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lundi 25 octobre 2010

Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu de Woody Allen, avec Gemma Jones, Naomi Watts, Antonio Banderas, Josh Brolin, Anthony Hopkins…


Je suis, cet après-midi, allée voir le dernier Woody Allen et, mis à part les scènes où Gemma Jones perd de plus en plus la tête suite à son divorce et mène sa vie en fonction de ce que lui dit sa cartomancienne, je me suis copieusement ennuyée.

Petit plaisir: retrouver Celia Imrie, qui est une connaissance (la meilleure amie de l'une de mes amies)… 2 minutes environ, dans le rôle d'Enid.

L'histoire est simple et commence avec Helena dont le mari vient de partir (pour se convaincre qu'il ne vieillit pas) et d'épouser une escort girl, Charmaine. Leur fille Sally ne se sent plus heureuse dans son ménage et tombe amoureuse de son patron. (Là, on commence à bailler aux corneilles.) Le mari de Sally tombe amoureux de leur voisine d'en face.

On voit arriver le jeu des chaises musicales et on se dit qu'il va bien y avoir au moins un abruti qui restera sans chaise… rassurez-vous, ce sera le cas!

Cela m'embête bien d'être déçue par un film de Woody Allen, mais cela m'arrive de temps en temps et celui-ci était vraiment ennuyeux!




lundi 9 mars 2009

Harvey Milk de Gus Van Sant

Nous sommes allés voir Harvey Milk dimanche matin. Gus Van Sant continue sa visite dans le monde de la violence américaine pour montrer une affaire réelle, une fois encore, celle des meurtres de Harvey Milk et George Moscone en pleine mairie de San Francisco en 1979.

L'histoire de Harvey Milk est celle d'une prise de conscience politique et celle du mouvement gay dans les années 1970, face aux bigots de tout poil (parmi lesquels Anita Bryant dont Michael Moore s'était déjà moqué dans Roger and Me.)

Se battant pour les droits civils des homosexuels, Harvey Milk se fit bien des ennemis, reçut moult menaces de mort… avant d'être abattu par Dan White.

Lors du procès, celui-ci plaida l'influence des twinkies trop sucrés (d'où le twinkie plea) et, malgré les évidences du dossier, ne fut pas condamné pour meurtre avec préméditation. Il passa en fait peu d'années en prison avant de se suicider. (Comme quoi, le ridicule finit parfois par tuer!)

Sean Penn campe merveilleusement Harvey Milk (j'ai parfois l'impression de retrouver les mimiques de Milk dans des images d'archives.) James Franco, qui joue Scott, est touchant dans son aspect tiraillé entre amour pour un homme public et désir de protéger la vie privée de leur couple. Le film est fort, puissant, prônant des idéaux de tolérance et de motivation. J'ai été bouleversée par les images de la fin, celles de la manifestation en mémoire de Milk en particulier.

Au moment où la Californie revient en arrière sur le mariage homosexuel, je trouve ce film nécessaire. Dans un moment où chacun, quel qu'il soit, doit se battre pour obtenir le respect des autorités, il devrait être distribué dans tous les cinémas du monde. La garantie des droits de chacun est celle des droits de tous!