur peine purgée. Ainsi, suite à l'intervention du Conseil Constitutionnel, ces criminels ne pourront être enfermés dans les centres spéciaux que s’ils violent les obligations auxquelles il sont soumis à leur sortie de prison, comme le port du bracelet électronique.

Toutefois, Nicolas Sarkozy a immédiatement tenté de contourner cette décision en s'adressant à la Cour de Cassation (désolé, petit homme, ce n'est pas possible, on n'est pas aux Etats-Unis où les décisions constitutionnelles de la Cour Suprême ont une valeur de fort conseil plus que d'obligation.)

Je m'étonne que le Président de la République ne connaisse pas les institutions à la tête desquelles il se trouve. Ou bien nous prépare-t-il un coup d'Etat à la Napoléon III, surfant sur la vague de peurs anti-pédophiles bien compréhensibles mais aussi bien commodes? Un petit plébiscite, votre Honneur?

Voici donc la vision de la démocratie napoléonienne, avant le plébiscite, de Daumier. Et bien, je me demande si ça ne me rappelle pas quelque chose…



- M'sieur l'Maire, quoi donc que c'est qu'un bibiscite ?
- C'est un mot latin qui veut dire OUI
Honoré Daumier

samedi 14 juillet 2007

Rachida et ses frères

Deux frères de Rachida Dati, Omar et Jamal, ont quelques soucis avec la justice pour des histoires de trafic de stupéfiants. Certes, cela la fiche mal que les frères de la Garde des Sceaux soient eux-mêmes clients de cette belle institution qu'est notre justice. Cependant, tant que la ministre n'intervient pas (et Jamal Dati a été condamné en première instance à 6 mois de prison avec sursis, peine contre laquelle il fait appel), je ne vois pas où est le problème.

En effet, nul n'est responsable des autres, fussent-ils de sa famille. Elle n'a pas élevé ses frères, donc elle ne représente pas la faillite d'un système d'éducation (contrairement à George W. Bush). Par ailleurs, ses deux frères sont majeurs, responsables de leurs actes.

D'accord, cela permet de ricaner en douce et cela n'est pas négligeable à une époque où le pouvoir prête à grincer des dents plutôt qu'à rire. Mais si l'on regarde au fond des choses, on ne saurait jeter la pierre à la ministre. Par contre, il faudra bien suivre ces deux procès afin de s'assurer que les juges ne seront pas intimidés par le nom de famille des deux prévenus.

lundi 21 mai 2007

Caméra Karcher

Notre Ministre de la Justice fait des plaisanteries d'un goût… exquis chez Paul Wermus.